C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Enzo

10 ans
Homme
Ecolier
Vit à Quimper
Devise : J’vais me balader.
Bio :

Enzo bouillonne. Foot entre les voitures, combine entre potes, petits textes griffonnés sur des bouts de papier, il n'arrête jamais, et son imagination déborde. Dans sa tête, il refait le monde, celui qui peut-être un jour lui appartiendra. En attendant, il traine ses rêves dans son quartier, le Kermoysan. Futé et sensible mais turbulent et hyperactif, son manque de concentration à l'école lui vaut la détestation de son institutrice. Un traumatisme enfoui ? Une chose est sûre, il déborde de colère. Et d'amour. Avec sa mère il entretient une relation fusionnelle. Il est son protecteur, son porteur de courses quand l'ascenseur est en panne. Il est même parfois son soutien financier, car les jours ne sont pas tous faciles quand on n'a pas de carte bancaire.

11 Nov - Palpatine
Publié le 11 Nov 2014 à 22:10 - Mis à jour à 22:10
 3Kate
14780 points

En me couchant, j’avais en tête les scènes de la journée. Jamais je n’avais trait une vache de ma vie. Au début c’était un peu rebutant, mais la patience de Georgette est venue à bout de mon dégoût. Sois doux et ferme, m’avait-elle expliqué. Pour la douceur, elle m’a mis un peu de vaseline dans la paume de la main, ensuite il fallait serrer fort les pis pour faire descendre le lait. Je n’ai pas osé demander à Georgette si on pouvait en faire autant avec les seins d’une femme, mais l’idée ne m’a pas quitté de la soirée.

Cette nuit j’ai fait un rêve étrange, qui m’a donné envie de revoir Maman. Elle commence vraiment à me manquer beaucoup. Accroupi sur des dalles de pierre polies, je jouais avec mes figurines Star Wars la fin de l’épisode 6, Le retour du Jedi. Celui ou Dark Vador sauve son fils Luke Skywalker en tuant l’empereur Palpatine. Devant moi, un grand bassin rempli d’eau autour duquel se tenaient des femmes à demi-dévêtues. L’une d’elle ressemblait à mon institutrice de l’année dernière, Enora, dont tous les garçons étaient amoureux. Ses longs cheveux blonds m’ont toujours fasciné. En classe, je passais des heures à les contempler. Lorsqu’elle tournait la tête, ils volaient comme le blé dans le vent. À la vérité, ce n’étaient pas tant ses cheveux que son décolleté qui me déconcentrait. Comme je bavardais beaucoup, elle m’avait installé au premier rang. De là j’attendais qu’elle se penche au-dessus du bureau pour apercevoir ses seins dodus au fond de son soutien-gorge. J’en rougissais et j’avais très peur qu’elle s’en aperçoive.

Dans mon rêve, elle portait une tunique blanche à lacets. Son vêtement était défait et laissait voir la peau blanche et lisse. J’avais très envie qu’elle me prenne dans ses bras. Elle s’est approchée de moi en souriant. Ses lèvres se sont posées sur mon front alors que je devenais un tout petit garçon. Elle sentait bon, le même parfum que Maman, une senteur de vanille qui vous donne envie de la dévorer de baisers. Enora m’a soulevé comme un bébé et m’a porté tout contre sa poitrine nue. Je sentais la soie de son ventre sur mes cuisses d’enfant et je frémissais de bonheur. J’ai fermé les yeux pour me laisser aller à la sensation qui traversait mon corps, et mon bas ventre en particulier.

À ce moment-là, j’aurais dû me réveiller car le rêve a viré au cauchemar. La petite figurine de Palpatine s’est relevée toute seule, et d’un seul coup il est apparu, puissant, gigantesque, brandissant une épée laser rougeoyante. Furieux, il m’a projeté dans le bassin et s’est emparé d’Enora. La suite est difficile à décrire, aussi terrible que les vidéos qu’on aime bien mater en douce, Tom et moi.

Tout allait très vite, Enora criait drôlement, émettant une plainte indéterminable entre la douleur et le plaisir. Palpatine, que je voyais de dos, debout, transpirait abondamment et bougeait régulièrement les fesses, tenant les cuisses de ma maîtresse tout contre ses hanches. J’ai ouvert les yeux d’un seul coup, j’étais couvert de sueur et le bas de mon pyjama était gluant. Un truc qui m’arrive de plus en plus souvent. Pourvu que Georgette ne s’avise pas de changer mes draps !

Enzo - De l'amour, bordel
Publié le 10 Nov 2014 à 22:42 - Mis à jour à 22:42

Continuez à écrire l'histoire d'Enzo à partir de l'histoire imaginée par le gagnant de la veille.
Pour avoir une chance de voir votre texte primé, aujourd'hui une contrainte érotique - mais pas pornographique : insérez une scène de sexe dont Enzo est témoin dans votre récit.

3 contributions
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En compétition pour la suite (3)

Le seins de Marie Le Roux
0 votes - 11 November 2014 - 15h12
 3 2580 points
C’était assez marrant la guerre à Concarneau. Georgette disait que c’était pareil dans toute la Bretagne, parce que les bretons ne voulaient plus être français. Moi je m’en fous, du moment qu’après la guerre je puisse continuer à jouer avec Tom. J’espère juste que ce sera pas une guerre qui tue des gens, parce que je suis pas fort à Advanced Wars. J’espère aussi qu’on ne devra pas tous apprendre le breton, parce que déjà l’anglais c’était hyper dur à l’école.
Pour aider tous les gens dans les différentes fermes, et même pour aller jusqu’au centre de Concarneau (Georgette elle m’a dit oui, parce que de toute façon y’a presque plus de voiture et elle fait confiance aux habitants d’ici, et puis avant je faisais du vélo – et pas que – tout seul à Quimper), on m’a prêté un vélo. Il est un peu vieux et un peu grand, mais j’me débrouille. Presque tous les jours je vais faire un tour, et je ramène les nouvelles à Georgette. Mais ça je vais pas lui raconter. Quand je suis allé à la ferme des Morvan pour aller voir Tugdual – il doit avoir au moins 16 ans, mais c’est presque un copain – il n’était pas dans la maison, ni dans le champ. Alors j’ai décidé d’aller voir près de l’étang. Ils ont un petit étang en bas du champ, mais il faut traverser le grand champ, celui avec toutes les vaches. J’ai pas peur des vaches, mais je préfère quand Tugdual est là, parce que parfois les vaches commencent à courir comme des folles vers les gens. D’abord j’ai cru que Tugdual n’était pas là. Mais en fait il était au pied de l'arbre avec une fille. C’était Marie Le Roux, je l’aime pas parce qu’elle dit que je suis un gamin. Mais je crois que Tugdual l’aime bien. Il lui a d’abord fait des bisous sur la bouche et dans le cou et Marie rigolait comme si il était en train de la chatouiller. Il s’est déshabillé et il a dit à Marie de faire pareil. Je me suis dit ils sont fous, il fait trop froid. Elle a fait semblant qu’elle ne voulait pas et en fait elle était toute nue avant Tugdual. J’étais content d’être bien caché derrière le muret. Je savais très bien ce qu’ils allaient faire parce que tout le monde en parle à l’école. Mais c’était la première fois que je voyais. Marie s’est allongée sur la serviette qu’ils avaient apportée. Tugdual a caressé et fait des bisous partout à Marie, même sur les seins et sur les fesses. Puis c’était le tour de Marie et après ils ont fait l’amour. Je suis parti avant qu’ils se rhabillent parce que j’étais sur leur chemin et les vaches commençaient à s’approcher. Sur le vélo j’ai pensé que la sœur de Marie était gentille avec moi. Peut-être que bientôt, elle aura des seins comme Marie.
J'n'aurai peut-être pas dû...
0 votes - 11 November 2014 - 12h27
 3 11785 points
Le face-à-face entre gendarmes et paysans dura toute la soirée. Les hommes du village ne reculèrent pas. Sans heurs, sans violence, mais avec une détermination bien bretonne, ils ne cédèrent aucun centimètre aux forces de l’ordre.
Au petit matin, le bataillon s’était replié sur la colline voisine.
Moi, c’est des claquements de portière et des voix venant de l’extérieur qui m’ont réveillé.
Je me levai rapidement et je rejoignis Georgette à la cuisine. Malgré la guerre, un copieux petit-déjeuner m’attendait.
Dehors, de nouvelles personnes circulaient dans le village. Qui étaient ces gens ? Je questionnai Georgette :
— J’ai reconnu la nièce de la voisine. Elle est venue avec son mari et ses enfants. Répondit Georgette. J’ai aperçu aussi le frère de Gaël. Les autres, je ne les connais pas, ou alors ils ont vieilli.
— Mais pourquoi ils viennent tous ici ?
— Sûrement pour glaner quelques denrées. Il parait que dans les grandes villes, y’a plus grand-chose à manger.
Ce délicieux repas avalé, je donnai un bon coup de main à Georgette. Les activités de ce matin étaient : Le plumage de poulet et le dépiautage de lapin.
Arracher les plumes du poulet, ça, c’était rigolo... mais arracher la peau du pauvre lapin, ça, c’était dégueu ! Super dégueu !
Georgette m’expliqua que, par les temps qui courent, ils seront mieux au frais, cachés dans le congel.
Après toutes ces émotions, il me fallait prendre un peu l’air...
Dehors, les allers et venues des visiteurs redonnaient un peu de vie à ce hameau. Il a beau être sur la commune de Concarneau, le reste du temps y parait que c’est le désert.
En passant devant « la baraque pour les résistants » que préparait le voisin, j’eu envie de la visiter... J’n’aurai peut-être pas dû...
Au début, je cru qu’il n’y avait personne... alors j’entrai... Oui c’est sûr, j’n’aurai peut-être pas dû...
En m’approchant du coin pour dormir, j’entendis des gémissements... Je m’approchai doucement... Un homme et une femme étaient là, allongés sur le sol... même pas sur le lit...
J’étais fasciné… Je n’en cru pas mes yeux... ni mes oreilles...
« Mais ? C’n’est pas possible, elle ne va pas lui faire ça ? Ooooh ! Et… il a l’air d’apprécier… Oh ben ça alors ?... Mais ? Oh la la, je ne savais pas qu’un zizi pouvait être aussi extensible… Ooooh… Mais ? Qu’est-ce qu’il fait ? Ah, ça y est, c’est lui qui s’y met ! Oh !... Oooooh ! Comme elle se tortille, comme elle gémit… ça doit être très agréable… »
Je sentis que ça frissonnait, que ça remuait dans mon abdomen, c’était incontrôlable…
« Ils arrêtent ? Ah non, elle se retourne… Oooooh ! Mais ? Noooon, c’n’est pas possible… Oh la la, ça n’passera jamais par là… Ah si… Ooooh ! Oh ben dit dont… Qu’est-ce qu’elle aime ça… Oh la la la la la… »
Cinq bonnes minutes s’écoulèrent…
« Ah, ça y est, elle s’allonge, elle n’en peut plus… ça c’était sûr, elle ne pouvait pas supporter un tel rythme… Mais ? Qu’est-ce qu’il fait ? Il ne va pas remettre ça ? Ah si, Oooooh… Mais ? Il, il lui... Ooooh… »
Après encore cinq bonnes minutes, le jeune homme s’écroula…
« Ah ben quand même… Mais ? Nooon… Maintenant c’est elle qui… Oooooh… »
J’étais tellement perturbé que... je tombai à la renverse !
Le bruit de ma chute les interrompit ! J’étais grillé ! Je me suis enfui comme un voleur.
De retour avec Georgette, je ne lui ai absolument rien raconté, absolument rien !
L'amour sera toujours l'amour
0 votes - 11 November 2014 - 09h26
 3 30062 points
Quelle semaine!
Pas une journée sans qu'il se passe une scène incroyable qu'on aurait cru sortie d'un film!
Hier, on avait eu droit à un vrai western avec Goulven dans le rôle du Cow boy et Firmin dans celui de l'Indien pris pour cible...C'est pas qu'il est méchant, le Firmin, mais il a pas choisi le bon camp, je crois.
D'habitude, tout le monde se réconcilie au Triskell, notre troquet local, mais là, ils avaient l'air vraiment fâchés.
La veille, c'était le film d'action...On a pas arrêté de marner avec Georgette pour rendre la piaule à peu près présentable et faire des provisions pour les guerriers.
Je croyais avoir eu ma dose, mais entre deux trucs à astiquer comme un sourd, Georgette a quand-même réussi à me rappeler qu'on était le 11 novembre et que j'avais droit de filer à la douche et de mettre des vêtements propres pour pas lui faire honte devant le monument aux morts...
J'ai pas cherché à discuter.
Sur des sujets comme ceux-là, c'est même pas la peine, parce que Georgette, elle a des principes qu'elle prend pas le temps de m'expliquer...
T'es trop jeune, qu'elle dit...Quand t'auras vécu ce que j'ai vécu, qu'elle rajoute...
Quand ses deux grandes phrases sont lâchées, laisse tomber!
Bref, le retour, ça a été direct à la maison, sans même une pause au Triskell qu'avait décidé de rester fermé, pas à cause du 11 novembre, mais rapport à l'engueulade de Starsky et Hutch et au patron qui voulait surtout pas pencher d'un côté ou de l'autre vu que c'est des sacrés clients tous les deux...
Bref, Georgette est partie préparer un de nos derniers poulets et moi je me suis dit que j'avais bien droit à un petit roupillon dans la grange...Et là....là!
Je les ai vus, elle surtout, parce que je la connais bien, avec ses si jolis yeux,et ses cils tellement soyeux...
Elle avait le regard un peu lointain, fixé ailleurs... Je me suis rappelé que Yannick, le grand-frère de Mado qu'en connait un rayon, m'avait dit que c'était le signe du plaisir...Mais tant qu'on n'a pas pratiqué, faut rester prudent.
Je sentais bien quand-même qu'il y avait comme un frémissement, de l'émotion, quoi...peut-être même du sentiment...
Pour le reste, rien de très nouveau par rapport à ce que j'avais zieuté sur les bouquins de Yannick...Le va et vient, et tout et tout, et les bruits qui vont avec...
C'est la position qui me gênait un peu...La levrette, c'est peut-être bien et c'est plus rapide pour arriver à ce qu'on veut, d'après ce qu'on m'a dit, mais elle avait pas l'air d'être complètement à l'aise.
C'est drôle parce qu'il parait que cette position, avant on appelait ça le congrès de la vache...Comme quoi...
Bon, j'en avais assez vu...J'ai préféré retourner du côté de la cuisine.
Mais je me demandais si je la verrais pas un peu autrement, maintenant, ma Marguerite...
Je vous confirme...J'ai essayé et je suis un peu gêné quand je croise son regard, à ma belle pie noire!
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