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Vivre dans une France en état d'urgence

Publié le 17 Nov 2014 à 07:25 - Mis à jour à 07:25
Depuis dimanche après-midi, l'État d'urgence est déclaré sur l'ensemble du territoire métropolitain et dans les territoires d'Outre-Mer. (REUTERS/GONZALO-FUENTES)

Depuis hier après midi, la France est en état d'urgence. Neuf ans après les émeutes dans les banlieues, Michel Cabestany a adopté la même stratégie que Dominique de Villepin en 2005 afin de rétablir « l'ordre, par tous les moyens nécessaires », comme il l'a assuré hier lors d'une allocution télévisée.

Les coupures d'électricités auront été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Alors que des coupures réseaux se sont multipliées tout le week-end sur le sol français, que des agents de la fonction publique ont été agressés, Michel Cabestany a décidé de répliquer par la force en instaurant l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire français, Outre-Mer compris. «C'est une honte pour la démocratie. Le Premier ministre poursuit l'établissement de la dictature, après s'être rapproché des forces de l'ordre », a tonné Jean-Luc Mélenchon sur France info.

Des libertés restreintes sur plusieurs territoires

Concrètement, cette décision octroie aux préfets des pouvoirs policiers étendus. Ils peuvent mettre en œuvre, dans leur département, d'importantes restrictions des libertés prévues dans l'article 5 de la loi du 3 avril 1955 : interdiction de la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et aux heures qu'ils fixent par arrêté. Ainsi, à Marseille, la vie s'est arrêtée dans les quartiers nord dès 19 h. En Bretagne, le préfet a décidé d'établir une zone de protection et de sécurité dans la commune de Charles Vennec, ce maire indépendantiste de Faou (Finistère). « Nous sommes engagés dans un combat contre cet État colonial », a annoncé le maire via les réseaux sociaux.

Par ailleurs, un deuxième décret a listé un dizaine de lieux où des pouvoirs spéciaux sont accordés au préfets (perquisition à domicile de jour et de nuit, assignation de résidence à domicile, etc.). « J'ai décidé de fermer les lieux de réunions de l'Association libre des agriculteurs de Dordogne (ALAD)», assure Jacques Billant, le préfet de Dordogne, dès hier soir. En effet, une fusillade a éclaté en début de semaine entre les membres de l'Alad et les forces de l'ordre. «Le combat ne s'arrêtera pas, a réagi un des leaders du mouvement, François. L'État veut nous écraser, nous l'écraserons.»

Des couvre-feux déjà mis en place

Pour l'instant, l'opinion publique semble essentiellement préoccupée par le couvre-feu. Celui-ci a été décrété en Dordogne, à Toulouse, dans les quatre départements bretons, à Paris, dans tous les territoires d'Outre-Mer par les préfets. Reste à savoir si le contrôle de la presse sera mis en place.  

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