C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Enzo

10 ans
Homme
Ecolier
Vit à Quimper
Devise : J’vais me balader.
Bio :

Enzo bouillonne. Foot entre les voitures, combine entre potes, petits textes griffonnés sur des bouts de papier, il n'arrête jamais, et son imagination déborde. Dans sa tête, il refait le monde, celui qui peut-être un jour lui appartiendra. En attendant, il traine ses rêves dans son quartier, le Kermoysan. Futé et sensible mais turbulent et hyperactif, son manque de concentration à l'école lui vaut la détestation de son institutrice. Un traumatisme enfoui ? Une chose est sûre, il déborde de colère. Et d'amour. Avec sa mère il entretient une relation fusionnelle. Il est son protecteur, son porteur de courses quand l'ascenseur est en panne. Il est même parfois son soutien financier, car les jours ne sont pas tous faciles quand on n'a pas de carte bancaire.

27 Nov - Moi, si j’étais président !
Publié le 27 Nov 2014 à 21:09 - Mis à jour à 21:09
 3Laurent Le Breton
11785 points

Au matin, tous l’équipage m’avait rit au nez quand j’ai raconté que, cette nuit, j’avais aperçu Gwen sur un bateau.
« Ils ont sûrement raison, j’ai dû rêver. »

Vers neuf heures, nous étions dans la baie de Concarneau. Le temps s’était levé, il faisait clair.
Une bonne dizaine de navires de toutes sortes, venait à notre rencontre. Dans la cabine, la radio de bord recevait sans cesse des messages de félicitations à mon égard. Le capitaine m’expliqua que le récit de mon exploit avait déjà fait le tour des côtes de France et d’ailleurs.
Plus on s’approchait de l’entrée du port, plus il y avait de bateaux accompagnateurs. On aurait dit l’arrivée d’un des skippers d’une grande course au large.
Je suis sorti pour les saluer. Ils me répondaient avec de grands signes et avec des coups de sirène et de corne de brume ! C’était rigolo !
Arrivé à quelques centaines de mètres de la première digue, je n’en crus pas mes yeux ! La corniche et le quai était noir de monde !
Marylou me rejoignit à l’avant du bateau :
— Ah ben... T’es la star du jour on dirait.
— Hein ? Tu crois qu’ils sont tous là... pour moi ?
— Oui !
— Ouaouh... mais comment qu’ils peuvent savoir ?
— La VHF, la radio. Tout bon marin en a une chez lui. Ils s’en servent pour suivre les bateaux en mer et avoir de leurs nouvelles.
Je regardai émerveillé, la foule nous saluer.
Le bateau eu l’autorisation exceptionnelle d’accoster juste devant la ville close.
La foule était dense et bruyante. Je fus porter jusqu’à la place du marché... Durant tout ce trajet, j’ai entendu :
— Bravo Petit ! BRAVO !!!
J’ai cru apercevoir Georgette... et même Gwen.
On me déposa sur le perron des halles. Là, il y avait plusieurs personnes, dont un monsieur avec une écharpe tricolore et un micro à la main. Il s’approcha de moi :— Les bonnes nouvelles sont si rare ces temps-ci, que ton exploit nous a fait chaud au cœur, petit ! Tout Concarneau est fier de toi ! Malgré ton jeune âge, tu as su nous montrer, nous démontrer, que la solidarité n’est pas morte ! Que l’entraide est la solution, et la seule, qui puisse nous conduire vers un avenir meilleur!
Il posa sa main sur mon épaule et se tourna vers la foule :
— Mes chers amis, regardez ce petit bonhomme ! Il a eu le courage, au péril de sa propre vie !
« Il en fait p’t’être un peu trop là... »
— Le courage de vaincre sa peur pour aider son prochain !
Il se retourna de nouveau vers moi :
— C’est pour cela que, au nom de la municipalité, j’ai l’honneur et le privilège de te remettre, symboliquement bien sûr, les clés de la ville de Concarneau !
Les gens applaudirent... Marylou était là, devant, avec Georgette et tout l’équipage... mais pas de Gwen.
Un des marins – que j’avais sauvé d’une mort atroce – se mit à crier :
— Enzo président ! Enzo président !
La foule le suivit :— ENZO PRESIDENT ! ENZO PRESIDENT !!
Le maire me tendit le micro :
— Alors Enzo ? Tu veux, comme tous les autres en ce moment, tu veux être président ?
— Ben ?... J’suis p’t’être un peu p’tit, mais... moi si j’étais président...
Là, je repensai à ce que Marylou nous avait lu sur le pont du bateau... c’était le K.O de la France à cause des grands qui ne peuvent jamais s’entendre. Quatre présidents y’avait maintenant... Une folle que j’aime pas ; un qui crie toujours, j’l’aime pas non plus celui là, crier tout l’temps s’est saoulant ; un autre qu’on croirait qui va mourir demain, ça, c’est pas bon non plus ; et un dernier qui a l’air de vouloir arranger les choses en douceur, celui là, j’aime bien sa façon de faire...
— Enzo Président !
« Excusez-moi, mais je dois interrompre cette brillante réflexion, y’a mon public qui s’impatiente ! »
J’ai pris le micro en main et je me suis tourné vers le peuple :
— Moi, si j’étais président, j’aimerai tous les Français... ben oui, si j’suis leur président. Les grands, les petits, les blancs, les noirs, les chauves, les roux... et les rousses bien sûr.
— T’as complètement raison petit ! Lança un homme dans la foule.
— Moi, si j’étais président, je ne mentirai jamais au gens, car quand on ment, un jour ou l’autre, on est grillé.
— Enzo, t’es le meilleur !
— Moi, si j’étais président, j’n’achèterai pas de nouvel avion si je sais qu’y’a des gens qui n’ont rien à manger.
— Enzo, on t’aime !!
— Moi, si j’étais président, j’installerai la journée du bisou, et ce jour-là, j’obligerai les gens qui se dispute à s’en faire plein !
— Enzo président !
— Et enfin, moi si j’étais président, je ferai installer des distributeurs de bonbons gratuits dans toutes les écoles de France !
— Dans les DOM-TOM aussi ?!?
— Oui, dans les tom-tom aussi !
Monsieur le Maire, peut-être un peu jaloux... me reprit le micro :
— Merci petit ! MERCI ! Tu nous as remonté le moral !

Dans l’après-midi, l’annonce officielle de l’indépendance de la Bretagne fit le tour de la ville... et des bistrots !
Malgré la crise, la fête se poursuivit une bonne partie de la soirée. – et oui rappelez-vous, nous sommes à Concarneau. –

Ensuite, nous allâmes, Marylou et moi, dormir chez Georgette.

Les valeurs d'Enzo
Publié le 26 Nov 2014 à 20:52 - Mis à jour à 20:52

Aujourd'hui, une contrainte politique : votre personnage doit prendre parti, d'une manière ou d'une autre, pour l'un des quatre prétendants au pouvoir : Marine le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Gérard Larcher ou Jean-Louis Debré. Il peut s'agir d'une prise de position orale - au détour d'une conversation, à l'écoute d'un flash télévisé - ou de quelque chose de plus concret...

5 contributions
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En compétition pour la suite (5)

Plouf, plouf!
0 votes - 27 November 2014 - 19h34
 3 14780 points
-Malabar, tu te barres ! Au bout de trois : 1,2,3 ! »
-Eliminée ! A mon tour ! Plouf, plouf, une vache qui pisse dans un tonneau c'est rigolo mais c'est sa-laud !
-Bien fait, il ressemble à un gros chamallow tout mou. Maintenant, il n’y en a plus que deux, attention !
- Ta ta taaaaa, ta ta taaaa ta (sur l’air de Star Wars), ta ta ta taaaaaaaaa ta !
- Bon, c’est à qui ?
- A toi, Gwen, l’avenir de la France est entre tes mains !
- Attention, prêt ? Plouf, plouf, une allumette prend feu, sur du papier bleu. Pscchit !
- Et le nouvel Empereur s’appelle…
- Jean-Luc Mélenchon !
-…Nichons !
- T’es pas drôle Enzo !
- Les enfants, arrêtez de vous disputer.
- Mais on ne se dispute pas, on fait de la politique !
- Venez sur le port, j’ai quelque chose à vous montrer.
Gwen et moi, on a laissé le journal avec les photos des présidents sur le bar et on a suivi Marilou. A l’entrée de la baie une grosse vedette orange faisait route vers le mouillage. Le bateau des sauveteurs en mer, j’en avais vu un à Concarneau avec Georgette. Des vrais héros ces gars-là, elle m’a expliqué. Ils risquent leur vie dans des tempêtes horribles pour sauver des gens.
Marilou m’a regardé avec un immense sourire. Elle a montré le bateau du doigt, et elle m’a demandé :
-Enzo, devine ! Qui est à la barre de la vedette de la SNSM ?
Gégé
0 votes - 27 November 2014 - 19h02
 3 32840 points
Gwen pleurait et moi, je savais pas quoi faire. Elle est montée à bord avec nous, depuis son petit bateau. Son père était avec elle et il disait à Marilou : « la France c’est plus la France ! »
Gwen essayait bien de m’expliquer entre deux gros sanglots, mais j’y pigeais rien…et je crois que elle non plus. Elle disait :
« La Bretagne c’est plus la France, mais nous on est quand même bretons. Mais moi je suis française, mais j’habite en Bretagne alors maintenant je suis plus bretonne que française. »
Marilou, elle parlait d’indépendance de la Bretagne et le père de Gwen était fâché avec tout le monde. Alors il avait pris son bateau et maintenant ils partaient dans un autre pays. Mais quel pays, j’ai dit à Gwen. « La Grande-Bretagne ! » elle a dit, et j’ai trouvé ça bête de quitter la Bretagne pour la Bretagne. Ça rimait à quoi ? Elle a haussé les épaules entre deux sanglots, c’est des histoires de « Paul y tique » et mon père il s’y connait en « Paul y tique » parce que c’est le maire du village. Moi j’y comprenais rien et je savais pas qui était ce Paul. Alors, elle m’a sortit une feuille de journal qu’elle avait plié en huit dans sa poche et dessus on voyait trois hommes super moches avec pas de cheveux ou des cheveux gris, ils étaient tous gros. Et puis il y avait une femme avec une tête de bull-dog, façon chien de mon ancien voisin d’en-dessous, celui qui avait un fusil accroché sur son mur « pour décorer » qu’il disait.
« Alors tu vois Enzo, eux ils veulent tous être le chef de la France, mais les Français sont pas d’accord !
- Ça c’est normal, j’ai dit, un chef il ne peut y en avoir qu’un. Tout le monde sait ça.
- Oui, mais là personne n’est d’accord sur qui sera le chef.
- Ils ont qu’à le jouer à la course, celui qui gagne, ben il gagne, c’est tout.
- Mais non il faut faire des élections
- Oui, je suis pas débile non plus, on a un délégué de classe à l’école, mais on le choisit toujours selon deux critères.
- Ah ouais, lequels ?, et ça avait l’air de l’intéresser parce qu’elle en a oublié de pleurer.
- D’abord, faut que ce soit le plus grand et souvent c’est le plus vieux.
- Et ensuite ?
- Faut que ce soit le plus fayot, parce que c’est lui qui va aller voir la maîtresse pour lui demander des trucs tu vois… donc faut qu’elle l’ait à la bonne au max, tu piges ? »
Gwen a hoché la tête, et on a regardé les photos. Le plus grand c’était celui du milieu et comme c’est celui qui avait le moins de cheveux, c’est clair que c’était lui le plus vieux. Et puis, il avait une bonne tête de fayot… Donc fallait voter pour lui, de toute évidence. Gwen était d’accord. On a lu sous la photo : Gérard Larcher. Donc nous on allait voter Gérard Larcher… en plus ça faisait bien premier de la classe ça comme nom…Gégé !
On a voulu dire à son père et Marilou, qu’il fallait pas se disputer et que Gégé il allait gagner c’est sûr, mais à ce moment là, on a entendu un grand bruit dehors comme un hurlement…
Enzo aime le Merlu(che)
0 votes - 27 November 2014 - 17h53
 3 21923 points
« Oh Enzo ! Enzo ? Oh là là tu es brûlant de fièvre ! »
« Marylou, Marylou…Gwen, Gwen ? »
« Gwen est restée à quai Enzo, tu sais bien, elle est loin ! »
« No…ooon ! J’ l’ai vue, là, par le hublot…juste là ! »
« Enzo, calme toi, tu es malade, c’était des hallucinations, tu la reverras bientôt ! »
« Non, tu mens, c’est pas vrai !!! »
« ? »
« Luc m’a dit, si la Marine passe, t’es pas près de la revoir ta rousse ! »
« Luc t’a parlé des 4 présidents ? Mais c’est bien compliqué pour ton âge ! »
« Peuhhh… mais non, c’est hyper simple, y en a deux qui sont un peu vieux et trop mous, enfin vieux c’est pas si grave pa’c’que par exemple, mamie tu vois elle est vieille, mais elle le tient papi, i’ râle mais i’ fait toujours c’qu’elle veut, tu sais bien »
« Calme-toi ! Ouvre la bouche et avale ça »
« Après y a Merluche, j’l’aime bien le Merluche, il parle un peu comme tonton Charles, i’ voudrait que tout le monde soit heureux sans s’taper d’ssus »
« Eh ben, ça te fait un drôle d’effet la grippe, on dirait que tes neurones se sont multipliés ! »
« Ah ! Méchantteeeeee ! »
« Oh, pardon mon garçon ! C’est que je t’admire en fait, t’as tout compris ! »
« J’ai surtout capté que Marine elle voulait pas qu’on se voie facilement si on n’était pas né dans le même pays, ou même qu’on travaille ailleurs ! Ca craint pour se marier avec Gwen !! »
Marylou me sourit gentiment, puis reprend :
« Ah oui, on serait bien lotis tiens ! Avec toutes ces familles de marins qui courent le monde sans arrêt ! »
« Ouais, pourvu que ce soit la Merluche qui gagne, hein, qu’on puisse continuer à voyager, et retrouver Gwen, et Papa Yannick ? »
Le gros nounours
9 votes - 27 November 2014 - 15h58
   3 35527 points
J'étais installé avec Gwen dans la cabine, dehors il faisait beau, mais froid, aujourd'hui je préférai m'emmitoufler à l'intérieur.
Avec sa clé USB qui pouvait recevoir internet, on pouvait utiliser l'ordi pour regarder les nouvelles et poster des photos de notre voyage sur Facebook.
Mais cela marchait uniquement si le temps était calme et que le bateau immobile.
Gwen avait insisté pour regarder les infos, moi je m'en fichais royalement, mais je n'avais pas trop le choix.

-Rhaa ils ne valent pas mieux les uns que les autres! grommela Gwen.

-De quoi tu parles? demandai-je.

-On a à peine enterré notre ancien président que déjà 4 personnes se battent pour être le chef, m'expliqua-t-elle.
Regardes c'est eux!

Elle me montrait l'écran, on voyait le portrait de 3 hommes et une femme.
Je me demandais lequel je prendrai si je pouvais choisir.

La femme blonde faisait peur, quand elle souriait elle faisait penser à Voldemort dans Harry Potter.

Non.. pas elle!

Les images changeaient, et je vis un petit homme brun entouré de drapeaux rouges, qui gueulait et levait le poing.

Oulah! Lui aussi il fait peur!

Puis on arrive sur un gros monsieur, qui avait l'air tout gentil. Je lu sur les bandeaux en bas qu'il était actuellement le chef officiel.

-Pourquoi ils veulent prendre sa place si c'est lui le président maintenant? demandais-je à Gwen.

-Pour l'instant lui c'est juste un remplaçant, il doit faire en sorte que tout se passe bien jusqu'aux vraies élections en janvier.

Moi je m'en foutais, les autres faisaient peur, je l'aimais bien moi ce Gérard Larcher, il avait une tête de gros nounours, il ne pouvait pas être méchant.
T'inquiète!
0 votes - 27 November 2014 - 12h39
 3 30062 points
Mais qu'est-ce qu'elle faisait là?
Et pourquoi elle pleurait?
Je me suis précipité en dehors de la cabine et je suis tombé nez à nez avec le capitaine.
" Ah, te voilà...Viens nous donner un coup de main!J'ai reçu un appel radio du Sunshine.
Ils ont embarqué une copine à toi à Thurso, juste après notre départ.
Ils lui ont bien dit qu'ils descendaient sur l'Espagne et elle était d'accord...
- Je vois...
- Tu vois quoi?
- Ben je suppose que sitôt levée l'ancre, elle leur a parlé de nous...et qu'elle voulait monter sur ton chalutier.
- Tu crois pas si bien dire!
Elle leur a tellement pris la tête qu'ils ont mis les gaz à fond et nous cavalent après pour s'en débarrasser!
- M'étonne pas...Elle en est capable!
- Bienvenue au club, garçon, j'ai l'impression que la tienne aussi a bon caractère!
Allez, j'entends l'autre bateau qui nous fait du bord à bord...On y va!"

"....Merci les gars! Et bonne route vers l'Espagne!
Salut, toi...Gwen, c'est ça?
Je te laisse avec ton fiancé!"

" Pourquoi tu pleures, Gwen!
- Ben...L'émotion, et pis j'ai bien cru que j'allais pas arriver à les décider...J'y ai tout mis!...ça fatigue...
Et aussi, pour tout t'avouer...Je me demande si j'ai pas fait une grosse bêtise!
- Tu regrettes de m'avoir rejoint?
- C'est pas ça, idiot...Mais mon père, j'ose même pas imaginer sa réaction, et qu'est-ce que je vais devenir? J'ai aucun moyen de subsistance!
- T'en fais pas ...On a des droits, nous aussi...
L'autre jour à la radio, j'ai entendu un des présidents...enfin un des trois mousquetaires qu'ont fait chacun un gouvernement...Ben il citait la déclaration des droits de l'enfant, et il disait comme ça que les enfants devaient être les premiers à recevoir protection et secours, en toute circonstance.
Et même que c'était dans son programme.
...Monsieur Mélenchon, il s'appelait!
Et tu vois, si on y a droit, on ira le réclamer, et si on nous le donne pas, on ira lui dire, à lui, et je peux t'assurer qu'il sait donner de la voix!
On obtiendra ce qu'on veut, fais-moi confiance!
- Ah, Enzo mio, maintenant, je me souviens pourquoi je t'ai suivi!
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