C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Enzo

10 ans
Homme
Ecolier
Vit à Quimper
Devise : J’vais me balader.
Bio :

Enzo bouillonne. Foot entre les voitures, combine entre potes, petits textes griffonnés sur des bouts de papier, il n'arrête jamais, et son imagination déborde. Dans sa tête, il refait le monde, celui qui peut-être un jour lui appartiendra. En attendant, il traine ses rêves dans son quartier, le Kermoysan. Futé et sensible mais turbulent et hyperactif, son manque de concentration à l'école lui vaut la détestation de son institutrice. Un traumatisme enfoui ? Une chose est sûre, il déborde de colère. Et d'amour. Avec sa mère il entretient une relation fusionnelle. Il est son protecteur, son porteur de courses quand l'ascenseur est en panne. Il est même parfois son soutien financier, car les jours ne sont pas tous faciles quand on n'a pas de carte bancaire.

17 Dec - Merveilleuse nouvelle vie
Publié le 17 Dec 2014 à 23:32 - Mis à jour à 23:32
 3LaRose
21923 points

Mon île à moi, nous y sommes !
Moi je le savais bien, je le sentais, ce ballet offert hier par les jolis petits poissons, c’était un peu comme une annonce de pub, ou comme les Rois Mages quand c’est bientôt Noël…
Malaise, quand l’amiral nous annonce que c’est impossible d’aborder, l’île est inhospitalière, son pourtour tout en grosse caillasse n'offre aucun abri pour ancrer le bateau.
Même le bosco est inquiet.

« - Malheureux, y a pas grand monde qui doit s’arrêter ici, d’ailleurs l'île est marquée comme sans ressource, sans eau potable, sans mouillage ?
- Maître amiral, amiral, qu’est ce que vous foutez, crie un matelot, on va se fracasser contre les rochers !
- Moule à gaufres, nous voilà, ouvre-toi !!! »

Manœuvre incompréhensible de l’amiral qui fonce droit sur la falaise, gros craquement et stupeur dans l’équipage bouche-bée. Mais la paroi s’ouvre, comme dans Indiana Jones, et laisse l’Hermione s’engouffrer dans une sorte de long tunnel noir.
Misère, derrière nous, on entend la paroi se refermer avec un bruit de tremblement de terre !
Muets, les matelots sont pétrifiés et moi aussi, j’ai vraiment les jetons.
Magistral, l’amiral s’éclaircit la voix :

« - Marins d’eau douce, pas de panique, c’était prévu, on est attendus par des amis au bout du tunnel… Mon cher Enzo, tu te souviens du savant à qui vous avez rendu visite avec Marylou, tu es devenu trop curieux alors il a préféré te mettre à la porte, pour que tu ne te doutes de rien… Maintenant des années qu’on travaille incognito là-dessus avec ton père !
- Mais, travailler sur quoi amiral ?
- Moussaillon, retrouver la ville d’Ys, la Cité engloutie de Dahut. Magnifique reine de Cornouailles qui rêvait d'une cité où régneraient richesse, liberté et joie de vivre, on y est, tu y es !!!
- Mal luné mais pas fou du tout ce savant, dis-je tout sourire, il a retrouvé Ys !
- Mille sabords, lui et nous tous, tous ces cerveaux et ces ordinateurs ont chauffé, mouliné à fond et moi, mine de rien j’ai souvent bourlingué pour vérifier des choses pour eux, j’baratinais à mes matelots que c’était les bancs de poisson qui nous entraînaient si loin parfois mais... Mon petit Enzo, tout ça, toutes ces expériences, ces monstres calculs, il a tout épluché, toutes les revues scientifiques, pris en compte toutes les hypothèses, les tremblements de terre sous-marins, les tsunamis, la fonte des glaciers, tout j’te dis, tout !!
- Mortel !!!
- Magnifique, un vrai petit paradis, rien qu’à nous, une mer intérieure où on ne peut arriver qu’en sous-marin et ce tunnel où on est, c’est aussi une digue. Mais quand la marée est haute, l’entrée se retrouve en pleine mer. Matelots, Enzo, voici notre nouveau chez nous, ceux qui voudront y rester seront les bienvenus, et toi Enzo ne t’inquiète pas, ta maman, son ami, et tes papy et mamie resteront aussi de la partie s’ils en ont envie ! »

Manœuvre terminée, on émerge du tunnel et on ressort dans une anse, un endroit super beau ; y a plein d’arbres, et au fond de la crique une bête de cascade, trop stylée, et là sur la colline, en haut de la cascade, on dirait bien … ?
Médusé, je choppe la longue-vue de l’amiral.
Mon Papa, Papa Yannick, et derrière lui, Marylou et Georgette, ils nous font des grands signes !
Même qu’il y a une panthère orange qui déboule derrière eux, qui court, qui court, qui plonge, et qui nage vers nous !
Ma Gwen !!!

Enzo, fin des ennuis
Publié le 17 Dec 2014 à 00:00 - Mis à jour à 09:44

Hier, Enzo a rêvassé du haut de la vigie du bateau de l'amiral. Il a admiré le ballet des poissons avant que, brusquement, la terre ne soit en vue.

Pour voir votre histoire sélectionnée, inscrivez-vous dans la suite du récit et respectez les deux consignes suivantes :

- c'est définitivement la fin des ennuis pour Enzo,

- votre texte devra respecter une règle allégée du tautogramme : toutes vos phrases devront commencer par la lettre "m". Mais attention ! Une phrase sur deux, au moins, ne doit pas commencer par un des déterminants possessifs : mon, ma, mes.

Exemple : "Mon chat est perdu. Mais diantre, qu'est-il devenu ? Mon esprit me jouerait-il des tours ? Mieux vaut mourir que de rester en vie sans le retrouver." etc.

2 contributions
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En compétition pour la suite (2)

Merci pour ces moments !
0 votes - 17 December 2014 - 17h42
 3 11785 points
Matinée calme, nous avons longé la côte jusqu’à Concarneau.
Maman me manquait je dois l’avouer, alors l’Amiral l’avait contacté et il lui avait donnée rendez-vous là ou nous pourrions accoster facilement.
Midi sonnait au carillon du Beffroi quand nous nous sommes doucement approchés au quai Carnot.
Manœuvres délicates pour une goélette de soixante six mètres, alors, je profitai du moment...
Maman était là, sur le ponton, avec son nouveau fiancé.
Marylou et Georgette, mes deux adorables taties étaient présentes bien sûr !
Mes voisins de Quimper aussi, Tom, ses parents et d’autres encore.
Même monsieur le Maire était venu m’accueillir avec une bonne partie de la population.
« Moi, à les voir tous là, pour moi... ben, ça m’a fait pleurer. Maintenant, je savais qu’y avait des gens qui m’aimaient... Manquait juste, Gwen. »
Mais le plus fort, c’était que mon papa était sur le quai, avec son vieil ami de la Cambuse.
« Mille fois je l’avais rêvé ce moment, Papa, maman et moi.
Mille fois j’ai essayé d’inventer un truc pour nous réunir tous les trois, mais je n’ai jamais trouvé.
Mes exploits, ce sont mes exploits qui ont permis d’exaucer mon rêve, ça, j’aurais jamais pu l’imaginer avant !
Moi, un petit mec de Quimper, moi un morveux de dix ans comme j’entendais souvent, j’avais fait des choses extraordinaires.
Mille lieux sur les mers j’ai parcouru !
Maintes fois, j’ai sauvé des gars d’une mort certaine, et atroce, atroce oui, ça j’y tiens !
Mutineries, tempêtes, bagarres, mais aussi rires et soirées festives avaient été mon quotidien.
Mais les exploits, ce sont peut-êt’ pas les miens les plus beaux.
Malgré mon jeune âge, j’ai quand même remarqué quelque chose d’important.
Même dans les pires situations, y’a toujours des hommes prêts à aider d’autres hommes.
Même parmi une bande de gros méchants, y’a, au moins, un gentil.
Moi, ça m’a fait du bien de comprendre ce truc. »

Manœuvres réussies, on est à quai !
Maman s’approcha, mais, quand elle vit que papa était là aussi, elle retourna dans la foule.
« Mince, ça commence mal. »
Marylou et Georgette, elles, ne se gênèrent pas pour me prendre dans leurs bras.
— Mon p’tit Enzo, nous sommes heureuses de te revoir vivant !
— Mais fallait pas vous inquiéter les filles, j’étais entre de bonnes mains ! Mon Amiral, c’est bien vous le meilleur !
— Mille sabords, il ira loin ce gamin, parole de capitaine !

Mon regard se posa sur le grand bonhomme qui vint se placer devant moi :
— Mon fils, je suis très fier de toi.
— Mais... papa, tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour toi... enfin, pour nous.
— Maintenant, je comprends mieux... Mon fils, un Noël sous les mers, ça te dit ?
— Maman sera peut-êt’ pas d’accord.
— Mais elle peut venir aussi, elle sera même la bienvenue.
— Maman est sur le quai, je vais lui demander !

Malgré la foule, je réussis à la trouver :
— Maman, papa veut que tu viennes avec nous passer le Noël dans sa ville sous la mer.
— Mais, c’était mon idée, ça, une ville sous l’océan !
— Maintenant elle existe, alors, tu viens ?
— Mais lui alors, mon nouveau fiancé, qu’est-ce qu’il devient ?
— Maman, il faut savoir faire des choix dans la vie. Moi, à ta place, si c’est ton rêve, et que papa l’a fait...
— Mon rêve, il aurait disparu tout ce temps, juste pour accomplir mon rêve.
— Maman, je crois que là, y’a pas photo.
— Monte lui dire que je vous rejoins dans deux minutes.— Mission acceptée !

Mon annonce fit super plaisir à papa, et :
— Mais quelle tête de linotte, j’ai oublié de te dire que Gwen y est déjà.
— Ma Gwen ?!? Mais, mais comment ?!?
— Monsieur son père en a eu marre de la voir passer son temps à t’attendre au bout du quai.
« Ma douce Gwen... M’attendre au bout du quai, c’est super romantique ça, tu sais. »
— Mon bureau a eu un appel de sa part, alors nous avons pris sa fille comme stagiaire pour les fêtes.
— Merci papa... Mais au fait, dans ta ville sous l’eau, y’a un maire ?
Merci Amiral
0 votes - 17 December 2014 - 14h33
 3 7890 points
Mâchonnant une allumette, un type se tenait sur le quai : grand, balèze, avec les yeux cernés de celui qui n’a pas dormi depuis un bout de temps. Merde, vu comme il avait l’ait tendu comme une arbalète, ça sentait les ennuis.
M’aidant à débarquer, l’Amiral a souri :
_ Moussaillon, j’ai une surprise pour toi. Monsieur ici présent est ton père.
_ Mon papa ? Mais… mais comment ?
_ Mes nouveaux amis les Amerloques ont tiré quelques ficelles : ton père n’a plus besoin de se cacher désormais.
Me prenant dans ces bras, le type m’a serré très fort. « Matelot, je suis fier de toi » a-t-il fait les larmes aux yeux. Mince alors, je l’avais enfin retrouvé ! « Maintenant il est temps de rentrer à la maison, ta maman est réveillée et elle est morte d’inquiétude », a-t-il ajouté. Magnifique musique à mes oreilles, ces mots m’ont fait chaud à l’intérieur et j’ai failli me mettre à pleurer comme une madeleine.
_ Merci Amiral ! ai-je murmuré la gorge serrée.
Mon ami a fait une sorte de salut militaire pour me dire au revoir et il s’est vite détourné pour ne pas que je vois que lui aussi il était prêt à pleurer. Main dans la main, papa et moi on est partis. Mille aventures et un Noël en famille : j’en aurai des choses à raconter à la rentrée !
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