C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Enzo

10 ans
Homme
Ecolier
Vit à Quimper
Devise : J’vais me balader.
Bio :

Enzo bouillonne. Foot entre les voitures, combine entre potes, petits textes griffonnés sur des bouts de papier, il n'arrête jamais, et son imagination déborde. Dans sa tête, il refait le monde, celui qui peut-être un jour lui appartiendra. En attendant, il traine ses rêves dans son quartier, le Kermoysan. Futé et sensible mais turbulent et hyperactif, son manque de concentration à l'école lui vaut la détestation de son institutrice. Un traumatisme enfoui ? Une chose est sûre, il déborde de colère. Et d'amour. Avec sa mère il entretient une relation fusionnelle. Il est son protecteur, son porteur de courses quand l'ascenseur est en panne. Il est même parfois son soutien financier, car les jours ne sont pas tous faciles quand on n'a pas de carte bancaire.

16 Dec - Vague à l'âme
Publié le 16 Dec 2014 à 22:37 - Mis à jour à 22:37
 3 la rumeur
3081 points

L’amiral avait repris la barre. Toute la journée nous avons louvoyé pour éviter les multiples flottilles qui croisaient dans ces eaux. Nous avions appris la prudence. Jamais deux sans trois, or nous avions subi déjà deux arraisonnements. La reine plus les 'ricains. Encore un et l’Hermione allait ressembler au bateau fantôme de la légende.

L’amiral avait repris la barre. Chaque matelot était à sa place. Et moi à la vigie. Le jour faisait place à la nuit. L’amiral avait fait éteindre les feux. Mais la nuit était claire. Là haut, dans le nid de pigeon, je me laissais bercer, la mer était calme.

En bas je distinguais l’étrave qui fendait les flots, une écume phosphorescente caressait les flancs de l’Hermione tout du long pour se diluer dans son sillage. Un serpent nonchalant nous suivait et disparaissait au loin dans un moutonnement de flots sombres.

Plus loin encore, cette masse ténébreuse et mouvante se confondait avec une ligne légèrement pourpre, encore irisée de quelques fulgurances. Des fulgurances qui s’élevaient, dessinant une voûte soyeuse, moirée ici et là de quelques éclats, comme des clins d’œil facétieux me disant : "On est là".

La scène était posée. Mais j’étais en attente de je ne sais quoi. Il me semblait confusément que cela ne pouvait en rester là. Et ils sont arrivés ; le corps de ballet.

Le corps blanc, virevoltant, de jolis petits poissons. D'abord ensemble, puis je ne sais pour quel mouvement, par deux par trois s’élevaient et plongeaient. Ils croisaient leur vol sans jamais se heurter ni même s’effleurer. Je ne distinguais que des jets blancs qui évoluaient apparemment sans logique mais dans une réelle harmonie. Deux soudain sortirent de la nuée, s’élevant au dessus des autres, ils semblaient s’affronter. Vrilles contre vrilles. Puis un instant figés, en équilibre fragile, se défiaient. Sentant l’instant tragique, la multitude surgit, toute voilure étalée pour les séparer. Ils se sont éloignés, le rideau est tombé.

Un trait orange en pointillé.
Cela m’a ranimé.
- Terre ! Terre !

Enzo entre dans la danse
Publié le 15 Dec 2014 à 21:03 - Mis à jour à 21:03

Racontez l'histoire d'Enzo en poursuivant celle d'hier. Une contrainte : insérez dans votre texte une scène de danse. Car, comme aurait pu l'écrire le célèbre fabuliste :

"Nuit et jour à tout venant, je rêvais ne vous déplaise" / "Vous rêviez ? J'en suis fort aise : Eh bien ! Dansez-maintenant !"

3 contributions
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En compétition pour la suite (3)

La Coudinette !
0 votes - 16 December 2014 - 19h20
 3 11785 points
La journée avait été dure.
Des heures de palabres pour savoir qui serait le nouveau capitaine... en vain.
Mais ce soir, comme c’était l’heure de l’apéro, tout l’équipage s’était réconcilié !
Au bout de trois verres, un des marins proposa qu’on s’mette tous à danser et à chanter !
« Ah oui, pour ceux qui savent pas, dès qu’y a quelques Bretons ensembles, et qu’y a un p’tit coup à boire, ben, faut chanter, et parfois danser ! C’est comme ça, c’est la Bretagne... »
Donc, La Belette, surnommé la Fouine à cause de son visage en pointe, alla chercher « sa boîte du Diable », un accordéon diatonique.
Il voulut commencer par une suite de Gavottes. Pour lui, cette suite, apprise chez LaRose à Trégunc, était la meilleure pour débuter une soirée.
Certains l’approuvèrent, mais d’autres voulaient juste chanter.
Ça repartait un peu en dispute... quand, j’eus une idée :
— Hé, La Belette ! Tu connais La Coudinette ?
— Ah, ça, pour sûr que oui ! Bien vu Enzo, c’est une sacré bonne idée ! Tu sauras expliquer aux gars ?
— Pour sûr La Belette, pour sûr !
Je suis monté sur une table :
— Hé, les gars ! La Belette et moi on va vous apprendre une chanson traditionnelle à gestes, la Coudinette ! Ça vous dit ?
— OUAIS !!!
— Bon, alors, d’abord, il faut vous diviser en deux groupes. A Bâbord, on va dire que c’est les filles, et à tribord, les garçons ! C’est simple ?!
— OUAIS !!!
Les gars se placèrent...
— Bien ! Maintenant, il faut que vous miniez toutes les paroles que vous entendrez ! Mais pas n’importe quand ! Un coup ce sera les gars, là, La Belette vous l’dira, et un aut’ coup, ce sera les filles, il l’dira aussi ! Et on n’oublie pas de s’balancer en rythme ! Prêt ?!
— OUAIS !!!
— Alors, on y va ! 1, 2 ; 1, 2 ; 1, 2. Pour le premier couplet, on tape juste dans les mains, tous ensemble, les gars et les filles, Allez, c'est parti ! C’est dans un bar de Concarneau, c’est dans un bar de Concarneau, c’est là qu’est née, c’est là qu’est née... C’est dans un bar de Concarneau, c’est là qu’est née la coudi, c’est là qu’est née la coudi, c’est là qu’est née la coudinette !
— Les Gars maintenant ! Que les gars ! » Lança La Belette.
— Au comptoir du bar sur le port, Au comptoir du bar sur le port, y’avait un gars, y’avait un gars...
— Allez les gars, on roule les mécaniques !
— Au comptoir du bar sur le port, qui s’défonçait à coup de, qui s’défonçait à coup de...
— Allez, on lève haut les coudes !
— Qui s’défonçait à coup de tafia !
— Les filles, à vot’ tour !
— Tard sur le soir vit arriver,tard sur le soir vit arriver, sa pauvre femme, sa pauvre femme...


(Note de l’auteur : Comme c’est un peu long, mais que ça vaut le détour, je propose à tous Bretons et Bretonnes d’Anarchy de la danser, en vrai, à Concarneau ! Après le chaos bien sûr... Allez, faîtes tourner l'info et on s’appelle ! J’amènerai les accordéons et de quoi ne pas mourir de soif !)
Laisse pas traîner ton fils
1 votes - 16 December 2014 - 12h44
 2 1071 points
En maugréant, l'Amiral clopina en direction de la proue du bâteau, son verre à la main. Enzo repartit en cuisine.

Alors qu'il entrait, la radio se mit à grésiller. « C'est de la bombe ! Enfin un peu de musique ! », lança le jeune garçon. Un « Ouuuuuhaaaahhhaaaa » sortit clairement du poste! « Hey p'tit ! Tu connais ça ?! C'est pas d'ta génération, mais qu'est-ce que c'est bon.... ».

Le torchon autour du coup, le cuisto se mit à entamer quelques pas de break dance ! « Tu me prends pour qui ? lui balança Enzo, vexé par cette allusion. Je connais mes classiques. » Et de le rejoindre sur la piste improvisée. « Ah qu'est ce que j'ai pu emballer sur cette chanson », se souvient, ému, le cuisto.

Enzo, lui, est déjà loin. Dans sa tête, les paroles raisonnent, c'est ce qu'il aurait voulu dire à son père. « Laisse pas traîner ton fils », balance Kool Shen. Des semaines qu'Enzo n'a pas dansé. Sans même y penser, quelques toprock... et le voilà réaliser un V-Kick, figé...."Allez, tenir quelques secondes et puis...

Bang ! …. Le bateau s'est brutalement arrêté, Enzo s'est effondré, au sol. Un peu sonné, il se relève, groggy. « ça va p'tit ? », lui demanda le cuisto. En haut, ça court de partout sur le pont. « Mais qu'est-ce qui se passe ? », interroge Enzo.... « La terre !! »
La Gavotte de Gwen
1 votes - 16 December 2014 - 12h19
 3 21923 points
« Enzo t’es un rigolo, c’est plutôt à toi de faire le beau pour ta meuf !
D’ailleurs tu vas la faire comment ta déclaration ? »
Enzo rougit
« Ben…j’ me disais…je pourrais lui chanter un morceau de rap, qui ressemble au marin-congo la chanson d'amoureux de mes papi et mamie, vous connaissez ? »
« Vas y, que je me marre »
« Je l’ai un peu changé hein...Alors » :
Enzo en posture de rappeur :
« Pour dan-ser le-ma-rin-congo
Il faut - être - deux
Pour dan-ser le-ma-rin-congo
Il faut - être – deux-mate-lots
Deux-mate-lots
Sur le- bord de- l’eau!
Deux-mate-lots
Sur le- bord de- l’eau! »
Gros Balèze, arrivé entre temps :
« Enzo, c’est cool mais tu vas pas faire craquer une presque Bretonne avec ça ? Faut que tu lui montres la vraie gavotte de chez nous, la Gavotte de l’Aven ! Allez, l’Amiral vous faites la Poil de Carotte avec Enzo, La Fouine c’est ma cavalière à ma droite...Je vous explique en même temps »
La Fouine entonne : « Le gabier monte en haut, A haute voix s’écrie »
Gros Balèze : « Bien droits, très fiers, les épaules toujours alignées »
La Fouine : « La gabier monte en haut, A haute voix s’écrie
Courage mes enfants, Nous entrons dans ces îles »
Gros Balèze : « Tous les 4, vers la gauche en dent de scie »
La Fouine : « Nous couperons du tabac, Nous fumerons la pipe »
Gros balèze : « Enzo le cavalier de tête, à toi de jouer, tu avances pour nous faire tourner moi je recule pour qu’on reste en ligne droite pendant le virage »
L’Amiral se déchaine :
« Nous boirons du bon vin, A la santé des filles
« Nous boirons du bon vin, Vive la Gavotte,
La Gavotte d’Enzo et Gwen ! »

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