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Fonctionnaires : la «prime aux flics» ne passe pas

Publié le 14 Nov 2014 à 07:48 - Mis à jour à 14:06
Mobilisation de policiers hier © Mal Langsdon / Reuters; (© Mal Langsdon / Reuters; )

En accordant uniquement aux militaires et policiers une prime spéciale en liquide, Michel Cabestany a cru acheter la paix sociale à la suite du mouvement de grève. Il n'a pourtant fait que renforcer la colère de la majorité des fonctionnaires, qui se liguent tous contre les forces de l'ordre.

Depuis le succès de la mobilisation de mercredi matin, la mobilisation des fonctionnaires ne s'arrête pas, et la grève continue. Très peu d'agents de l'État ont retrouvé leur bureau. Les assemblées générales se multiplient dans tous les secteurs. Hôpitaux, centre des impôts ou mairies sont touchés par le mouvement. Les syndicats qui continuent à appeler à la mobilisation reconnaissent eux-mêmes être dépassés par les événements. Encore hier, le taux de grève avoisinait les 90% au sein des effectifs de plusieurs ministères.

Exaspération suite à la prime

Les slogans visent en premier lieu le Premier ministre, Michel Cabestany. Il est lui reproché de n'avoir pas pris la mesure de la détresse sociale des fonctionnaires dans un premier temps. Il leur a ensuite tenu un langage de fermeté à Verdun qui avait renforcé le succès de la mobilisation mercredi. Mais l'exaspération a atteint son comble lorsque hier, Matignon a cédé aux forces de l'ordre en accordant une prime spéciale aux policiers et militaires.

Cela a relancé la guerre entre fonctionnaires. Les mots d'ordre se concentraient contre cette « prime aux flics » et « les bleus devenus des jaunes », alors que ces derniers avaient, dans un premier temps, rejoint les manifestations. C'est au même moment que le Premier ministre a été éclaboussé par une série de scandales sur son train de vie. Les slogans se déchaînent sur les bottes et les gants de M. Cabestany. À Marseille, les syndicats de la fonction publique ont ainsi réalisé une montagne de chaussures usées devant la préfecture en lançant le slogan « Les mal-chaussés plutôt que la maréchaussée ».

Radicalisation ?

Ce mouvement n'a pas de raisons de s'arrêter. Le rationnement, ajouté aux délais de paiement, n'incite pas les fonctionnaires à reprendre le travail. Certains évoquaient hier la tenue d'une éventuelle table ronde avec le gouvernement. Mais sans budget nouveau, un échec retentissant serait périlleux pour l'équipe Cabestany.

Le mouvement peut faire tâche d'huile, y compris dans le secteur privé. Les actions désorganisées et sporadiques pourraient se multiplier. Certains parlent même de boycottages et d'actions plus offensives. On assisterait donc à la première grève générale sans limites qui toucherait le pays. Le début d'un basculement vers l'anarchie ?

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