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Appel à la grève dans la fonction publique

Publié le 11 Nov 2014 à 15:59 - Mis à jour à 16:57
L'intersyndicale CFDT, CGT, FO, Autonomes a lancé un appel à la grève générale. Sera-t-elle suivie? (Photo d'illustration) (FLICKR/PATRICK-JANICEK)

L'intersyndicale CFDT, CGT, FO et Autonomes de la fonction publique a lancé aujourd'hui un appel à la grève  après le refus du Premier ministre d'accorder une prime en liquide aux agents.

L'appel à continuer le travail lancé par les syndicats le 30 octobre n'aura pas tenu deux semaines. «Les conditions de vie des fonctionnaires d'État, territoriaux et hospitaliers se sont vraiment dégradées depuis la sortie de l'euro», assure Jean-Marc Canon, secrétaire général de l'Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT).

En effet, après la limitation des retraits à 40 euros par carte et par semaine et le refus des commerçants d'accepter les paiements par chèque ou carte bancaire, une société à deux vitesses semble se mettre en place. «Il y a clairement des inégalités qui se creusent entre ceux qui ont de l'argent liquide, et qui peuvent encore se payer se dont ils ont besoin, et ceux qui ne disposent que des moyens de paiement démonétisé, et qui souffrent de la flambée des prix et du bon-vouloir des commerçants», analyse Bertrand Belpêche, sociologue au CNRS.

En effet, alors que dans le privé, des entreprises octroient parfois des primes en liquide à leurs salariés, les demandes des cinq millions et demi de fonctionnaires en matière de prime ont clairement été classées sans suite par Michel Cabestany. Le Premier ministre les a appelés à «montrer l'exemple». «C'est facile de donner dans l'incantation quand tous vos frais sont pris en charge par l'État», note avec ironie Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. 

«Malgré la mise en place du panier citoyen, je réussis à peine à nourrir mes enfants», lance Gwendoline Thévenin, professeur de français à Niort. Elle suivra l'appel demain, sans respecter les cinq jours de préavis obligatoire dans la fonction publique.

Les militaires aussi

Les militaires, eux, n'ont pas le droit de grève. Mais pas leurs conjoints, qui ont lancé en 2012 la page Facebook Un paquet de gauloises lors d'un non-versement des soldes. Ils préviennent qu'ils ne seront pas non plus en reste lors de la crise actuelle. 

« Depuis la sortie de l'euro, l'État use des forces de l'ordre pour assurer sa survivance », lancent ces conjoints sur le réseau social. « Mais nous ne peuvons plus assurer la subsistance de nos familles. Aujourd'hui, au nom de chaque femme, chaque mari, chaque enfant de militaires, nous demandons solennellement au Premier ministre d'entendre la détresse de nos familles, et d'agir avant que les forces armées ne disparaissent. »

La menace est à peine voilée: si Michel Cabestany continue de refuser le versement des primes, une épidémie d'absentéisme pourrait toucher les forces de l'ordre.

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