C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour
1519 points 2

Geoffrey

Geoffrey Poncelet
Le futur n'est qu'un rêve.
http://dropr.com/geoffreyponcelet
Ville non renseigné

Ses personnages (3)

Félix
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.
Camille
Notre volonté est plus forte que toutes vos armées
Margareth Didot
Tu viens pour la soupe ?

Ses participations (21 publiées - 3 gagnantes)

Un petit verre de vin

le 04 Dec 2014 à 19:59

Je n'avais pas dormi aussi bien depuis des plombes ! Vu le soleil, il était presque midi. En descendant les marches deux par deux, je trouvai notre hôte assise à une énorme table sur laquelle on avait préparé un festin de roi.

-Viens donc t'assoir, m'invita-t'elle. Un peu de vin ?
-C'est que je viens de me réveiller. Dis-je, la tête encore dans le plumard.
-Allons allons, un petit verre de vin n'a jamais tué personne.
-Bon, un petit alors, répondis-je en souriant. Où est Sacha ?
-Oh il ne devrait plus tarder. Tu as bien dormi ? Tu as l'air bien reposée !
-Oui j'ai... sans doute trop dormi... Je me sens encore... un peu...

Avant de m'évanouir sur mon assiette vide, j'eus à peine le temps de voir par une porte entreouverte Sacha, inconscient, porté par deux domestiques...

Alexandre de la Favelaie

le 04 Dec 2014 à 19:58
Nous sommes arrivés sains et sauf à l'aéroport en début de matinée. Frédéric Lopez s'empressa de sauter de la voiture, sans même nous remercier, pour chercher un moyen de contacter ses amis haut placés. Laeticia, de son côté, me laissa attendre près de la voiture pendant qu'elle faisait le nécessaire pour nous avoir un vol express.

C'est à cet instant qu'un vieux militaire s'approcha de moi en faisant de grands gestes. J'ai tourné la tête dans tous les sens pour trouver à qui il faisait signe, mais j'étais le seul dans les 200 mètres alentours.

-Monsieur de la Favelaie, me lança-t'il en me tendant la main.
-Euh, excusez-moi mais vous devez faire erreur, lui répondis-je avec gêne -il m'arrivait de porter des faux noms lorsque je devais échapper à des enquêtes, mais jamais un aussi ridicule !-
-Voyons, ne me dites pas que vous m'en voulez encore pour la porche, je vous ai promis que je vous en repayerai une ! sa main était toujours tendue en ma direction
-Non vraiment, je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais ce n'est pas moi.
Son avant-bras toujours tendu vers moi, il me dévisagea pendant de longues secondes, avant de plonger sa main dans sa poche. Il en sortit un téléphone et y chercha avec hâte une photo. Une photo de moi, la main posée sur l'épaule de ce militaire, un cigare à la bouche. Je ne fume pas.
-Qui est cette personne ? Demandai-je, choqué.
-Alexandre de la Favelaie, un très bon ami à moi. Vous êtes surs que vous n'êtes pas parents ? Vous lui ressemblez comme deux goutes d'eau.
-J'ai été adopté, avouai-je, je n'ai jamais connu mes parents biologiques...

Oeil pour oeil

le 01 Dec 2014 à 19:49
James avait été abattu d'une balle dans la tête, il tenait dans sa main son médiator fétiche. Un des hommes cagoulés a du penser qu'il s'agissait d'une lame. Plus personne ne parle, plus personne ne bouge, mais mes pensées crépitent. J'entends mon sang battre les tambours de guerre dans mes tampes, et chaque os de mes mains craquer sous la pression de ma colère. Je m'élance entre les chrétiens pétrifiés par la peur, comme si le temps s'était arrêté, je saisis le pic de bois qui me servait à tenir mon chignon. Je saute à la gorge de l'assassin en uniforme, et y plante ma vengeance. Un coup de matraque m'assomme.

Je me réveille menottée dans un fourgon, au côtés de 4 autres détenus. En face de moi, deux hommes de peau noire dorment, ou plutôt sont évanouis, étant donné la quantité de sang qui a coulé de leurs visages. Un jeune homme aux cheveux en crète, le dos courbé, joue avec son piercing à la langue. A côté de moi, un homme d'une quarantaine d'année en chemise et cravate regarde le plafond.
-Excusez-moi, lui chuchottai-je, vous savez où on nous emmène ?
-Prison militaire, le colonel Atlas se la joue troisième Reich. Répondit-il avec un calme étonnant.
-Mais c'est impossible, j'ai un fils qui m'attend !
-Bah tu ferais mieux d'espérer jamais le revoir alors Mamie, marmonna le jeune punk, parceque tu vas pourir là-bas. Aufait, moi c'est Rick.

Le fourgon s'arrêta soudain, et les portes s'ouvrir deux deux militaires tenant un homme menotté inconscient. Ils l'intallèrent à côté de moi.

-Il a tué un connard lui aussi ? demanda Rick

Un des militaires lui donna un violent coup de matraque en plein visage avant de refermer les portes.

-Le convoi des assassins, soupira l'homme en costard. Moi c'est Edouard.
-My... Myriam. Alors j'ai tué cet homme ?
-On dirait bien ! Nous interrompit Rick en tendant la main vers moi. High Five !

La triste corde

le 28 Nov 2014 à 17:36
Une corde à noeud coulant peut certes servir à bien des choses, mais celle qu'on nomme Jacques se plait surtout autour du cou des jolies filles.
Depuis toujours, elle enlasse les nuques jusqu'à leur dernier souffle, avant de s'envoler dans la nuit. Après tout, ce n'est qu'une corde, que pourrait-elle faire d'autre ? Tirer la détente d'un pistolet, elle sait faire ça aussi.
A quoi bon essayer de changer ? Elle n'a jamais pu, même en se mariant à une femme magnifique, qu'elle a finit par détester, et endormir d'un sommeil éternel. Voilà qu'elle vient de personne la deuxième femme qu'elle n'aie jamais aimé.
Aujourd'hui elle n'a plus rien, qu'un passé de meurtrier et un destin encore plus simple. La corde est usée, fatiguée. Pour la première fois de sa vie, la corde est triste.
Dans la ruelle sombre, Jacques trouve un vieux couteau rouillé entre deux poubelles, c'est un signe suffisant. La corde s'en empare, et commence à se trancher. Elle ne fera plus jamais de mal.

L'ours, la louve, et le rat - Séléctionné par la rédaction

le 28 Nov 2014 à 17:10
Pendant qu'Abdel se cassait le cul à essayer de dresser son rat qui aboie, j'ai essayé de me décontracter en écrivant un petit rap.

"On est tous dans la même galère,
Famine, chaos, anarchie,
Une louve et et un ours dans leur tanière,
Ah, et puis un rat aussi.

Tu remues la queue en bavant,
T'avise pas de ruiner le tapis,
On en trouve plus chez le marchand,
On ne trouve plus rien par ici.

C'est pas l'enfer, mais pas loin,
Certains se battent pour le pouvoir,
D'autres seulement pour un bout de pain,
Il y a même du sang dans mon couloir,

On est tous dans la même galère,
Famine, chaos, anarchie,
Une louve et et un ours dans leur tanière,
Ah, et puis un rat aussi.

Celui qui la joue solo
Fera d'vieux os,
Il va finir dans une ruelle,
Celle qu'on appelle monde cruel,

Mais moi j'vous laisserai pas creuver,
Tant que j'aurais un peu de son à cracher,
J'vous tendrai la main pour vous relever,
Et le poing à ceux qui vous on fait tomber,

On est tous dans la même famille,
Famine, chaos, anarchie,
Une louve et et un ours dans leur abris,
Ah, et puis un rat aussi."

Vous rêvez si vous croyez que j'vais raper ça un jour. Mais au moins ça m'a calmé. Je m'approche des deux débiles. Abdel me sourit, et le chien essaye de me lécher le bout des doigts. J'avoue que c'était pas une idée débile de s'acheter cette boule de poil...

La fourmillière

le 28 Nov 2014 à 16:53
On n'a pas attendu longtemps pour entamer mon "accompte". Un joint, puis deux, puis trois. Visiblement, elle était aussi soulagée que moi par notre accord.
-J'ai vraiment cru que t'allais me flinguer ! Dis-je en rigolant
-J'ai vraiment cru que j'allais te flinguer. Renchérit-elle en plein fou-rire.

Ce n'était certes pas la réponse que j'attendais, mais j'étais trop défoncé pour m'en préoccuper. Tout dans la tente était magnifique. Au sol, devant l'entrée, une farandolle de fourmis curieuses danse en cercle.

-Tu sais, dis-je en reprenant mon sérieux, je croyais que t'étais une fourmi !
-Une fourmis ? Je suis une panthère !
-Non sérieux, une fourmi, dans une jolie fourmillière...
-Oh ouai, une fourmillière, s'extasiait-elle
-Et moi tu vois, j'étais une pauvre chenille qui s'est retrouvée là par hasard. Et c'était cool de vous aider à travailler, mais j'avais l'impression que je serais jamais vraiment des vôtres.
-...
-C'était qui le mec à qui tu parlais ?
-Personne, reprends ton histoire de fourmis, j'aime bien, me dit-elle d'une voix enfantine en me tendant le joint.
-Ouai donc... je tirai une grande taffe avant de reprendre mon conte. J'essayais de faire semblant d'être pareil, mais j'ai jamais été une fourmi, j'suis incapable de marcher droit. J'suis une chenille solitaire, et pas très débrouillarde...
-Hey, détends-toi, tu t'en es très bien sorti. Et t'as raison, t'es pas fourmi, c'est pour ça que je t'ai approché. J'avoue que t'es trop une chenille. Bah je vais te transformer en papillon.

Nous commencèrent à rigoler tous les deux, en observant la fumée tournoyer dans les airs. Je pouvais déjà voir les ailes magestueuses que j'étais prêt à enfiler. Au milieu de cet instant onirique, la fermeture de la tente s'ouvrit, et le mec à qui elle parlait plus tôt passa la tête par l'ouverture. Il nous regarda à tour de rôle, et Lola -ou plutot Valentina d'après son passeport- lui fit comprendre d'un signe de tête que j'avais rejoint leur cause.

-On a un problème. Dit-il avec un calme surprenant.

Lola se leva sans attendre, semblant avoir repris instantannément ses esprits.

-Viens avec nous, me dit-elle en rejoignant son complice dehors.

Pauvre petite chenille, il est temps pour toi de déployer tes ailes...

Princesse

le 27 Nov 2014 à 19:32
-Sérieux, tu te fous de moi ? lança-t'elle à Abdel
-Je sais bien que c'est pas ton style, mais c'est bon reste cool. Essaya-t'il de la calmer
-Nan mais j'te parle pas que de la robe. T'as craqué ou quoi ? Une teuf du FN ? La voix de Nour commençait à s'échauffer
-C'est pas le FN, c'est le nouveau gouvernement. La corrigea-t'il
-Bah ça ça reste à voir...
-Justement, c'est pour ça qu'ils ont besoin de jeunes comme nous. J'te jure, on va être des rois ce soir. On s'habille, on va s'empifrer de champagne, et hop, on se taille avec des petits fours plein les poches.
-Mouai, j'avoue que ça me tente bien de me faire appeler Madame pour une fois. Mais sérieux, tu les soutiens pas quand même ?
-Nan, je cherche les bons plans c'est tout.
-Hm... Okay, mais quand je dis "Stop" c'est stop ok ?
-YES ! Allez Princesse habille-toi.
-Fous-toi de moi ouai...

Nour enfilla cette magnifique robe noire que lui avait ramené Abdel, tandis qu'il s'eschinait à nouer sa cravatte. Une fois prêts, ils se dirigèrent vers la mairie de Lyon, où les partisans de Marine LePen avaient organisé une fête pour célébrer son putsch, et s'assurer le soutient des Lyonnais les plus influents. Mixité était le maître mot.

Sans surprise, de nombreux manifestants se trouvaient devant la mairie pour protester contre cette réunion bourgeoise en plein temps de crise. Nour était paralysée devant cette foule. Elle avait honte de la robe qu'elle portait. "On est des putes" murmura-t'elle à Adbel en lui aggripant le bras. "Mais nan, viens on traverse. Prends ton invitation."

"INSOUMIS ! INSOU... Ark !" Un gros monsieur s'étouffait en essayant de scander son slogan. Un jeune dandy l'épaulait et reprit de sa voix efféminée "Insoumis ! Insoumis !". Une vieille dame les applaudissait en sautillant sur elle-même, elle renchérit "Allez, Malanchon, allez, Malanchon !".

Nour avait reconnu Margareth Didot, et lacha la main d'Abdel. Elle s'approcha d'elle
-C'est Mélenchon, Margareth, Mélenchon.
-Oh ! Natasha ! s'écria Mme. Didot en prenant Nour dans ses bras.
-Nour, la corrigea-t'elle, Nour.
-Tu viens pour la "révolution" ? demanda Margareth d'un ton ironique -elle avait multiplié les clins d'oeils sur le mot "révolution", en montrant le gros monsieurs de la tête, elle lui chuchotta à l'oreille : Il est convaincu que LePen a volé le pouvoir à Chirac...
-Euh... Non, je devais...
Nour tourna la tête vers Abdel, et vit sur son visage une expression qu'elle n'aurait jamais cru y voir : le mépris. Il regardait les amis de Margareth comme si ils ne valaient rien. Lui, habituellement si gentil, avait été transformé en connard par un simple costard.
-Abdel, lança Nour en jetant son invitation au sol, stop.
Elle s'empara d'une des pancartes que l'étrange compagnie tenait. "Ma France a trois couleurs, non au bleu Marine".
Abdel secoua la tête en signe de désaprobation, puis disparu dans la foule, en direction de la porte de la mairie.

Politique

le 27 Nov 2014 à 19:03
-Qu'elle aille se faire voir avec son putsch ! Explosa Albert avant de se lever, le poing vers le ciel. INSOUMIS ! INSOUMIS !-Ouai, pas mal, acquiessa Edouard. Mais comme je te l'ai dit, "insoumis" ça sonne pas assez bien. C'est pas assez glamour, tu connais ce mot au moins grand-père? Les éveillés ils sont bien géré leur coup.-Ces enfoirés... marmonna Jean-Rémi-Oh ! S'exclama Margareth. Jean-Rémi ! On ne jure pas à ma table !-Mais enfin Margareth, reprit-il...-On ne m'interrompt pas ! Répondit-elle en lui prenant son assiette. Voilà, fini le ragoût !-Mais j'avais pas fini...-Teuh ! Postillonna-t'elle pour lui clouer le bec.Un grand silence s'installa dans la salle.-Euh... Oui donc, reprit Albert. On est bien d'accord, je commence à beugler, et là vous sortez vos pancartes. Pas question qu'on se laisse avoir par une blondinette !-Quelles pancartes ? S'étonna Margareth.-Celles-là ? Lança Edouard en pointant la dizaine d'affiches que la joyeuse compagnie avait réalisé pendant l'après-midi."Pas de putsch dans ma soupe""Chirac président""Mon drapeau a trois couleurs, non au bleu marine""C'était mieux avant""Je ne voterai pas pour ceux qui prennent le pouvoir sans élection"...

Des limites

le 25 Nov 2014 à 16:54
Mme. Didot accueille tout le monde autour de sa table, mais il y a des limites ! Hier, autour d'un délicieux ragout de mouton, accompagne de pommes de terres et de carottes que Margareth cultive elle-même, relevé avec du sel de guérande et du romarin, c'est une recette de famille... bref ! 

Autour de ce somptueux repas qu'elle avait préparé pour 6 personnes, elle prévoit toujours de très grandes quantités depuis que les choses se sont compliqués avec l'économie, quoi qu'elle ne comprenne pas très bien pourquoi on en fait tout un pataquès, que les gens se retroussent les manches et commencent a travailler vraiment, au lieu de passer leur temps sur un ordinateur a regarder des idioties avec plein de chiffres, elle a vu des traders a la television l'autre jour, et s'est mise a pester durant 15 bonnes minutes, avant que Nagui ne reprenne l'antenne. Elle aime bien Nagui.

Ou en étions-nous ? Ah oui, hier ! A ce propos, qu'est-ce qu'il a plu, c'est incroyable ca ! Il parait que c'est a cause des voitures. C'est fou ce qu'on peut entendre comme sottises a la television. Des voitures qui font de la pluie ! Qu'on les envoie en Afrique alors, ils seront bien content d'avoir de l'eau les pauvres.

Reprenons, il y avait Jean-Remi le policier, Edouard ce petit jeune homme qui voudrait être paye pour faire des dessins, Albert le bouche, Elisabeth, ahh Elisabeth, cela fait maintenant 41ans qu'elles se connaissent. Elles en ont vu des "crises", "crises", tout le temps des "crises", elles s'en sont toujours tirées ! Il suffit de se serrer les coudes !

Ah, l'eau est entrain de bouillir !

Famille

le 25 Nov 2014 à 16:39
Nour remarqua la television allumer depuis la vielle, en buvant son cafe. Elle se surprit a suivre l'horoscope, bien qu'elle n'y ai jamais cru. Lorsque vint le tour des scorpions, un coup violent retentit a la porte. Elle se dirigea vers l'entrée, en gardant le regard fixe sur cette vieille dame ridicule qui lisait les astres.

"Votre conception des loisirs se résumera cette fois à une chose : tout pour la famille. Il est vrai qu'après les heurts et les problèmes rencontrés dernièrement, vous serez trop content de pouvoir profiter, en toute sérénité, de grands moments de détente auprès des êtres que vous aimez."

On toqua encore violemment a la porte, a plusieurs reprises.

"Ouai j'arrive !" Gueula Nour

En regardant par le judas, elle ne vit personne dans le couloir, mais ouvrit avec précaution, pour verifier si on n'avait rien laissé devant la porte. Un bras ensanglanté passa par l'ouverture. Nour étouffa un cri mais sa tasse de cafe sur brisa par terre. Elle s'empressa d'ouvrir pour trouver Adbel, une balle dans l'épaule gauche.

"Bordel il s'est passé quoi ?" s'écria Nour

"Des punks nous on braqué, les autres les ont retenu pendant que je me tirait avec le fric, un de ces connards m'a touche au bras pendant que je me barrais"

"Attends-moi la, je vais chercher les clés de ta caisse"

Arrives devant l'hôpital, ils constatèrent avec rage que celui-ci était fermé a cause des grèves.

"Ok, pas le choix" se résigna Nour en faisant crisser les pneus.

Quelques minutes plus tards, elle arrêta la voiture dans une petite ruelle que Adbel semblait reconnaitre. Elle l'aida a sortir et l'épaula jusqu'a une petite porte sur laquelle elle frappa trois coup. Puis trois autres... Et encore trois.

Une vieille dame finit par ouvrir sans la moindre precipitation.

"Qu'est-ce que c'est encore ? Oh ! Ma petite Natasha, et tu es revenue avec ton ami Abadou ! Vous venez pour la soupe ?"

"Pas vraiment Margareth, répondit Nour avec une voix angélique qui ne lui allait pas si mal, Adbel est blessé, tu aurais de quoi le soigner ?"

"Il est encore tombé en bicyclette le voyou ? Venez, j'ai ma trousse de secours dans la salle de bain !"

Complicité - Séléctionné par la rédaction

le 25 Nov 2014 à 16:12
"Allez vous faire foutre ! Vous ne toucherez pas a un cheveux de ma femme" Répondit Loic dans un râle épuisé.

"Interessant" répondit leur ravisseur, en jetant son journal par terre, avant de décrocher a Loic une droite si fulgurante que sa chaise bascula en arrière. Son visage tomba a plat sur le sol terreux et humide de la cave ou nous nous trouvions. Du sang coulait de sa bouche, se mélangeant a une flaque jaunâtre dont il ne souhaitait pas connaitre la provenance...

L'homme avait la carrure d'un boxeur poids lourd, mais portait un costard Pierre Cardin qu'il prit soin de remettre en place après son excès de colère. Le sang de Jacques se glaça lorsqu'il posa son regard sur lui, en inclinant légèrement la tete, comme un serpent près a bondir sur sa proie.

"Et toi, l'avocat ? T'as quelque chose a me dire ?"

Ironiquement, le regard de Loic se posa a ce moment sur l'horoscope des beliers :

"La prise de parole devant un public nombreux constituera pour certains natifs du signe un problème grave. Par manque de confiance en soi, ils seront saisis par le trac qui les paralysera. D'autres natifs, au contraire, ne pourront pas s'arrêter de jouer aux moulins à paroles, quitte à débiter des sottises !"

"D'accord, d'accord, je vais tout vous dire !" gémit Jacques

"Ferme la, salop !" Rétorqua Loic

Notre geôlier s'empressa de lui coller un coup de pied en plein ventre, lui arrachant un cri accompagne d'une giclée de sang.

"A une condition" Reprit-il, en l'invitant a se rapprocher d'un signe de tete. Lorsqu'il fut assez près, il expliqua "Il me fait chanter, tuez-le et je vous dit tout."

L'homme se releva, perplexe, puis haussa les épaules. En moins d'une seconde, il sortit un pistolet de sa poche intérieure et tira deux coups dans la tete du survivaliste.

"Je t'écoute"

"Ils sont en protocole delta 6, ce qui signifie qu'elle ne quittera pas la maison pendant 72heures après une tentative d'infraction, et la nuit. Si je n'ai pas perdu le compte c'est demain soir. Elle y est donc toujours."

"Me raconte pas de salade, on a fouillé toutes les pieces."

"Dans la buanderie, le compteur électrique dissimule un boitier. Il permet d'ouvrir une trappe dissimulée sous la chaudière."

"Le code ?"

"Empreinte digitale." Annonça Jacques avec un sourire sadique.

"T'es pas un avocat comme les autres toi."

Pendant 10 longues secondes, les deux hommes se fixèrent dans les yeux. L'un pour s'assurer qu'on ne lui avait pas menti, l'autre pour sauver sa peau.

"Tu viens avec nous." Finit par decider l'homme en costard.

Le renouveau

le 20 Nov 2014 à 19:43
Il était temps de reprendre sa vie en main. Maintenant qu'elle avait laché ce boulot de Laurent, elle allait pouvoir s'envoler ! Une énergie sans précédent la traversait. Evidemment, la situation de la France de l'aiderait pas à gravir les échelons, mais elle avait bon espère en cette nouvelle cohabitation Hollande-Sarkozy. Les choses allaient finir par s'arranger.

Elle décida d'aller faire un tour. Elle marchait sans les rues, le sourire aux lèvres, plus radieuse que jamais. Elle croisa une jeune femme entrain de fumer une cigarette. La petite rouquine était vétue toute de noir, et tirait une tronche d'enterrement. Pourtant, une étrange beauté se dégageait de son regard sombre. Myriam s'approcha d'elle et dit d'un ton chaleureux :

-"Bonjour, excusez-moi, pourrais-je vous emprunter une cigarette ?"
La gothique la fusilla de regard pour avoir interrompu son intense inactivité, adossée devant la porte d'un bar mal éclairé. Elle sorti une cigarette de son paquet noir et la tendit à Myriam, qui resta gênée quelques instants, n'osant la déranger encore une fois. Elle soupira et sortit son zippo rouge pour allumer la cigarette dans la bouche de Myriam.

-"Tiens, votre briquet n'est pas noir, surprenant !" plaisanta-t'elle
-"..." La jeune femme la fixa, avec un regard un peu moins meurtrier que le précédent
-"Bon euh... Je vais vous laisser tranquille" balbutia Myriam
-"C'est bon, assieds-toi"
-"Pardon ?" répondit-elle surprise
-"Tu te pavannes en souriant alors que tout fout le camp, c'est courageux, je respecte ça."
-"Le sourire c'est pas trop ton truc toi !" Plaisanta-t'elle encore une fois
-"..." après quelques secondes de blanc, les lèvres noires de la jeune fille se courbèrent presque imperceptiblement. Il s'agissait sans doute d'un sourire. Myriam se surprit à rougir.
-"C'est quoi ton secret ?" demanda Alice, prénom qu'elle ne révèlera qu'après 3heures de discussion en face de ce bar, autour de quelques pintes de bières.
"J'ai été sous anti-dépresseurs pendant 15ans."
Alice leva son verre et le finit d'une traite, et proposa d'aller en chercher deux autres.

Au fur et à mesure que le soleil se couchait, le visage noir est blanc d'Alice prenait de plus en plus de contraste, on aurait dit un dessin. Myriam se laissait aller, racontait ses rêves les plus fous, tous ses regrets, les conneries qu'elle a fait, toutes les années qu'elle a perdu dans sa petite vie de bourgeoise frustrée. Sa nouvelle amie écoutait, sans acquiesser à chaque phrase, comme le font ceux qui n'écoutent pas vraiment. Elle était impassible, mais son calme froid ne rendait l'alégresse de Myriam que plus intense. On dit que les opposés s'attirent, ces deux femmes n'avaient rien en commun : Myriam n'avait jamais embrassé une femme avant ce soir. Mais ce fût le baiser le plus délicieux qu'elle n'avait jamais goûté. A peine une seconde après que leurs lèvres se soient décollées, Alice se leva et enfila son manteau.

"Je dois rejoindre des potes dans un autre bar. Tu devrais venir avec nous, ils sont cools. C'est des Éveillés."

Un café ?

le 20 Nov 2014 à 18:40
Après lui avoir rendu son téléphone, j'enclenche mon mode séduction : Sourire en coin, compliments, air nonchalent... De toute façon elle était déjà cuite, elle et son coeur brisé. Je lui propose de la raccompagner chez elle, évidemment elle accepte. Bien joué mon p'tit Juju, il était temps que tu trouves quelquechose à te mettre sous la dent ! Et puis si ça se trouve, je pourrai lui emprunter un peu de thune, elle a l'air aisée.

Elle habite pas tout près, un point en moins. Mais elle rit à mes blagues, ça lui fait déjà +10. Elle est peintre, +20, d'art moderne, +20. Elle rit encore, sans raison, j'arrête de compter. Je la regarde se placer une de ses mèches blondes derrière son oreille rougie par le froid. Sa joue rose est découpée par la faussette qui souligne son sourire. On parle de nos artistes préférés, on cite par coeur des répliques de The Big Leboswki, on danse la Carioca, et on débat sur qui est le meilleur personnage de Marvel. "Wolverine" "Spiderman !" "Non je déconne, le meilleur de tous c'est Ironman" "Oh merci ! Tu m'as fait peur !".

Arrivé chez elle, je ne pense plus à lui demander du liquide, j'oublie les flics, mon ex, je veux juste profiter à fond de sa présence. Elle s'approche de moi, et commence à déboutonner ma chemise. Je bloque ses mains.
"Attends."
"Quelquechose ne va pas ?" me demanda-t'elle surprise, et un peu vexée
"Je... je sais pas trop. Tu vas trouver ça dingue, en tout cas dans ma tête ça n'a aucun sens. Mais... tu me plais trop pour que je veuille faire ça maintenant."
Elle me fixe, sans bien comprendre où je veux en venir.
"Tu es exceptionnelle Charlotte, je crois que j'ai jamais rencontré quelqu'un qui me plaise autant. Alors je m'en voudrais terriblement si demain je me réveillais à côté de toi, et qu'on se regarde comme des inconnus qui vont se quitter sans se laisser leur numéro. Surtout qu'on m'a volé mon portable."
"Oui, je sais" dit-elle en souriant.
Je m'emballe.
"Tu vois, j'ai envie de t'emmener boire un café au quartier latin, je veux que tu me racontes toute ton histoire, je veux voir tes peintures, regarder des films avec toi, fumer, lire, rire, je veux t'offrir des fleurs. Non, les fleurs c'est trop cliché, un petit chien ?"
On rigole tous les deux, elle se mort les lèvres, et m'embrasse sur la joue.
"A cette heure-ci je pense que tout est fermé, répond-elle, mais je peux nous faire du café si tu veux."

Une seconde de Paradis

le 20 Nov 2014 à 18:13
Ses lèvres se déposent sur les miennes, je me laisse faire. Pour la première fois de ma vie, je me laisse faire. J'ai pas envie de m'affirmer, je veux pas ouvrir ma gueule, rien ajouter, cet instant est parfait. Toute notre histoire explose dans ma tête, comme une révélation. D'où j'ai rien remarqué depuis le début ?

Toute à l'heure encore, quand il est venu me chercher, il était trop sympa avec Margareth. Il a rit avec elle, a prit le temps de l'aider à déplacer son canapé. Depuis quand la gentillesse me plait ? Le goût de ses lèvres m'emporte jusqu'à notre première rencontre. Ma première fois à la salle, j'me suis explosé le poing sur un sac trop dur. Il est venu m'aider, mais pas juste poser de la glace sur ma blessure comme avec une gamine. Il a vu direct que j'étais une battante. "En attendant que t'ais plus mal, je t'apprends les kicks si tu veux." Une heure et demi à faire valser les sacs du pied.

Nous voilà maintenant dans la chambre, je ne me souviens même pas d'y être entré, je pige que dalle à ce qui se passe, mon cerveau ne m'appartient plus. Je suis dans ses bras, comme la dernière fois que je l'ai vu, à la salle. Il m'avait rattrappé pendant mon faux malaise. Mais cette fois, je simule pas. En chute libre vers son torse, je l'embrasse comme jamais je n'ai embrassé personne, il me caresse comme je ne me suis jamais caressé. On baise pas, on fait l'amour, je crois. Je le griffe pas pour l'exiter, je le fais parceque je ne peux pas m'en empêcher. Il me rend dingue. Ma colonne vertébrale se tord, je tremble, je crie, je pourrais presque pleurer. Du bout du pouce, il essuie cette larme de bonheur qui coule le long de mon visage.

Trois heures du mat, on dort toujours pas. Aucun de nous ne prononce un mot. On se regarde, droit dans les yeux. Je parcours son corps du bout des doigts. Bordel il est beau ce con. Je me sens tellement bien, tout est parfait. Plus rien ne pourrait m'atteindre.

Quelqu'un défonce la porte... J'ai parlé trop vite.

Où es-tu ?

le 20 Nov 2014 à 17:54
J'entends son rire derrière le vieux chêne, et m'en approche, l'air de rien. Soudain, je m'élance à sa poursuite en hurlant. Elle pousse de petits cris aigus entre deux éclats de rire, et tente de m'échapper en slalommant entre les arbres. Les passants nous regardent en levant les yeux, est-ce si étrange de voir deux jeunes trentenaires jouer à "Attrape-moi si tu peux" ? Peu importe, nous nous aimions. Je finis par attraper Liliane par le poignet, et la tire contre moi. Elle m'embrasse fougueusement, et nous nous laissons tomber dans l'herbe.

Pas une seconde, depuis que je l'ai rencontrée, je n'ai regretté quoi que ce soit. Pas une seconde, je n'ai ressenti ces pulsions qui faisaient de moi un monstre. Lorsqu'elle m'embrasse, je me sens humain, je suis un homme heureux. Lorsque je glisse tendrement mes doigts entre les siens, je me demande pourquoi il n'y a pas encore d'anneau à son annulaire. Je cesse de l'embrasser pour la fixer dans les yeux. Elle me sourit, puis prendre le même air sérieux que moi, m'interrogeant du regard. Notre coeur battent à l'unisson, et nos souffles chauds se mélangent à la brise qui déplace les feuilles brunes de ce mois de novembre.
"Veux-tu m'épouser ?" lui demandai-je sans détour.
"Oui" me murmura-t'elle avant même que je n'aie fini de prononcer le dernier mot "Mais c'est à toi d'aller te cacher !" ajouta-t'elle en se retirant de mes bras.
Quelle sote ! Qui voudrait jouer à ce jeu idiot quelques secondes après nos fiançailles ? C'est pourtant ce que j'aime chez elle. Imprivisible, vivante... Parfois elle m'appelle en pleine nuit, de la rue en face de mon appartement, pour m'inviter à la rejoindre sous la pluie. J'obéis toujours à ses folies, c'est sans doute ce qui me rend si serrein. Je pars me cacher derrière une statue. Je l'entends ricanner au loin.
"Où es-tuuu ?" crie-t'elle
"Jacques !"
"Jacques réveille-toi !"
"Debout !"

Loïc me secoue de bon matin. "On a du pain sur la planche ! Il faut que je t'explique le protocole adapté à cette situation : alpha 1"
Je me lève tant bien que mal, me frottant le visage entre les mains. "Où es-tu ?" répète la voix de Liliane dans ma tête.
 

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