C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
0 : 00 : 00 : 00
Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Primes spéciales pour les forces de l’ordre [vidéo]

Publié le 13 Nov 2014 à 11:08 - Mis à jour à 11:08
Les forces de l'ordre ont obtenu une prime de 100 euros par semaine. REUTERS/Philippe Wojazer (REUTERS/Philippe Wojazer)

Après de courtes négociations et une intense mobilisation, le gouvernement a cédé et accordé des primes en euros aux gendarmes et policiers.

Le gouvernement a cédé. Du moins en partie. Après plusieurs jours d'une intense mobilisation et des manifestations parfois tendues qui ont rassemblé environ 2,5 millions de personnes à travers la France, il n'aura fallu que 35 minutes de négociation entre le gouvernement et les représentants des forces de l'ordre pour aboutir à un accord. Une prime spéciale de 100 euros par semaine sera versée aux gendarmes, policiers et militaires.

Depuis plusieurs jours, l'absentéisme décime les rangs de la gendarmerie et de l'armée. Hier, ce sont près de 20% des gendarmes qui s'étaient portés pâle. Un coup trop lourd pour l'État qui a besoin d'eux pour organiser les réquisitions agricoles et assurer la sécurité du pays. En effet depuis le début du mouvement, près d'une centaine d'opérations ont dû être annulées faute de personnel.

L'État a choisi d'agir en faveur des forces de l'ordre. Et infléchir la position du gouvernement. Longtemps, il était resté inflexible. Lors de son déplacement à Verdun, le Premier ministre avait réafirmé son refus de toute prime en euros à l'endroit des fonctionnaires, au motif que cela risquerait de créer une  « inégalité insupportable entre les Français ». L'inégalité est maintenant là et bien là.

« Une décision cynique »

« C'est une décision cynique », dénonce Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, « Michel Cabestany accorde des avantages à certains dans le seul but de faire taire les autres. » 

« Un acte digne d'un État totalitaire », renchérit Jean-Luc Mélenchon, « le gouvernement fait le choix de l'ordre et la violence plutôt que l'égalité et l'apaisement, il va le payer. »

Le revirement risque en effet de diviser davantage le pays. Les forces de l'ordre sont provilégiées au détriment de l'enseignement, la santé ou encore la Poste. « Nous travaillons pour rien et cela ne nous permet tout simplement plus de subvenir à nos besoin », témoignait une infirmière dans le cortège de Lyon, hier. Difficile d'imaginer que cet accord mettra donc fin au conflit qui embrase la France.

Ci-dessous, les déclarations du Premier ministre au sortir de Matignon :

Suivre le Live

Témoignez dans anarchy

Produit par :
En partenariat avec :
France 4Nouvelles EcrituresTelfrance SérieINA
Le MondeLes InrockuptiblesAlternatives EconomiquesFrance Inter
Avec le soutien du :
Développé par :
France 4Europe Créative MEDIAESPCICEEA
SolicisIRI
Votre navigateur n'est pas à jour

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site correctement. Mettre à jour mon navigateur maintenant

Fermer