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L'Alsace et la Lorraine indépendantes, en attente d'un référendum

Publié le 02 Dec 2014 à 15:17 - Mis à jour à 15:17
Selon George Decointe, le nouveau chancelier,"le siège du gouvernement sera à Nancy, les pouvoirs législatifs et économiques sont attribués à Strasbourg, le siège du Parlement européen vacant depuis la sortie de la zone euro servira d'assemblée constituante". (FLICKR/MICHELLEFOUINEUR)

Depuis le 29 novembre, les indépendantistes lorrains et alsaciens ont fait sécession avec la France. George Decointe, un homme politique de la mouvance seguiniste, élu chancelier, a promis l'organisation d'un referendum sur l'indépendance le 6 décembre.

Depuis le 24 novembre dernier, la fièvre indépendantiste a gagné ces deux régions. Vendredi 29 novembre, les grands électeurs locaux ont élu George Decointe, chancelier de cette nouvelle République, dont l'indépendance a été acquise grâce aux armes étrangères du Front lotharien.

« Voilà notre République établie grâce au soutien de nos chers pays frontaliers (Luxembourg, Allemagne, Suisse) qui nous fournissent en armes et en argent. Mais cette République reste fragile et l'ogre français rôde », prévenait le Lorrain, dirigeant du front lotharien, le 30 novembre.

« Le siège du gouvernement sera à Nancy, les pouvoirs législatifs et économiques sont attribués à Strasbourg, le siège du Parlement européen vacant depuis la sortie de la zone euro servira d'assemblée constituante » George Decointe.

Un (trop ?) vaste programme contesté

Lundi, lors d'une allocution, George Decointe a annoncé des mesures prises lors du premier « conseil des ministres », même si un gouvernement de transition sera nommé jeudi.

Sur le plan économique, le nouveau chancelier veut renouer avec le passé minier de la région. Un plan de relance pour la filière acier et la réouverture des mines de charbon et de potasse, le lancement de l'accord « Kohle und Stahl » avec l'Allemagne : charbon et acier contre des produits de première nécessité. Mais le front lotharien veut également des sanctions contre le patronnat, via l'émission d' «un mandat d'arrêt international contre M. Mittal ».

Épris de libéralisme, George Decointe souhaite « la privatisation des industries de pointes et des secteurs stratégiques (nucléaire, eau, charbon, acier, énergie) ». Et c'est l'environnement qui en fera les frais puisque le nouveau chancelier veut autoriser l'exploitation du gaz de schiste et ne pas fermer la centrale de Fessenheim. Un point de désaccord avec le front lotharien, qui souhaite « être la seule force militaire qui assure la sécurité de nos concitoyens ».

« La centrale de Fessenheim doit être fermée pour assurer la sécurité de nos concitoyens, tout comme le gaz de schiste » Le Lorrain

Les autres annonces, favorables à l'environnement, comme le ferroutage, les énergies vertes, trop vagues, peinent à convaincre.

Pour assurer son indépendance vis-à-vis de la France, le chancelier a décidé de se rapprocher des pays limitrophes via la signature d'accords commerciaux avec l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Des échanges qui risquent d'être freinés par le retard pour la mise en circulation de la nouvelle monnaie, victime d'une cyberattaque ce week-end.

Accointance avec le FN

Sur le plan politique, un référendum sur l'indépendance sera organisé samedi 6 décembre. Mais la légitimité de George Decointe n'est pas assurée, puisque le front lotharien veut imposer ses têtes dans le nouveau gouvernement via Yann Stobel, un ancien sidérurgiste, au poste de ministre des Affaires étrangères. Le front lotharien refuse clairement de déléguer le pouvoir politique, et s'est même réorganisé en vue de participer au nouveau gouvernement. Car, malgré l'accord de façade, les tensions sont palpables. Pour éviter une intervention militaire, George Decointe était en tractation avec le gouvernement de Marine Le Pen, via le général Boris. Une initiative clairement dénoncée par le le front lotharien.

« Ne pas s'allier avec aucune force politique ou militaire française donc ne pas s'allier avec Marine Le Pen »

Malgré ces divergences réelles, il semble qu'Alsaciens et Lorrains aient réussi, malgré leurs divergences, à s'entendre pour trouver un intérêt commun à leur réunion. Un rêve incroyable avant le délitement de la France.

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