C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour
852 points 2

@lpha

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Classement : 102ème

Ses personnages (1)

François Le Gall
Une seule règle, survivre

Ses participations (18 publiées - 2 gagnantes)

Message du Colonel du Peyroux

le 11 Dec 2014 à 19:00
Colonel du Peyroux a interagi avec moi :
Bonsoir @Charles Vennec , Je viens de lire un article de @France BN et je comprend la réaction que vous avez envers la Coalition de l'Armée Française, mais comme son nom l'indique, la Coalition est un ensemble de forces qui s'unisse pour rétablir la défense du pays et la protection des intérêts nationaux. Un ensemble de Forces qui partage un objectif commun mais pas forcément les mêmes idées. Me concernant, je me suis chargé de la sécurité du Poitou-Charentes où j'ai privilégié le maintien d'un Gouvernement Local, représenté par le Conseil Régional de l'avant crise, en attendant la nouvelle structure politique choisie par le Peuple dans son ensemble. Il me semble que la population pourra vous confirmer qu'elle jouissait de toutes ses libertés fondamentales. Jamais nous nous sommes ingérés dans la Politique de la Région car nous étions simplement sous les ordres de celle-ci. Puis le Capitaine Valois a traversé notre Région, en attaquant Poitiers et Châtellerault, à ce moment là, vous comprenez bien que nous, Coalition de l'Armée Française, avions l'obligation d'agir pour rétablir l'ordre dans l'ensemble du Pays afin d'éviter plus de victimes. Je vous prie de bien vouloir agréer, Mr Vennec, l'assurance de mes respectueux et reconnaissants sentiments. Col E. du Peyroux  C.C. :@Mikaël Le Gall @François Le Gall @FranceIndé @justin tresor @Yann de Kerrot @Maurice Upian @EveillésManifeste @Marilou @Georgette Le Guen @Hervé Le Bras @Martin Rochteau @achille  @Général Atlas @ALAD @Chancellerie @Laurent Lerouge @Walter 

Discours du Colonel du Peyroux

le 10 Dec 2014 à 22:07
France BN a interagi avec moi :
"Peuple de France, L'obscurité à atteint nos contrés, la Nation toute entière a connu les pires tragédies du 21ème siècle, mais ce siècle sera également synonyme de Renouveau. Nous sommes là, nous sommes réunis tous ensemble pour défendre les valeurs les plus belles qui puissent exister sur cette Terre : Liberté, Unité, Solidarité. L’Être Humain n'est pas parfait, c'est ce qui le rend si parfait, nous ne cesserons jamais d'apprendre de nos expériences, notre curiosité est une force qui nous permet d'avancer dans tous les domaines. Aujourd'hui, Il est temps que cette force nous donne à tous, le courage de prendre une nouvelle route, celle d'une Nation du Peuple, pour le Peuple et par le Peuple. Il est temps, à présent de fermer le Livre de notre histoire qui a fait de nous ce que nous sommes, sans pour autant l'oublier. Peuple de France, Il est temps d'ouvrir un nouveau Livre, Notre Livre, celui que nous avons décidé d'écrire ensemble, et ce quelque soit nos différences, car en ces temps difficiles, nous sommes égaux les uns aux autres. Nous étions si attachés à nos besoins individuels que nous avons oublié notre véritable dessein, maintenant, c'est à vous de choisir, choisissez avec votre cœur et demandez-vous ce que vous voulez pour vos enfants? Demandez-vous ce que vous souhaitez transmettre aux générations futures? Pour ma part je le sais, je veux que tous ceux qui auront le bonheur de vivre dans nos cités, dans nos campagnes, dans nos îles puissent vivre dans une Nation dont le principe premier est le respect des valeurs humaines. Nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos mères et nos pères ne sont pas morts en vain, ils sont les prémisses de cette œuvre si extraordinaire qui a pour finalité d'élever nos consciences; mais c'est à nous, les vivants, de nous consacrer à cette œuvre inachevée. Peuple de France, éveillons-nous et acceptons notre destiné commune car uni, nous aurons l'énergie nécessaire pour insuffler cette nouvelle étincelle qui se propagera dans le reste du Monde. Car Oui! le reste du Monde voit en la France l'Espoir du Renouveau, l'Espoir d'une vie meilleure, L'Espoir de l'Unité pour atteindre notre but commun, celui de Grandir ensemble pour aller de l'avant dans notre Évolution. Soyons cette graine de lumière qui éclaire les ténèbres, Soyons le Phénix qui renait de ses cendres. Peuple de France, c'est à vous de choisir." Discours du Colonel du Peyroux à France BN Les abonnés : @Monique @Chouquette @Baratribord @Dr Lavigne Mathieu @Héloïse Dunois @Kayla aka Midas @Ellie @Matt @Charles Vennec @Lydie Reolon @Natalie @José Manu Borraso @Obama @Liza Brody @Juan @Isis @Guy @Mathilde Pevensie @Alexandra Lagneaux @Tous Ensemble @Amandine @Lisa Hoffmann @Alexia PoN-3 Far @François Le Gall @FranceIndé @Le Veilleur @justin tresor @General Alcatraz  @Robert Mortimer @Sacha Costil @Dominik devilepin @Mamie Rose @Eric Sawal @Erick Foax @Marilou @Maurice Upian @Luc @Georgette Le Guen @Hervé Le Bras @Gilles de Salm @EveillésManifeste @Aziz @Jesus routier @ALAD @Kévin @Martin Rochteau @Jeanne (Juanita) @Walter @Père Mounier @Georgette @achille @Général Atlas @Bibiche @Jean Légal @Devi Sweetie  @Laurent Lerouge @JeanLouis Débraye @général crelcel @Læticia Erasom @Le lorrain @Général Bastien @Chancellerie @Caporal Schtark @Sarah @Francis Lou-Migal @Maréchal Ferbert @Occitania Info @Général there @Martine Aubry @Général Bornay @Robin des Bois @Colonel Licasse 

Le premier colis

le 16 Nov 2014 à 16:22
Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @François Le Gall Le lundi 17 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendrait un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

Le premier colis

le 10 Nov 2014 à 16:51
Noé a interagi avec moi :
" Mon cher @François Le Gall "Le mercredi 12 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendra un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

OKLM

le 08 Nov 2014 à 00:08
Tom Temple a interagi avec moi :
La malhonnêteté intellectuelle est un poison. Elle se propage de neurone en neurone, de veine en veine. Tom n'en est pas encore conscient, mais le coup de la veille a signé son arrêt de mort. En attendant, aujourd'hui, il récidive. Le sms nocturne de son rédacteur en chef lui a encore plus retourné le crâne "Très bon taff à propos des casseurs fiston. Garde un œil là-dessus, tu tiens le bout bon." La nuit fut longue.
Alors, sur l'un des murs de son appartement, les post-it s'accumulent. Une liste de course poussiéreuse côtoie désormais des dizaines de scénarios. Certains sont macabres et irréalistes, d'autres apparaissent plus sobres, plus percutants. Tom se dit qu'il a quand même intérêt à la jouer crescendo. Ses collègues ont du nez pour flairer le bidonnage.

A 7h, après avoir sniffé un énième rail de cocaïne et enfilé sa vieille veste en cuir, il claque la porte. Dans la poche de sa poitrine, un de ses fameux post-it "Des gosses, quelques cailloux et un camion d'intervention EDF". Dans sa Clio grise, toujours le même sourire depuis la veille. Au coin d'une rue presque déserte, il aperçoit deux enfants d'une dizaine d'années. Il se gare en vitesse et se dirige vers eux, en prenant l'air rassurant dont il a le secret.
Depuis le divorce de leurs parents, Barbara Martin et @François Le Gall , Calvin et Hobbs ont de réels soucis scolaires. Leur mère, obligée de cumuler les petits boulots, n'arrivent pas à s'en occuper. Leur père, qui vit désormais à Paris, les voient peu. Ils font souvent l'école buissonnière et s'ennuient terriblement. Cliché d'époque. Détresse contemporaine.
Alors, quand Tom leur dépose au creux des mains deux grosses pierres et quelques billets, ils acceptent sans sourciller.
A l'angle de la rue, un camion d'intervention EDF est stationné. Deux agents sont dans une nacelle, en train de tenter de redémarrer le courant, court-circuité la veille. Place au spectacle.
La vitre du véhicule de brise, puis, dans un grand vacarme, les deux hommes tombent violemment à terre, déstabilisés par un deuxième jet de pierre. Les deux gosses détalent en vitesse. Personne n'aura rien vu. Sauf, bien évidemment, Tom, l'appareil photo à la main. Détour au SAMU, traumatisme crânien, 6 côtes cassées et un quartier qui restera encore des heures, des jours sans électricité. Le scoop est bon, correctement dosé. De retour chez lui, l'homme aux scénarios bien ficelés allume sa chaîne-hifi. Il s'effondre sur son lit, s'allume un joint et fixe le plafond. En fond sonore, comme l'hymne de ses espérances, OKLM de Booba : « Ma carrière est incroyable, si j'vais en enfer j'paie le voyage. »

La manisfestation en plein Paris dégénère

le 03 Nov 2014 à 18:58
Tintin a interagi avec moi :
Sur les lieux de la manifestation, je constate que celle-ci prend une tournure des plus violente. Je suffoque en raison des gaz lacrymogènes, j'ai vu plusieurs corps étendu sans connaissance au sol, les manifestants ont dressés une barrière de feu épaisse avec leurs cocktails Molotov. Les CRS n'hésitent plus à les renvoyer. La chaleur est étouffante, l'atmosphère pesante, c'est extrêmement tendu. J'ai demandé à un activiste les raisons pour laquelle il jetait des projectiles aux forces de l'ordre. Il m'a répondu que l’insurrection était nécessaire lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, que c'était le plus indispensable des devoirs. Je crois qu'il me citait en fait l'article 35 de la constitution de 1789 ! Je n'ai pas pu en savoir plus, face à la violence j'ai préféré ne pas resté sur lieux.  @ALAIN BLOTT @Un Petit Rien @Syl21 @Sarkollande @FAIRBRO @François Le Gall 

Singing in the rain. - Séléctionné par la rédaction

le 02 Nov 2014 à 06:45
Les rafales de vent se mirent à souffler, et personne n'avait eu le temps de se mettre à l'abri... Enfin, ça on me l‘a raconté après car, dans l’instant, je me trouvais en bien fâcheuse posture, allongée au milieu de nulle part. J’ouvris d’abord un œil, difficilement. Je n’y voyais rien, je sentais néanmoins la pluie ricocher sur tout mon corps et je me dis que je ne risquais pas grand-chose de plus à ouvrir le second. C’est bizarre, la première chose qui me vint à l’esprit, c’est que l’euro allait bientôt disparaître, je me demandais si j’avais rêvé. Cette question n’eût pas de réponse immédiate. Peu à peu pourtant, tout me revint en mémoire, la pharmacie, l’attaque, Lucas bis, la fuite, la cuite et après, le flou total, le noir complet. Mes pieds se mirent à s’agiter seuls et je compris alors qu’il était temps de rassembler les morceaux et de retourner à la station verticale. Je mis bien deux minutes à me lever, mon corps entier n’était que douleur, les médocs avaient fait long feu et en tombant, je m’étais certainement cognée un peu partout. Sans pouvoir me l’expliquer, je sentais confusément qu’il me manquait quelque chose. Inquiète, je portais doucement la main à mon visage et là je compris que mes lunettes n’étaient plus à leur place habituelle sur mon nez. Le noir complet, sans lunettes, dans un endroit inconnu, la peur commença à m’envahir. Tout d’abord, le plus urgent, retrouver ces p… de lunettes, elles ne doivent pas être bien loin. Prise de vertiges, je m’accroupis et je commençais à tâtonner de la main droite pour tenter de localiser les lunettes. Tout à coup, je sentis au bout de mes doigts des débris de verre. Pensant que mes lunettes étaient fichues, de rage je me mis à pleurer. Les larmes n’arrangèrent rien, j’y voyais encore moins. En me relevant pour la seconde fois, miracle, je sentis la grosse monture si familière en écailles. Elle semblait intacte, les deux verres en tous les cas étaient bien en place. Pour un peu, j’en aurais poussé un cri, j’avais une furieuse envie de chanter ma joie. J’allais les chausser de nouveau lorsque je sentis qu’elles étaient collantes, toutes poisseuses. Un terrible pressentiment m’envahit et aussitôt je perçus l’odeur métallique du sang. Machinalement, je portais la main à ma nuque encore douloureuse mais non, rien de ce côté. Désemparée, ne sachant que faire, je reposais mes lunettes à terre et soudainement, mon regard maintenant habitué à l’obscurité ambiante, détecta une masse sombre tout à côté. Avec peine, j’avançais la main et très vite elle heurta un corps inerte. Je sentis mon propre sang se glacer.

Sale journée !

le 02 Nov 2014 à 05:41
Les rafales de vent se mirent à souffler, et personne n'avait eu le temps de se mettre à l'abri. En un instant le ciel vira au noir, la lumière si fit si rare qu’on y voyait à peine et pour tout arranger, il se mit à tomber des cordes. La corde pour me pendre, pensa Jules qui n’en menait pas large. De bon matin, à 9 h 30, il se hâtait vers le commissariat. Ah sale journée, vivement qu’on en finisse ! Il arriva là-bas froissé comme un vieux pardessus abandonné. Il présenta sa convocation au cerbère de service qui sans un mot, du menton, lui désigna un banc. Il s’assit donc, plus nerveux que jamais. Il faut que je me calme, pensait-il, d’autant que, sans bouger, il avait maintenant froid. Ses genoux se mirent à trembler, bientôt suivis par ses mâchoires qui firent s’entrechoquer ses dents en un bruit ridicule. Le cerbère, qui venait de raccrocher le téléphone, le fixait méchamment. Jules essayait de faire le vide en lui afin de reprendre contenance lorsqu’un jeune type vint le chercher. Il le fit asseoir devant un bureau encombré de dossiers, la plupart manifestement récents. - Lieutenant Martin, Police Judiciaire, lança-t-il à Jules en le regardant par en-dessous. Savez-vous pourquoi vous êtes là ? Jules ne put que secouer la tête en signe de dénégation. - Monsieur est muet, reprit le lieutenant, on va arranger cela : nom, adresse et profession ? D’une voix mal assurée, Jules s’exécuta et déclina son identité au policier. Celui-ci entra les données dans l’ordinateur et s’absorba dans la machine pendant un long, un très long moment. Lorsqu’il releva la tête, il dit à Jules avec une évidente satisfaction : - Monsieur, nous sommes le 2 novembre 2014, il est 10H15 et je vous notifie votre garde à vue. Je vais maintenant vous notifier vos droits et je vous conseille d’écouter car je ne répéterai pas. Jules sentit que sa tête allait exploser, très sale journée et ça ne faisait que commencer …

Deux précautions valent mieux qu’une.

le 02 Nov 2014 à 04:56
Hier matin, en attendant la publication de la liste des 10 zigotos, ne présageant rien de bon et bien que je l’ai déjà fait avant mon départ en Ardèche, j’ai voulu tout contrôler à nouveau, on n’est jamais trop prudent. L’eau potable, 50 packs de 6 bouteilles, paré ! Une cinquantaine de jerricans souples de 20 litres, ça n’urge pas pour les remplir. Sans compter la place que ça prendra. L’eau aura certainement vite un goût de chiotte là-dedans mais justement, c’est pour les chiottes au cas où, faut pas plaisanter avec ça sous peine d’être vite emmerdé. La nourriture, de quoi grailler pendant 2 mois, paré ! Des bougies, plusieurs lampes tactiques, une lampe frontale, un gros stock de piles, une lampe à pétrole et du carburant, des boites d’allumettes, des briquets jetables, en cas de défaillance de l’éclairage, ça devrait aller ! Du cash, pas mal de cash dissimulé sous une latte du parquet. Je n’ai que faire de mes 5 cartes bleues en ce moment ! Et ça tombe plutôt bien car je déteste les files d’attentes. J’ai vécu dans quelques pays assez hilarants dont un que j’adore et que je ne citerai pas car là-bas la file d’attente est un sport national dont le champion c’est vous. Dans ce pays on fait la queue partout, à la banque, au DAB, à la Sécu locale (sauf si c’est pour s’inscrire ou pour payer), aux impôts (même remarque que précédemment), à l’hôpital (sauf si c’est pour mourir, et encore, faut aussi payer) … Quand on pas le choix que d’y aller, on apporte son casse-croûte et si on sait lire, un bon bouquin. Généralement on s’endort en attendant son tour. Souvenirs … Quelques pièces d’or et d’argent aussi, pas mal en fait. J’ai acheté tout ce métal dans les années 2000, à l’époque ça valait 3 ou 4 fois moins qu’aujourd’hui. Ça, c’est au cas où cela irait vraiment mal. A propos, l’or a dû décoller, il faut que je pense à regarder la cotation. Le Glock 19 est dans son étui, les 5 chargeurs un peu plus loin sous une autre latte. Je bénis les vieux appartements parisiens ! On laisse comme ça, la pression n’est pas encore montée. La porte est blindée et surtout, en cas de besoin, je peux installer en moins de 2 minutes 5 barres transversales métalliques qui décourageront les moins paresseux des voleurs. J’ai même bricolé un système qui permet de mettre les 5 barres en place en sortant. Une fois seulement, après pour rentrer c’est plus que problématique, faut pas se tromper de jour, c’est préférable. Tout cela ne servirait à rien si je n’habitais au 5ème étage, des grilles discrètes mais solides à chaque fenêtre. La copropriété a bien tenté de m’empêcher de les installer, j’ai dû inventer une histoire abracadabrante pour parvenir à mes fins. Je suis un somnambule pathologique à qui il arrive de sortir par les fenêtres et me refuser l’encagement serait alors considéré comme « non assistance à personne en danger ». Le toubib qui a établi le certificat en rigole encore. En France on peut tout obtenir ou presque avec un simple certificat médical, c’est dingue ! Du coup, je me demande si l’un des 2 conjoints homme d’un couple homo issu du « Mariage pour Tous » a le droit d’obtenir un certificat médical afin d’être dispensé de ceinture de sécurité en cas d’adoption ou de GPA. Grossesse pathologique, prétendre le contraire serait de la discrimination et la discrimination c’est pas bien. Il faut que je songe à en parler à Najat. Cette question me turlupine, NAN, je déconne ! J’ai aussi un placard bourré de douceurs, du whisky, du gin, de la vodka, du rhum, du chocolat, du café et au moins 200 cartouches de cigarettes. J’en achète à chaque passage de frontières, c'est-à-dire plutôt souvent. Pas pour moi les douceurs, sauf le café, le reste c’est pour troquer si ça s’éternise. Des munitions de différents calibres également, de moins en moins facile à se procurer. Pour troquer, toujours. J’ai de quoi tenir un siège, même si ce n’est pas le but. A la moindre alerte un peu chaude, j’ai prévu de me replier chez moi, en Bretagne. WTSHTF, « when the shit hits the fan », « quand la merde atterrit dans le ventilo » comme disent les gringos. Je sais, le Finistère c’est loin, c’est une grosse faille dans mon plan d’action mais je ne peux pas me résoudre à aller ailleurs. S’il faut se battre et peut-être mourir, autant que ça soit là, chez moi. J’arriverai peut-être à récupérer 1 môme ou 2, au passage, afin de les mettre à l’abri. Ok, tout est bien en place, concentrons-nous maintenant sur les évènements à venir.

C’est parti comme en 29

le 01 Nov 2014 à 21:22
Un petit coup d’œil par la fenêtre pour voir comment se porte mon DAB habituel qui n’a jamais tant chauffé que depuis hier. Bientôt il va se mettre à fumer. La file s’est encore considérablement allongée. Néanmoins, cela m’a l’air plutôt calme, une chance. Les gens qui hier encore s’ignoraient superbement, discutent entre eux, hochant la tête à qui mieux mieux. Ils ont l’air d’accord … d’accord sur quoi ? Je me pose la question. Un peu trop tard aujourd’hui pour qu’on soit tous d’accord. Tout à coup, je me demande comment les employés de la banque rechargent le distributeur. Au train d’enfer où ça va, ça doit enfourner en continu comme autrefois le préposé au charbon dans le train du même nom. Les banques de nos jours n’ont plus trop de cash en réserve, on le sait. Les sociétés de sécurité doivent travailler 24/24, les camions blindés se font discrets pourtant. Pour ne pas susciter trop de vocations sans doute. Tiens ça bouge dans la file. Un resquilleur vient d’être pris à partie. Ce sont les femmes qui hurlent le plus, j’entends d’ici leurs cris stridents. Ça m’étonnait aussi ce calme, on n’est pas des japonais que diable. La tentative du resquilleur a rapidement avorté, penaud il essaie de se faire oublier en bout de file. De loin, une mégère continue à l’invectiver … pauvre type, il a peut-être un besoin urgent de ses 40 petits euros quotidiens. Mais personne n’est décidé à le laisser passer. Une image me vient en tête, les années 29, la Grande Dépression aux USA. Des gens, bien habillés, des hommes pour la plupart portant chapeaux et cravates font la queue pour un bol de soupe et un quignon de pain. La misère leur a donné à tous le même visage. Ceux-là, en bas, pour la majorité d'en eux sont encore bien joufflus, bien gras pour certains. Par contre, beaucoup sont mal habillés. Des casquettes, des bonnets, des vêtements informes, de vilains sacs plastiques à la main … pas terrible tout ça mis côte à côte. Je me demande ce que ça va donner quand tout le monde aura un peu maigri. La nuit va tomber, j’en ai assez vu, je ferme le rideau.

LA liste, suite et FIN … des haricots.

le 01 Nov 2014 à 20:11
Le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’étais pas encore au bout de mes surprises. Pourtant, tu as beau être un initié, tu as beau voir depuis 15 ans tes analyses transformées en prédictions se réaliser en direct life sous tes yeux ébahis, la zélée « continuitude » des zélites te surprendra toujours. La seule différence, si tu n’es pas trop con, c’est que maintenant tu es armé pour y faire face. François Bayrou au sport, la vache, ils auraient mieux fait de nommer son cheval, le sémillant Vincent Placé le bien nommé reste donc en place … les autres ne m’ont pas encore assez déçu pour que je retienne leurs patronymes. Mais cela ne va pas tarder, je sens cela gros comme une maison. Ah si, Najat, notre voiture hybride, toujours là, elle s’accroche à la gamelle la diablesse ! Gouvernement d’Union Nationale qu’ils ont dit ? Je n’ai pas la berlue, on prend les mêmes, les MÊMES, en plus vieux !!!!! Et on recommence … Et pourquoi pas Gaston Defferre ? Il est mort me dit-on. Philippe Seguin, mort aussi, tout pareil. Antoine Pinay ? Pas dispo non plus, encore un qui fait ventilateur, on va tous finir par s’enrhumer. Ah merde alors, si les moins mauvais sont morts lâchement, on est salement dans la PANADE. Mais comment ont-ils fait pour nommer tous ces ânes patentés au gouvernement ? Les chaises musicales ? Des papiers dans le vieux chapeau miteux de François Mitterrand qui traîne encore à l’Élysée, le chapeau, pas François, il est mort aussi François. Et c’est tant mieux pour lui car il n’aurait pas survécu à tant d’ « incompétude », François.

Le meilleur est toujours pour la fin.

le 01 Nov 2014 à 19:29
Le moins qu’on puisse dire c’est que je suis scotché - et il en faut croyez-moi - après cette annonce … Jamais je n’aurais dû cesser de boire l’année dernière, j’ai trop besoin d’un remontant, là, maintenant, viiiittte … Non pas question de toucher ne serait-ce que l’une des 120 bouteilles de vodka que j’ai mises de côté, avec les autres. Ça fait parti du plan, pas question de se laisser aller aujourd’hui. Je reprends ma respiration, la suite du menu va nous être servie bientôt. Quelque part je jubile, la Ségolène m’a mis en appétit, je suis près pour la liste, sorte d’inventaire à la Prévert, en moins joli toutefois.Einstein disait qu’on « ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés ». S’il suit, de là où il est, la politique française, il doit se retourner dans sa tombe. Que dis-je, il doit faire le ventilateur !

Et les nominés sont …

le 01 Nov 2014 à 19:13
Tiens c’est le 1er novembre aujourd’hui … le jour des morts … enfin AVANT c’était le jour des morts, maintenant je ne sais plus ce que c’est. De toute façon ce n’est pas bon, pas bon pour nous. Tout à mes pensées morbides, pas tant que ça car c’était sympa malgré tout, autrefois, la Toussaint en Bretagne, je découvre avec stupeur sur l’écran du PC la composition du « nouveau gouvernement ». Ségolène Royale à l’Interieuritude, NKM pour jouer avec nos sous, François Fillon nommé général 12 étoiles, Juppé en bon cheval de retour qui nous fait son éternel comeback de Bordeaux et Rama Yade pour succéder à Taubira, au moins là on ne change pas de couleur même si on y gagne très largement par ailleurs. A dire vrai il y a des années, des décennies serait plus exact, que je n’attends plus rien, non de la politique mais DES politiques, fussent-ils hommes ou femmes (même du « genre »), blancs ou noirs (ou marrons), de droite ou de gauche, du centre ou des extrêmes. Tiens le journaliste a encore bugué, 25 millions seulement de retraits par carte bancaire par an, pas possible, à moi-seul j’en fais la moitié. Ne nous déconcentrons pas, attendons la suite …

Trous de mémoire ... - Séléctionné par la rédaction

le 01 Nov 2014 à 09:46
Cette nuit, en rentrant, Jules a bêtement ouvert sa boîte aux lettres et ramené son contenu jusqu’à l’appartement. Il a éparpillé le tout comme il a pu sur la table du salon. Dans l’état où il était, il aurait bien été en peine de lire quoi que ce soit mais il quand même remarqué dans l’ascenseur le mot poliçariat, commissariat plutôt écrit sur un des papiers. Vaguement inquiet, Jules s’est donc levé un peu plus tôt que d’habitude, vers midi, pour en avoir le cœur net. - Merde, c’est bien ça, une convocation pour demain 10 heures pour « affaire me concernant ». Merde alors, quelle affaire ? Et pourquoi moi ? Ça encore ça peut s’expliquer mais pour quelle affaire ??? - Quelqu’un m’a balancé c’est sûr mais pour QUOI ? - Pas la peine de paniquer, ça ne peut pas être quelque chose de grave … la petite cette nuit … merde, j’ai dû la forcer un peu et elle n’a pas apprécié, ça doit être ça. - Mais non, je suis trop con ... ah ah … allumée comme elle était, elle doit encore chercher où elle habite. Et puis comment la police serait déjà au courant … ah ah … vraiment trop con … c’est pas possible … et puis de toute façon j’ai rien fait ! On n’a rien fait, pourtant j’ai tout fait pour qu’on fasse mais rien n’y a fait. Waouh, je poétise, c’était de la bonne, faudra que je demande à Alex de ramener la même la prochaine fois. - Quand même, bordel, j’assure pas, ça fait une paille que j’assure pas. Depuis que Clémentine est partie, j’assure vraiment pas ! Mais pourquoi elle est partie bordel ? Ah oui, ses parents, pas trop cools les parents. Ils n’aiment pas ce que je dessine, pour eux c’est pas un métier. C’est vrai c’est pas un métier mais c’est cool, je m’éclate … si ça s’trouve je vais gagner plein de thunes avec ça et … - Ah oui merde, la police, elle veut quoi la police ? Peut pas me foutre la paix la police ? J’ai rien fait bordel ! Là je peux pas, mais demain je vais leur téléphoner, ils me diront bien ce qui se passe. Sinon j’y vais pas, rien à cirer des keufs, d’abord j’ai rien reçu. On vole tout le temps dans ma boîte … ah ouais mais là, en même temps, si je leur téléphone pour dire qu’on a volé la lettre, ça va pas le faire … Aaahhh merde, sais pas quoi faire !!!

PNC à vos portes, armement des toboggans, vérification de la porte opposée.

le 01 Nov 2014 à 08:58
C’est là que les odeurs des chèvres, du gros barbu dans sa bagnole pourave et la mienne, pas terrible non plus au demeurant me sont brutalement remontées aux narines, les deux d’un coup. Redoutable ! C’est bien ma veine, ça fait des années que je préviens qui veut bien l’entendre - c'est à dire pas grand monde - que nous sommes au bord de l’écroulement. Et le jour où ça arrive pour de vrai de vrai, je fais le zouave en mauvaise compagnie dans la cambrousse ardéchoise. Si ce n’est pas de la chance ça, alors c’est quoi ? Allez, une bonne douche et on y pensera plus. Aussitôt dit, aussitôt fait. Une petite pensée au passage pour ma dernière tendre et charmante épouse que j’ai bassinée pendant des années avec ma manie de l’écroulement. La pauvre, elle en a mangé des subprimes, de la crise à gogo, du krach boursier en veux-tu en voilà … jusqu’à l’écœurement très certainement. D’ailleurs, lassée sans doute, elle a fini par partir vers d’autres cieux plus cléments… comme elle doit être soulagée aujourd’hui de comprendre que mon délire monomaniaque n’en était pas. Et encore, on a encore rien vu, patience … Elle est partie donc mais, tout bien pesé, c’est ce qu’elle a fait de mieux en 10 années de vie commune. Pourtant, à la longue, j’avais bien compris qu’avec les femmes il est préférable de parler coupes de cheveux, sacs à main, parfums … je tâcherai de m’en souvenir pour la prochaine. Assez rigolé, il est temps maintenant de se mettre en ordre de bataille. Je commence par quoi ? Depuis le temps que je répète le scénario dans ma grosse tête de breton, je devrais être fin prêt. Le suis-je ? Check-list … les issues de secours signalées par un panneau Exit sont situées à l’avant, au centre et à l’arrière de l’appareil. Un marquage lumineux au sol vous indiquera le cheminement vers ces issues. Les ceintures s’attachent et se détachent de cette façon. En cas de dépressurisation de la cabine … Euh non, ça c’est quand je suis dans l’avion à reluquer les hôtesses de l’air … elles sont moins jolies qu’avant je trouve … Je reprends, check-list …
 

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