C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Enzo

10 ans
Homme
Ecolier
Vit à Quimper
Devise : J’vais me balader.
Bio :

Enzo bouillonne. Foot entre les voitures, combine entre potes, petits textes griffonnés sur des bouts de papier, il n'arrête jamais, et son imagination déborde. Dans sa tête, il refait le monde, celui qui peut-être un jour lui appartiendra. En attendant, il traine ses rêves dans son quartier, le Kermoysan. Futé et sensible mais turbulent et hyperactif, son manque de concentration à l'école lui vaut la détestation de son institutrice. Un traumatisme enfoui ? Une chose est sûre, il déborde de colère. Et d'amour. Avec sa mère il entretient une relation fusionnelle. Il est son protecteur, son porteur de courses quand l'ascenseur est en panne. Il est même parfois son soutien financier, car les jours ne sont pas tous faciles quand on n'a pas de carte bancaire.

01 Dec - Sous la mer
Publié le 01 Dec 2014 à 22:58 - Mis à jour à 22:58
 2SiMouth
1537 points

"Mais c'est qui, lise ?" a demandé Enzo.
"Comment ça ?
- Le monsieur, il a dit qu'il travaillait sur la crise à Lise, mais je sais pas qui c'est.
- Mais non, "chrysalide". C'est quand une chenille se transforme, elle se change en chrysalide, avant de devenir un papillon.
- Ah d'accord. Mais c'est quoi le rapport avec la ville sous la mer ?
- Rien, c'est juste un nom. Tu as entendu le monsieur, arrête d'en parler, c'est secret et on pourrait nous entendre. Tu ne voudrais pas gâcher tout le travail de ton père ?
- Non, non... Mais dis, on le trouve comment maintenant ?
- Je pense qu'on n'a pas le choix, on va l'attendre ici, dehors. Il va finir par revenir. Mais ça peut être long.
- Oh."

Enzo regardait les alentours à la recherche d'une silhouette familière depuis un quart d'heure, sans succès, quand il prit une décision. Si son père n'était pas là, c'est qu'il était dans la ville crisalite sous l'eau. Il fallait le rejoindre.
Il se leva et marcha en direction du bâtiment dont il venait de sortir. Il entra discrètement et passa à côté du vieil homme, assoupi. Derrière l'armoire, il retrouva la fameuse pièce qui l'avait tant impressionné. Il s'approcha des écrans et appuya sur quelques boutons. Une porte qu'il n'avait pas vu la première fois s'entrouvrit. Encore un couloir secret !

Au bout du couloir, Enzo se retrouva dans une grotte. Un petit sous-marin attendait, flottant sur l'eau. Il grimpa à l'intérieur, s'installa et le mit en route. Sans avoir à la diriger, la machine l'emmena dans les profondeurs. C'était effrayant et excitant à la fois. Tout était noir autour de lui, jusqu'à ce que les premières lueurs se fassent deviner au loin. Peu à peu, c'est toute la cité qui se dévoila, illuminée de toutes parts. Au centre, une gigantesque colonne en spirale pointait ses projecteurs en contrebas, vers les quartiers habitables. De nombreux poissons passaient devant créant des tâches d'ombre au sol, et Enzo se les imagina comme les nuages masquant le soleil.
Le sous-marin s'arrêta dans une piscine, et s'ouvrit pour laisser Enzo sortir sur la plate-forme d'arrivée. Il parvint tant bien que mal à s'extirper du petit engin puis se dirigea vers la porte qui devait mener à la ville. Les murs transparents permettaient de voir la mer vivre autour des bâtiments. Un requin passa au-dessus de la tête d'Enzo sans le remarquer. Par endroits, des algues recouvraient la structure et masquaient la vue, il faudrait que quelqu'un nettoie ça.

Après quelques couloirs, une porte s'ouvrit sur une salle immense. Enzo crut qu'elle était vide, à force de regarder les méduses danser au plafond, mais quand il reporta son attention vers le sol il remarqua la présence de quelqu'un.
"Gwen ?
- Enzo ?
- Gwen, qu'est-ce que tu fais là ?
- Ils ont annulé la prime, Enzo. Il faut vite aller prévenir tout le monde !"

La jeune fille courut sans laisser au garçon le temps de la suivre. En voulant la rattraper, il se retrouva face à un petit passage étroit. Il s'y engouffra à la recherche du mécanisme abîmé pour le réparer. Il vit un fil qui n'était pas en place.
"Oh là ! Touche à rien malheureux ! Tu risques de te prendre une châtaigne !"
Mais il brancha le fil.
"Bravo mon fils, je suis fier de toi."
Il se sentit tiré par les pieds. Son père ?
"Enzo ?"
Il aurait dû se retrouver dans la grande salle, mais il continuait d'être tiré, tiré en arrière, ou vers le bas, il ne savait pas trop, et il commença à paniquer.
"Enzo !"

"Enzo réveille-toi, il est tard, il faut rentrer."
Il avait la tête sur les genoux de Marylou, les épaules recouvertes par sa veste. Il se leva, prêt à partir, mais un mouvement retin son attention :
"Attends... Regarde là-bas, il y a quelqu'un qui approche.

Enzo, en mouvement
Publié le 30 Nov 2014 à 20:03 - Mis à jour le 01 Dec 2014 à 08:30

Aujourd'hui, vous continuez l'histoire d'Enzo. Mais celui-ci est amené à se déplacer et à faire un grand mouvement, en somme à voyager ou au moins à se déplacer.

2 contributions
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En compétition pour la suite (2)

Le Speedfish de papa.
0 votes - 01 December 2014 - 19h40
 3 11785 points
En rentrant, Marylou avait dit à Georgette que je n’étais qu’un sale gosse qui ne pense qu’à lui, et qui n’écoute jamais rien...
Ça, ça m’avait un peu vexé... Que j’en fasse parfois rien qu’à ma tête comme dit Georgette, ça, c’est possible... mais que je ne pense qu’à moi, ça, c’était pas vrai.
Ce matin, pour me faire pardonner, j’ai demandé à Marylou de me prêter son téléphone afin que j’appelle Tom pour avoir des nouvelles de Maman.
Ses parents avaient été la voir. Son état était stable, pas mieux, pas pire.
Je savais au fond de moi que si papa revenait, et que nous allions tous les deux lui faire un gros bisou d’amour... ben je suis sûr qu’elle serait guérie ma Maman.
Il fallait vraiment que je retrouve mon Père.
Je prétextai que j’avais envie d’aller faire un tour sur le port pour essayer de revoir le vieux monsieur du laboratoire. Je voulais vraiment en savoir plus.
Je retrouvai facilement la rue de l’ancien restaurant. Je n’étais plus très loin du labo quand, je vis le vieil homme en sortir... et prendre la direction des anciens bâtiments de la criée... Je le suivis sans qu’il s’en aperçoive...
Il s’arrêta devant un des hangars... tapa un code sur le digicode justement... et entra.
A mon tour, je me suis approché du bâtiment... j’essayai d’ouvrir la porte, mais elle était fermée. Sans le code comment faire pour entrer ?
Là, j’ai repensé à un truc que j’avais vu faire dans un film... Je me suis donc mis à expirer doucement sur les touches du clavier... et à regarder où la buée s’était déposée. Et comme dans le film, la buée n’accrochait pas sur les boutons utilisés, à cause du gras que nos doigts laissent !
J’avais donc les quatre chiffres ! Après quelques essais, je réussis à trouver la combinaison !
« Yes ! Enzo t’es vraiment trop fort ! »
Je me glissai à l’intérieur... Et quelqu’un m’attrapa aussitôt.
Un monsieur me prit par le col et me conduisit jusqu’à une très grande pièce.
Là, il y avait plusieurs personnes... je reconnus le vieil homme du labo.
Il vint à ma rencontre... il n’avait pas l’air content :
— Enzo ! Que fais-tu ici, hein ? Personne ne doit venir ici, personne !
L’homme qui m’avait attrapé s’en mêla :
— Oh patron, il est comme son père, aussi tenace et têtu que lui.
— Peut-être, mais que va-t-on faire de lui maintenant ?
— Ben... il veut voir son père.
— Non, non, non, il n’en est pas question !
— Il y a la place patron... et son père a lui aussi, vraiment envie de le voir.
Le vieil homme me regarda quelques instants... et en se retournant :
— Soit ! Qu’il vienne avec vous, mais vous en prenez l’entière responsabilité capitaine.
— Bien patron.
J’ai levé les yeux vers mon sauveur :
— Merci monsieur... heu, merci mon capitaine.
— De rien petit. Je suis au courant de tes exploits, j’ai confiance en toi.
« Ben lui au moins il est pas comme Marylou. »
Il m’entraina dans un escalier... nous sommes descendu jusqu’à une autre grande pièce où y’avait comme une grande piscine au milieu.
Il appuya sur un bouton... et le mur, à droite du bassin, se leva... et là !
« Ouaouh !?! »
Un engin... un engin entre... entre un vaisseau spatial et un sous-marin était amarré là !
Le capitaine sorti une télécommande et... une porte latérale s’ouvrit...
D’un signe, Il m’invita à le suivre :
— Bienvenue à bord d’un Speedfish, une des inventions de ton père !
— C’est ?!?... C’est mon père qui a... qui a inventé c’t’engin ?
— Oui.
— Ouah !
Nous prirent place à l’intérieur... la porte se referma...
« Classe les sièges ! Trop classe ! »
Le Speedfish s’enfonça doucement dans l’eau... Je vis de la lumière au bout du bassin... Le vaisseau avança... et sortit du hangar, mais sous l’eau !
Pendant quelques minutes, le temps de quitter le port, on a avancé lentement... Puis... Le Speedfish se mit à accélérer... et accélérer... et accélérer !
— Ouaouh ! On fait du combien là capitaine ?
— Là on avance à cent nœuds, mais sa vitesse de croisière et de cent quatre-vingt nœuds, soit près de trois cents trente kilomètres heure. Et tu vois, on me sent aucune vibration. Le vaisseau peut atteindre de telles vitesses grâce à l’invention de ton père. Pendant des années, il a étudié les mammifères marins, les dauphins en particulier. Il a compris que s’ils se déplaçaient si vite sous l’eau, c’était dû à l’élasticité de leur peau. Il a donc fabriqué une matière semblable et il en a recouvert les Speedfishs.
— Ouah... alors combien de temps qu’y faudrait pour aller... je sais pas moi... tiens, pour aller jusqu’en Ecosse par exemple.
— En Ecosse... côté atlantique... Allez, trois petites heures.
— Ouah... Hé capitaine... vous allez directement jusqu’à la station où y’a mon père... Enfin je veux dire, vous êtes pressé ou vous avez un peu de temps devant vous ?
— Pourquoi tu me demande ça Enzo ?
— Ben... Y’a une copine que j’ai pas vu depuis... depuis longtemps... et....
— Et tu aimerais qu’on passe la voir, c’est ça ?
— Ben..
— Elle est où ?
— A Thurso.
Un sacré voyage avec un drôle de copain
0 votes - 01 December 2014 - 12h33
 3 30062 points
" Eh, Marilou, t'y crois toi?
- C'est complètement ahurissant, mais d'un autre côté, on a vu de nos yeux vu, oui...
- Et Georgette, toi?
- Moi, je crois que ce que je vois...Là, j'ai rien vu, à part les divagations d'un vieux fou
- Mais quand-même, il a donné des détails!
- Des élucubrations, oui!
Et ton père, il nous l'a montré?...Moi, j'attends..."
Elle avait fini par me mettre le doute, et du coup,j'ai dit que je préférais rester seul un moment, histoire de bien réfléchir.
Je me suis allongé sur la digue...
et, je sais pas par quel miracle, mais je me suis retrouvé transporté dans le futur.
J'étais sur un grand vaisseau qui devait m'amener jusqu'à la cité sous marine où travaillait mon père.
C'était le jour du grand départ, parce que la situation de notre vieille planète s'était brusquement dégradée pendant la nuit.
On devait faire cracher le moteur, parce qu'il y avait les aéroglisseurs de contrebandiers qui nous poursuivaient.
C'est moi, bien sûr qui m'en occupait, du moteur...
Et d'un coup on a plongé...
On est arrivé dans un monde merveilleux avec des bâtiments complètement futuristes, mais ils avaient quand-même conservé les trois plus beaux bâtiments qu'ils avaient pu sauver:
Notre Dame, la tour Eiffel et l'église de Roscoff...
Ils les avaient gardées sous globes.
Moi, quand j'y ai posé le pied, j'ai commencé à chercher mon père, mais je l'ai pas trouvé.
Du coup, j'ai pris mon propre pédalo sous marin et je suis parti sous le canal de Suez...
Rien
et Sous l'Antarctique
Toujours rien
Direction le Pôle Sud...
Encore rien.
J'avais vaguement l'impression que je revivais le trajet de quelqu'un d'autre, mais qui?...
" Eh, meunier, tu dors?
-...Heu, non, quand-même pas!...J'ai juste sacrément voyagé...Avec un copain...
Jules Vernes, il s'appelait!
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