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Émigration: trois Français morts en Belgique

Publié le 27 Nov 2014 à 14:36 - Mis à jour à 15:48

Trois Français sont morts dans les Ardennes belges, alors qu'ils fuyaient les conditions de vie en France, sortie de l'euro il y a près d'un mois. Ce premier drame de l'immigration française a lancé un vif débat en Belgique, quant à la capacité du pays à accueillir ces réfugiés.

Une bousculade. Voilà l'explication donnée par la police wallonne pour expliquer le décès de trois Français dans les Ardennes Belges. « Ils ont voulu rejoindre la Belgique une fois », assure l'inspecteur Hernandez, bien embêté par ce drame. « Ils se suivaient et le dernier a dégringolé la pente, emmenant une vingtaine de personnes avec lui. »

150 000 réfugiés français

De nombreux blessés, dont des enfants, et trois morts sont à déplorer dans ce premier drame de l'exil. « Y a pas à dire, un Français sur ses deux jambes, c'est nettement moins stable qu'un sanglier », a lancé l'inspecteur Hernandez, doté d'un humour plutôt douteux.

Depuis la sortie de la France de la zone euro, 150 000 Français auraient passé la frontière, fuyant les mouvements régionalistes, indépendantistes, et surtout la baisse de leur pouvoir d'achat, malgré la présence en France de la fondation Léopold II qui distribue des vivres à 30 km de Paris. « Je n'ai plus de travail, plus de liquide, et je n'arrive plus à recevoir le panier citoyen », lance Pauline, Axonnaise trentenaire, mère de deux enfants. « Alors, j'ai voulu partir. » Au cours de ce drame, elle a perdu son fils, Jordan, décédé dans la bousculade.

La division Wallonie-Flandre ravivée

« Nous sommes envahis », a lancé Tom Van Grieken, leader du parti d'extrême droite Vlaams Belang (Intérêt flamand, NDLR), dans une édition spéciale de l'émission Mise au point sur la RTBF. « J'appelle les Belges patriotes à dénoncer les Français en situation illégale aux commissariats. » En effet, depuis la nuit du 17 novembre, la France a quitté l'espace Schengen. Chaque Français se rendant dans un pays européen doit désormais présenter un passeport et un visa. Transformant ce fait divers en marqueur politique, Tom Van Grieken se dit porte-parole des Flamands: « Nous ne voulons pas être isolés dans un océan de francophones. » 

Mais côté wallon, l'arrivée de ces Français est plutôt bien perçue. « Nous ne pouvons pas laisser les Français mourir de faim à notre porte », a répliqué Benoît Lutgen, président du centre démocrate humaniste.  Assurant que les Flamands n'analysent pas « droitement » la situation, il estime que ce drame est avant tout un problème d'inégalité et non de langue. « La France est devenu un pays du Sud en 28 jours à peine », a précisé Élio Di Rupo, ex-Premier ministre et président du Parti socialiste, plaidant pour la cause des réfugiés. Mais, malgré les appels au calme lancés par le roi, le débat est loin d'être clos.

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