C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour
631 points2

Léautaud

Jules Nom non renseigné
Devise non renseigné
Site internet non renseigné
Paris

Ses personnages (2)

Thierry
« O argent, Dieu visible, qu'est-ce que tu ne nous ferais pas faire."
Antoine
Mené , pas guidé

Ses participations (22 publiées - 0 gagnante)

Jerrican

le 17 Nov 2014 à 19:20
Je ne peux plus travailler . Mon lieu de travail est bloqué . Ca va me faire des vacances . Depuis le temps que j'en rêvais .
J'espère qu'ils lâcheront les victimes . Et qu'ils garderont le directeur . Ah , ah , le rêve .
A la nuit tombée , je suis passé en voiture dans la zone industrielle chercher ce qui m'intéressaient . Le van n'a pas bougé . Les portes sont intactes . Pas un zouave à la ronde . Je charge les cassettes de billets . Toutes . Une , deux , trois , quatre ...Au nombre de vingt. Je gomme les traces sur les poignets de la porte . Je fais de même sur le volant du véhicule . Je nappe les cassettes d'une double couverture dans le coffre de ma voiture. Sortir le bidon . J'ouvre le jerrican d'essence . Des gouttes éclaboussent sur mon pantalon . J'encercle le van , dessus , sur les côtés , à l'arrière . J'ai allumé une feuille de papier à l'aide de mon briquet , et j'ai contemplé le spectacle . Le van commençait à flamber . J'ai sorti la voiture et j'ai taillé la route . dans le rétroviseur , je voyais le camion s'enflammer , toquer , puis exploser . Sacré feu d'artifice . Demain , on annoncera l'évènement . "Van retrouvé , argent sain et sauf". Ah non ... Aucun barrage à l'horizon . J'emprunte le parcours habituel pour rentrer au lotissement . Se garer . Attendre la nuit profonde . Pour expérimenter le bain d'huile . J'ai besoin de repos . Pour oublier .

Le premier colis

le 16 Nov 2014 à 14:48
Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @Thierry Le lundi 17 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendrait un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

La rumeur de la ville

le 12 Nov 2014 à 20:12
Je regarde le plafond de ma piaule. Et si je taillais la route ? Rien ne me retient , après tout . Je pourrais partir en ballade , aux frais de la princesse , maintenant que j'ai accumulé le pécule de la vieille . Je guette l'heure où elle rentre . Je descendrai pour lui éviter de venir taper à ma porte . Faire le gentil locataire , ça me connait . J'étais parti comme ça en douce , une fois au matin . La coloc ne m'a jamais retrouvé . Juste pour un mois , elle s'en remettra ."Antoine!" . C'est Madame Gonzague qui me helle . Je descends tout penaud , la chemise bien mise , j'ai effacé les traces de terre de mon jean . Je vais avoir le droit à son sermon . " C'est bien vous avez avancé, mais vous aurez fini quand ?" . J'ai opiné du bonnet , en lui lançant une réponse vague "Avant lundi ça vous va ?".  Elle est reparti à ses occupations puis s'est détournée " Tenez au fait , vous avez du courrier . Votre mandat peut-être ?" m'a t'elle lancé d'un air sardonique . Je suis parti , muet .  Elle a repris ses occupations de cuisine , aimable comme une porte de prison . Sur mon matelas , je pose le paquet d'un certain@Noé . Drôle de lettre . Une secte ? Un illuminé de l'actualité de ces derniers jours . Je n'en veux à personne . Et j'espère que personne n'en veut à mon argent.  Pour l'instant , j'ai envie de respirer , d'humer les airs de la ville de Bordeaux, tâter le pouls des énervés , des gens devant les banques . Parait que ça charrie du lourd devant les enseignes de distribution.

Le premier colis

le 11 Nov 2014 à 11:30
Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @Antoine Le mercredi 12 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendra un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

Le premier colis

le 11 Nov 2014 à 11:30
Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @Antoine Le mercredi 12 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendra un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

Société dégénérée

le 10 Nov 2014 à 17:36
Quand je suis arrivé devant l'agence de la banque , des barricades fermaient l'accès . Une voiture de policiers CRS donnait le ton . A l'extérieur , des badauds criaient . "Vendus , lâchez l'argent , vous ne pouvez plus rien !". Des slogans et des banderoles fusaient "L'Euro ne bande plus , nous avons encore faim!". Je regardais la population , mélange d'anciens et de jeunes , la gorge éraillée , à force de trop crier . Depuis quand étaient-ils là ? Que savaient-ils exactement de ce qui se tramait à l'intérieur ? Les mouvements de foule m'ont toujours effrayé et somme toute plus ou moins ennuyé . La folie gagnait les rues d'Hellemes. Je me suis éloigné . Je regardais les enseignes de marchands de vêtements , pas un signal lumineux ne fonctionnait , dans la rue habituellement piétonne et marchande . H&M noyait sa tristesse avec sa grande vitrine brisée , lacérée . Des voyous avaient tenté un vol de stocks . Eux aussi . Je suis entré dans un café . J'ai commandé une noisette . "Ca on peut encore " a répondu le patron , d'un rire goguenard . Quelques buveurs au zinc ont ri . Je suis descendu aux toilettes , le sac à la main . Je me regardais dans la vitre des toilettes , je changeais une nouvelle fois de chemise , puis enfilais un  bas de jogging. Je remontais , les clients maintenaient leurs regards vissés sur le petit téléviseur du Café . Ma boite faisait parler d'elle . Pas un seul mot sur moi. Les faits étaient lus , simples, comme un  prompteur "Fourgon disparu , attaque en sous-sol , prise d'otages , aucun heurt pour l'instant". "S'ils croient que par la violence , ils vont obtenir quelque chose " lança un vieil homme .  Je réglais ma consommation . Le patron m'indiqua qu'il demanderait  l'appoint , si je comptais revenir les jours suivants . J'opinais du bonnet. Je suis entré dans ma voiture. Les gens ne désemplissaient pas devant la Société. Le périmètre de sécurité avait été agrandi entre temps .

Un petit doute

le 08 Nov 2014 à 23:37
Un Petit Rien a interagi avec moi :
L'assemblé est une véritable réussite. @Charlito est aux anges comme tous ces amis. Mais aujourd'hui, j'ai un petit doute. Écrire notre propre constitution est la meilleure des choses qui puisse nous arriver. Ne pas laisser aux politiques écrire le texte qui doit protéger le peuple des politiques est une évidence. Oui, mais comment l'écrire ? Comment constituer l'assemblée constituante ? Par l'élection ? Non, ce serait encore laisser aux plus beaux parleurs l'occasion de mener la danse. Le tirage au sort s'impose. Mais comment l'organiser ? Cela semble si compliqué. Un doute m'envahi. Un grand doute. J'ai laissé mes livres à la maison, je ne sais plus où sont les textes qui pourraient m'aider. Je ne sais plus ...Finalement le doute s'estompe. Je n'ai plus qu'un petit doute. La théorie ne nous sera d'aucun secours. Passons à la pratique, aussi simple que possible. Formons des groupes de 10 par proximité. Inscrivons sur des morceaux de papiers le noms de ceux qui sont prêts pour participer à l'assemblée constituante. Mettons les dans un chapeau et tirons au sort celui qui représentera les dix : 1 pour 10. Tous les tirées au sort du premier tour de chapeau se réunissent par groupe de 10 et renouvellent l'opération : 1 pour 100. 3ème tour à l'identique : 1 pour 1 000. 4ème : 1 pour 10 000. 5ème :1 pour 100 000. 6ème : 1 pour 1 000 000. Là il nous reste 60 personnes tirées au sort. Ce qu'il faut pour l'assemblée constituante. Ils écrivent la constitution et puis ... et puis ... Je ne sais pas. Je ne sais plus. Aidez moi @Baratribord @Matt @Charlito @Alex V. @Victor @Timothée @Jérémie @Thierry  @Franc=Peuple Libre @Guy @JB Monnayer  @Laura Froid @ Marianne Guérin  . Que fait-on après ? On propose un référendum pour que le peuple approuve ou rejette cette constitution. S'il l'approuve on l'applique. Mais s'il la rejette ? On refait le processus de tirage au sort, les 6 tours de chapeau pour composer une nouvelle assemblée constituante. Et encore ... Je ne sais pas. Aidez moi !@Jérémie

Autre tournure

le 06 Nov 2014 à 03:17
Je me suis réveillé vers quatre heures du matin . Par habitude . L'écran de la télé battait des yeux dans mon salon . J'ai ouvert les miens , écarquillés . J'ai rangé les canettes de bières et la dinette jambon-fromage que je m'étais faite . J'ai éteint le poste  et allumé la radio dans la cuisine . Un bol de café pour me réveiller . Hier , ai-je rêvé ou réalisé mon rêve . Les infos ont tonné dans ma tête . "Après le braquage râté de la Société Générale de Hellemmes qui a fait deux morts au sein du personnel de la banque , un des apprentis braqueurs n'en est pas resté là ... Prise d'otages peu de temps après ... Nous sommes en direct face à la banque Avenue des Flandres où Monsieur Walkowiac est retenu avec des membres du personnel...". J'ai failli m'étrangler. Pendant ma fuite , les énergumènes qui nous avaient attaqué , avaient atteint l'intérieur de la banque pour commettre l'irréparable. Je suis resté confondu dans le miroir de la salle de bain . J'ai posé mon rasoir . "Ah le vent tourne , ça change tout.Je vais rendre les armes, ramener le fourgon . Je prétexterai une attaque . Pas celle du gang de la banque . D'autres malfaiteurs . J'espère qu'on me croira. Je sais bien jouer la comédie. Walko ne pourra pas avoir de présomption sur moi . Impossible". Le monologue allait et venait dans ma tête . Il fallait agir avant le lever du jour . Je me rhabillais avec les vêtements de la veille , défaits , salis de terre. J'ouvrais les portes du garage . Personne en vue . La voie était libre.

Butiner

le 05 Nov 2014 à 10:22
J'ai mis le butin dans le coffre de la voiture et j'ai conduit . Dans le rétroviseur , , le fourgon devenait de plus en plus petit . La nuit tombait . Cette carcasse dormait dans une clairière lugubre et excentrée . Qui aurait idée d'aller jeter le nez là-bas ? La zone industrielle offrant une voie unique , le bras du périphérique s'offrait à moi . Je poussais le son de la radio , pour planer un peu. Boney M,  "Daddy cool" , la chanson qui vous colle au moment  . Quand je suis arrivé dans le lotissement , toutes les maisons semblaient vaquer à leurs occupations . Grands diners , petits plats dans les grands , chaque petite fenêtre soupait à la messe du 20 heures . Je voyais des rayons bleus de téléviseur se projeter sur des visages incrédules . "Zone euro , démerdez vous . Belles pensées . Bisous."... Pour le moment ce qui peuplait ma tête , c'était de mettre la caisse à l'abri, au chaud . Je fermerai le rideau automatique du garage , et ainsi de suite ...J'agirai en pragmatique , au plus vite . Je regarderai une ânerie ou deux à la télé , mangerai un surgelé , nettoierai les vêtements . "Non .. pas les vêtements !  Pas la chemise , et le pantalon , pas l' uniforme ! ". Il ne faut pas faire parler les vêtements . J'aurai forcément quelque chose à dire demain matin , une justification auprès du Directeur . La Leffe me faisait du coin de l'oeil , mes paupières battaient du cil . Je m'effondrai sur le sofa.

Façade

le 04 Nov 2014 à 19:27
On s'était quittées sur les bords de la fac de comptabilité . On formait un groupe ensemble, les "Pussy griottes" , Myriam tenait la basse , moi la batterie . Elle était intraitable avec le son, et les mecs autour d'elle. Elle invitait tout le monde ensuite à la maison autour des derniers Pink Floyd et autres Jethro Tull. Les volutes des pétards noyaient le plafond de son salon. Elle vivait avec ses disques. Nous partions le matin pour les partiels. Elle n'avait pas dormi, et obtenait sa mention haut la main tandis que d'autres plus sérieux cravachaient en juillet. On s'est retrouvées sur le banc d'une banque. Myriam est venue vers moi, directement. Elle a senti que j'avais des soucis visqueux fiscaux. Mon association musicale a capoté. "Viens , nous allons parler" a-t-elle lancé derrière ses larges lunettes fumées. Je retrouvais ma Myriam, après tant d'années. Mais que faisait-elle là , la chevelure bien appliquée, habillée à quatre épingles, une vraie femme ? "C'est pour la façade." Elle courbait l'échine dès que mon conseiller bancaire est arrivé et reprenait sa place de gentille fonctionnaire . Je ne l'avais jamais vue comme çà. Quand nous nous sommes rejointes sur la place du marché , après deux verres , le masque est tombé. On s'est déjantées entre filles , toute la soirée. Elle avait des appels sur son portable auquel elle ne répondait pas ." Laulau , il peut attendre , je m'en fous ". Nous avons évoqué nos routes de Katmandou réciproques . J'ai pris une autre voie . Elle me dit que cette direction la tente encore de temps à autres . Je suis passé ce matin à l'agence , elle était absente . Peut-être est-elle sur le départ .

Pour le service

le 04 Nov 2014 à 19:02
Je ne sais pas qui a balancé . Ça pourrait être lui , avec son air de Sainte-Nitouche , chevelu intello. Je l'ai connu quand je distribuais des flyers au café O.P.A. sur les bords du port de Bastille. Il avait remarqué mes efforts graphiques , et s'était lié d'amitié. Services pour services , je lui filais mes flyers pour des soirées rave dans des squattes . En échange , Jules a pris goût aux petites gélules survitaminées. Un peu mon neveu qu'il se plaçait bien dans ses missions free-lance, et les appels d'offre auprès des agences. J'ai vu une ombre passer derrière la porte ce matin. Mince, c'est lui. Le dandy est de retour. Les flics l'ont chopé. Il ne balancera pas "notre" liaison, quand même. Je tends l'oreille dans le bureau adjacent. J'entends sa petite voix fluette, laconique . C'est tout lui. Brave dandy, tiens toi, classe. Je suis sûr que derrière ses lunettes à la Peter Sellers, Jules les fera sourire , sera l'empêcheur de tourner en rond, sauvera la mise, et puis pensera à son vieux pote . Deal pour deal. Allez, gars, je compte sur toi...

Tenter le diable

le 03 Nov 2014 à 23:08
Je sais que Madame Gonzague  n'arrivera  pas avant midi-trente. Je marche discrètement dans les petits chemins de terre du jardin .Personne  n'a vu . L'espace est clos par d'affreux murs de béton . Je dépose  la clé de la porte de communication dans la boîte aux lettres de Gonzague . Je reviendrai tenter le diable en ouvrant la mâle aux trésors . Le pochon qui traine dans ma poche intérieure pèse  son petit poids. Combien peut-il y avoir là dedans ? Les effigies de Voltaire, Delacroix et Gavroche se succèdent . Je palpe. J'ai fermé les rideaux de la chambrette , verrouillé à clef . J'étale un à un les billets des enveloppes . Mazette , c'est un magot . D'où vient il  ? Argent volé , héritage caché ?   Je ferme les paupières une enveloppe à la main . Finalement c'est une bonne journée depuis mon licenciement.

Larbin ou Musulin

le 03 Nov 2014 à 22:11
Mais je ferai quoi  ...Prendre l'argent à la maison , et après ? Les billets des caisses vont s'asperger de bleu. Non je connais la tactique . Partir aux Bahamas ?  Ouvrir un compte en Suisse ? .. Les questions fusent sur le chemin . Je m'engouffre dans le métro . Les gens ont des têtes de lundi matin , normal on est lundi , mais ils tirent vraiment une gueule. Tous avec leurs 2O minutes dans les mains . J'en prends un qui traine par terre. ''Sortie de l'euro, mesure drastique. Premiers changements''.J'ai fait l'idiot . Je ne voulais pas . Je suis sur le sofa dépenaillé chez moi , j'entame ma troisième canette de bière. Les infos défilent sur Bfmtv en boule , un séisme français . Pour une fois qu'il se passe quelque chose , ça va les faire c un peu les énarques. Je me regarde dans le miroir . Air taciturne . Ne pas perdre de temps : descendre au sous-sol, démarrer la Twingo . Démarrer . Turbo . Zone industrielle. Bosquets . Peupliers . Et après , le fourgon ? Prends l'oseille et tire toi  !J'arrive devant la clairière . Rien n'a bougé .  J'enlève les boîtes enfouies à l'aide d'une pelle de jardinier.Sur la route , le flash-back défile . Ils me poseront nécessairement des questions . Je reviens ou je disparais ...Larbin ou Musulin ?

Crispation

le 01 Nov 2014 à 19:06
J'ai les mains qui tremblent , le volant qui crispe. Je tambourine dessus et hurle un 'Merde' écervelé . Il ne faut pas que je sois vu , pas reconnu . Les bandes blanches défilent, le compteur tourne à 130 kilomètres/heure. 'Ne te retourne pas , surtout'. J'essuie la sueur qui me colle à la chemise. A côté de moi , je saisis le sac et mes affaires . Ne pas se tromper d'un millimètre , ne pas commettre l'erreur fatale. J'arrive sous une promenade de peupliers . J'ai dépassé la zone industrielle. Je gare le camion . Je souffle .Stop.Le vent baigne ma tête nue , j'essuie ma nuque. Je me mets torse nu et enfile un sweat. Que s'est il passé , qui étaient ces assaillants à la banque ? Ils voulaient l'oseille. Je ne pensais pas que cette crise à l'Elysée viendrait s'immiscer jusque dans nos terres. Je fume clopes sur clopes. Là où je suis , personne ne me verra . Je sors les valises du fourgon . Trouver une planque . Dans un contre-bas , près d'un talu , un énorme trou béant de terre et de racines . Je camoufle les trois valises. Je reviendrai à la nuit tombée . Je reprends le volant , mettant le moteur , pour conduire à une vitesse moyenne sur la route près de cette zone lugubre . Personne à l'horizon . J'abandonne le véhicule  près du Chateau d'eau de la ville . Il faut que j'aille chercher ma caisse . En évitant l'avenue de ce matin .

T'es où ?

le 01 Nov 2014 à 15:25
La mère de Tom nous appelle pour revêtir les panoplies d'Halloween . On a vraiment l'air idiot dans la glace, costumés de noir, avec des capes . Elle nous applique du maquillage noir sur les yeux, et du fond de teint blanc. Nous descendons dans la rue commerçante. Elle nous regarde de loin " Allez , allez y ! Faites comme les autres. Et 19 heures, pas plus tard. Je vais faire des courses dans le secteur". Je me planque derrière un poteau de la rue et je regarde Tom voir comment il se débrouille. Il suffit d'arriver comme un petit personnage, comme dans Thriller et de quémander les bonbons. Je préfère piocher dans son tas. Maman n'est pas là pour les caries. Tom retrouve Kevin et Antoine déguisés en sorciers citrouilles. On a un plan, dans la boulangerie, on se planque derrière les gens qui viennent acheter leurs gâteaux et on crie tout d'un coup . Y'a une grand-mère qui a sursauté. Elle a failli tomber par terre . "Barrez-vous" a dit la boulangère . On a eu les chocottes. Tom il a fait diversion, en allant vers la boucherie. Je ne les ai pas rejoints. Il y avait un autocar sur la grande place, j'ai foncé sans savoir pourquoi et je suis monté dedan . J'écoute les passagers donner leur destination. C'est pas la bonne. Je ressors, j'enlève mon maquillage pâle dans un reflet de glace à la pharmacie de l'angle. Je marche vers la gare, là où tout les autobus ont leur point de départ . Je verrais bien. J'entends une vieille dame demander si le sien va à Concarneau, le chauffeur répond que oui. J'enlève ma cape et remet mon blouson à l'endroit. Le chauffeur sursaute quand il voit mes yeux. J'ai cru qu'il allait faire comme la dame de la boulangerie. "Un billet , s'il vous plait , monsieur !". Je fouille dans mes poches, et lui tends mes pièces. " C'est de la monnaie de boulangerie , mon petit ! Il te faut cinq euros." Je suis redescendu du bus, les portes se sont fermées . Il commence à pleuvoir. Je me mets sous un arbre. J'ai envie de pleurer. Mon téléphone vibre dans la poche , je lis le SMS de Tom " T'es où ?".
 

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