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Le nouveau franc est reporté : la France, pays sans monnaie

Publié le 16 Nov 2014 à 22:44 - Mis à jour à 22:44

En annonçant le report à lundi 24 novembre la mise en place du franc pour cause de grèves, le Premier ministre provoque une panique généralisée. De nombreux acteurs doutent que le passage à la nouvelle monnaie se déroule dans de bonnes conditions tandis que la Banque de France se trouve à court de billets.

Après l'instauration de l'Etat d'urgence, les autorités bancaires ont confirmé qu'il faudrait patienter une semaine de plus pour la mise en place du franc. Cette annonce a provoqué une panique immédiate. De nombreux acteurs doutaient depuis plusieurs jours de la capacité du gouvernement à assurer une « transition monétaire » aussi rapide.

Pourtant personne ne pensait à un revirement aussi précipité. Jusque-là, le gouvernement avait multiplié les messages rassurants aussi bien en direction des ménages que des investisseurs. Le Premier ministre avait tenu à présenter lui-même les nouveaux billets. L'imprimerie nationale se disait « prête à faire tourner les rotatives ». Tous les signaux indiquaient que l'exploit français serait réalisé.

C'est finalement Natalie Kosciusko-Morizet qui a été envoyée sur tous les plateaux télés pour faire le service après-vente. La ministre, visiblement embarrassée, s'est pourtant voulue rassurante en ne parlant que d'un « dysfonctionnement temporaire ». La mise en place du franc, a-t-elle annoncé, « sera effective dès le 24 novembre ».

Panique bancaire

Mais le gouverneur de la Banque de France a crée une véritable panique bancaire dans la soirée en annonçant que la banque centrale se trouvait à « court d'euros ». Plusieurs banques avaient déjà fait état d'un « manque de liquidités ».

Au cours des dernières semaines, les épargnants ont multiplié les retraits de billets sans faire aucun dépôt de liquidités. Les Français préfèrent conserver leurs espèces disponibles chez eux plutôt que de les mettre en banque. La France se trouve donc à courts de billets en euros et n'a plus l'autorisation de la Banque Centrale Européenne d'en imprimer de nouveau. On pourrait donc s'orienter vers un scénario catastrophe.

C'est du moins l'opinion des analystes européens. Standard and Poors a publié dans la soirée un communiqué annonçant que pour l'agence « le retour au franc est déjà un échec ». 

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