C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour
331 points1

Fabrice Moulin

Fabrice Moulin
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Granville
Classement : 169ème

Ses personnages (1)

Léon Grant
Ne pas sombrer dans l'ordre et relever la différence.

Ses participations (5 publiées - 0 gagnante)

Le premier colis

le 16 Nov 2014 à 15:17
Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @Léon Grant Le lundi 17 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendrait un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

un horizon glacial

le 03 Nov 2014 à 18:43
Je me réveille soudainement par la chasse d'eau d'à côté et les effluves pestinentielles. Le visage huméfié et la tampe creusée par le carrelage, je n'ai qu'une idée, c'est de sortir de là. Il pleut, il vente. La faim se fait sentir mais dans le bourg, il n'y a pas âme qui vit, une épicerie semble s'être faite vandalisée. Je ne sais pas ce qui passe. Je trouve près de l'entrée un paquet de brioche aux pépites de chocolat. Je m'empresse de le prendre et fuis vers la sortie du bourg.J'ai l'impression d'être suivi. L'expérience d'hier soir me rend parano. Il faut que j'avance, trouver une ville plus sociable. Au bout de deux kilomètres, je n'ai pas croisée un véhicule. Il n'y a même pas de vaches dans les champs, juste des merles ou espèces de corbeaux qui me disent que je m'enfonce vers de sombres moments. Tout à coup, je me fait plaquer au sol comme un joueur de rugbyman. Sonné, à terre, un homme arrache mon paquet de brioche entamé et se goinfre comme un homme des cavernes dessus.- Eh, mais ça va pas !- Dégage morveux ! C'est chez moi, ici. Tout m'appartient, petit voleur.- Mais je l'ai trouvé...- Oui, dans mon épicerie ! Dégage où tu vas t'en souvenir.- Très bien je m'env..- C'est ça dégage.Je me suis mis à courrir de toutes mes forces, le bras égratigné jusqu'à ce que ne vois plus le village derrière moi. Isolé, je repris mes émotions. Je rejoins une grande voie vers Granville qui me redonne espoir. Je vais enfin trouver une voiture pour m'y déposer. Avoir une réponse à ce qui se trame. Au bout de trois de marche, un son motorisé s'approche derrière moi. Un tracteur s'approche. Je secoue mes bras dans tous les sens pour qu'il s'arrête.- Eh, petit ! Tu vas où comme ço ! C'est ben dangeureux de s' promener lo tout seul !- Je vais vers Granville.- Eh ben monte donc, j'peux pas t'laissé lo ! - Merci, monsieur.- Y a po de quoi, tss ! Tu vo faire faire quoi là bo ! C'est po trop l'moment, t'sais ! Les gens sont d'venu cinglés.- Ah bon pourquoi ? - Je n'sais po, j'vois po grand monde et j'ai po la télé ni la radio mais j'ai préféré rentrer mes vaches. On n'sais jamais ! - Et là vous allez où ?!- Ben à Granville ! j't'emmène comme ça les questions que tu te pose comme mé, j'aurai les réponses. Tiens couves té avec la couverture lo, t'a l'air d'avoir froid.Sur notre chemin, le calme règne toujours. L'entrée de la ville est gardée par les gendarmes, qui nous demandent de laisser le tracteur là et de continuer à pied. Nous nous étonnons. Le papi ne veut pas laissé son tracteur, demande pourquoi. Le maire avant de démissionner, par arrêté à interdit la circulation dans la ville de véhicules motorisés et à donner le droit aux forces de l'ordre d'arrêter toutes personnes récalcitrantes et même de faire feu s'ils sont obligés.- Désolé gamin mais je t'abandonne lo, mon tracteur s'est mon gagne pain donc je tourne chez mé. Fais attention à té. D'accord !- Ok, merci déjà de m'avoir emmené.Je passe ce check point que je ne comprends pas avec timidité et angoisse, laissant partir le papi et m'engouffre dans la ville vers son centre.

Premières larmes

le 31 Oct 2014 à 22:37
Je ne fais pas deux mètres que l'un des gardes m'arrête, me fouille, me demande ma carte d'identité que j'ai heureusement sur moi. Je passe avec chance.
Mais que se passe -t-il ? Je me mis à courir vers le centre ville. J' arrive en remarquant des lignes de personnes attendant leur tour aux distrubteurs de billets, certains sympatientes et il ya des émeutes et les forces de l'ordres sont aussi de la partie. Je vais aller au bar La Citrouille où j'allais boire des cafés avec mes amis, je connais bien l'endroit et serais en sécurité. Peut-être trouverai-je un ami.
En descendant la rue Couraye, je découvre des restes de magasins, tous pilliés sans exception. Je croise une femme, la boulangère. Elle passe un coup de balaie devant son magasin éventré. Je m'approche d'elle. Le regard froid, attristé, elle prend garde, serrant son balaie et me fixe. Je lui pose la question qui me tarode depuis que j'ai quitté ma famille. Eh là.
A tous les citoyens, je repéte, à tous les citoyens. C'est le moment de rester chez vous ! Nous bloquons les rues jusqu'à nouvelle ordre. Suite à l'émeute d'hier soir, il n'est plus autorisé de se promener la nuit. Veuillez rentrer chez vous. A tous les citoyens, je repéte....
La boulangère attrape ma capuche et m'envoie dans son magasin.
                    - Mais qu'est-ce que... Ne discutes pas, montes l'escalier, j'habite au dessus. On sera en sécurité... Mais pourquoi... Chut, mais tu vois pas ?! La ville s'est baricadée, c'est le chaos. J'ai plus de magasin. Mon mari est dans une cellule parce qu'il défendait la boutique, le jour où Hollande nous a laissé dans la merde ! Hollande ?! Mais tu débarques d'où, toi ! Tu ne sais pas dans quel merdier nous sommes ! Non, désolé mdame ! J'ai marché depuis quelques jours... Hein ?! Ecoutes p'tit gars, je n'sais pas d'où tu viens mais...
Une petite fille se mets à pleurer derrière la porte entre ouverte. Sa mère va et la cajole.
Ecoutes assieds-toi. Je t'explique tout.
Il aura fallu deux bonnes heures, le temps que sa fille s' assoupisse et que le calme dans les rues cessent pour que tout me soit expliquer. Je tombe dénu. Je compris que je suis parti la veille de ce bordel, que j'ai abandonné mes parents, que le moment de m' assumer entièrement n'était pas bien venu. La boulangère, partant coucher sa fille, me dit que je dormirai ce soir dans le canapé. Je me m'y à pleurer, m'éffondre sur la table, ne voulant pas y croire.

Retour-aller

le 31 Oct 2014 à 22:37
Je me réveille par le bruit de la vaisselle. Je n'ai peu dormi, encore assailli de ce que m'a dit la boulangère. La petite fille me regarde, curieuse puis me sourit.La boulangère arrive avec une assiette, une assiette de macarons. Tout du moins étonné, je souris. Elle me dis de manger pour reprendre des forces car elle ne veut pas que je m'éternise. Elle avait quelque chose de changée dans sa façon de me parler. Assez froid et direct. J'engloutis les pâtisseries et ne tarde pas tout en la remerciant. Sa fille, accrochée à son doudou, me dit aurevoir.L'extérieur. Moi qui me pressais de sortir pour voir le monde. Voilà qu'il me oppresse comme un agoraphobe. Mes parents me manque, je m'inquiète pour eux. Je décide de retourner les voir. J'arrive sans mal au check point, car tout le monde soit se terre dans la ville, soit va en direction. Un garde m'interpelle. Me demande où je vais. Je rentre chez mes parents lui dis-je. Il demande tous pleins de choses comme où ils habitent, que font - ils, pour enfin m'annoncer que je dois demander une permission de circuler auprès de la mairie pour sortir de la ville. Je lui montre ma carte d'identité, je le supplie mais rien à faire. Je viens de faire 3 kilomètres à pied pour rebrousser chemin. J'essaie d'insister encore et encore. Tout énervé, il me demande comment je compte retourner dans ma famille. En stop, s'exclame - t - il, moqueur. Il appelle son confrère, lui murmure à l'oreille et me crie. -Montes dans l'estafette, il te raccompagne chez toi. Soulagé, je grimpe dans le véhicule. Sur la route, je ne savais pas quoi dire, intimidé et pensant à mes parents.Nous arrivons à la maison. Etrange, les volets sont clos. Même le garde est étonné. Il me dis qu'il me suit jusqu'à l'entrée. On ne sait jamais.Je regarde si la porte s'ouvre. Bizarrement, oui, mais pas de bruit. Je me retrouve dans l'entrée, dans le salon, à ma gauche, personne. Dans la cuisine, mes parents. Mon père, assit ,la tête en arrière, sur sa chaise. Ma mère, assise mais la tête dans son assiette. Ils sont morts ! Je crie en larme, ils sont morts ! Le garde trouve une lettre avec un flacon posé dessus, donnant les instructions pour manipuler celui-ci avec un comprimé bleu. Le flacon est vide. Mais le comprimé bleu, l'antidote, est sur la table. Le garde me propose de prendre quelques affaires, qu'il ne faut pas trop rester ici, qu'ils mèneront une enquête. Biensûr je ne voulais pas partir mais de force, il me sortit de la maison. Je m'écriais à chaudes larmes de me laisser et il finit par m'enfermer à l'arrière de l' estafette. Il recouvrit le visage de mes parents, prit la lettre, le flacon et le comprimé bleu et ferma la porte. Nous repartons sur Granville.

le 31 Oct 2014 à 22:05
Chantonnant l'air, un kilomètre à pied, ça use, ça use..., essayant de faire du stop son conviction puisque tout le monde me klaxonne mais ne s'arrête pas voir m'insulte. Je me dis que bouger au gré du vent jusqu'à la prochaine destination devenait difficile, la nuit commence à apparaître. Je manque de temps pour rejoindre un semblant d'éclairage urbain. Je continue de marcher même si mes pieds nagent dans une sableuse où l'on a incorporé de l'acide. J'aperçois un lampadaire. Une ville ? Non, un village. Le Loreur. Un comble, un présage. J'accélère pour rejoindre le bourg. C'est vraiment...Tout est fermé. C'est même un point flippant, certaines maisons sont barricadées, cloutées comme si une menace pesée. Je m'approche de toilette publique, j'hésite d'entrer pour y dormir mais je suis épuisé, j'ai rien mangé avant de quitter ma famille. Je pense à eux, à ma mère que j'ai laissé à la soumission totalitaire de mon père. Bon, j'entre. La lumière s'allume automatiquement. C'est sale, humide, froid. Pas le premier endroit que je pensais squatter pour dormir. Je me dirige vers les toilettes du fond, plus emmurés. Je prend le soin d'essuyer le sol avec le peu de papier toilette que je trouve, pour installer mon sweat à capuche sur celui-ci. Voilà, mon lit d'appoint est... Du bruit ! quelqu'un vient par ici. Je fais le mort. J'ai peur. Pourquoi il ne part pas ? Pourquoi il fait des va et vient ? Je me sens pas à l'aise. Cela fait bien  vingt minutes. Je me rends compte que sur les murs il y a des numéros de portables. Des messages et des dessins sexuels. j'entends de bruit bizarre. Je suis seul, j'ai peur. J'ai l'impression qu'il part. Y a plus de bruit. Je sors délicatement pour m'en assurer. (Grand soupir, contre le mur) Oui ! Je peux retourner voir les bras de Morphée.

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