C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
0 : 00 : 00 : 00
Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour
381 points1

meslivres

Prénom non renseigné Nom non renseigné
Plutôt la mort que la souillure
Site internet non renseigné
Montpellier
Classement : 154ème

Ses personnages (0)

Ses participations (4 publiées - 0 gagnante)

Que du bonheur !

le 20 Nov 2014 à 17:40
Jules n’aurai jamais pu imaginer perdre le sommeil pour une femme, aussi jolie soit-elle. Elena n’est pas comme les autres. Il n’a jamais ressenti un tel sentiment. Rien que d’imaginer passer la main dans ses longs cheveux blonds et son corps est parcouru de frissons. Il n’en peut plus. D’un geste tremblant, il lui envoie un SMS : « rendez-vous à 6 heures gare Montparnasse ». Une heure, c’est le temps qu’il lui laisse pour le rejoindre, et il est certain qu’elle sera là. Lorsqu’il arrive sur l’esplanade, sa décision est prise. Aujourd’hui, on n’oublie tout : Hollande, Sarkozy, les agités, les illuminés, la drogue, la boisson, le cafard, Kevin, les soucis, les…………. Départ pour Brest par le premier TGV et en première classe, s’il vous plait. Jules prend 2 billets. Les coupons pour le train nº 8617, voiture 13, place 22 et 23 n’attendent plus qu’Elena. Un parfum subtil et délicat atteint ses narines. Elle était là, près de lui. Elle ne pose aucune question, ne dit pas un mot et prend la main de Jules. Ils se dirigent vers le quai nº 4, pénètrent dans la voiture 13 et toujours main dans la main, s’installent sur les deux sièges réservés. Ils ne voient rien de l’agitation autour d’eux. Délicatement, elle pose ses lèvres sur celles de Jules et les deux langues se mêlent fougueusement. Le baiser semble sans fin, éternel. Les 4 h 15 de voyages glissent sur les deux amoureux et ils sont surpris lorsque le micro annonce l’arrivée imminente en gare e Brest. Un café vite avalé dans le premier bar et le couple prend la direction de l’avenue Clémenceau. Arrivées au pied de la mairie, la rue de Siam apparait dans toute sa splendeur. Au loin, le pont de Recouvrance semble leur dire : venez, venez. Délaissant le tram qui passe près d’eux, ils descendent la rue, serrés l’un contre l’autre. Le temps en ce 20 novembre est magnifique, le ciel bleu, la température agréable, démentant les propos de la chanteuse Barbara. Non, il ne pleut pas toujours sur Brest. Jules n’en sait pas plus sur Elena, et d’ailleurs il ne le souhaite pas. Aucune parole n’a été échangée depuis l’aube. Le mélange de leurs salives aura largement suffi à leur bonheur. Ils s’attardent un moment sur le pont et regarde l’activité du port militaire. En bas, la tour Tanguy semble les inviter. Ils prennent position sur un banc et regardent la mer. Jules passe sa main dans les boucles blondes de la jeune femme, lui caresse la joue, lui embrasse les mains. La faim et la soif n’ont aucune prise sur eux. Ils sont bien et cela suffit à leur bonheur. La soirée tombe sur la ville et ils sont toujours sur leur banc, indifférents aux mouvements alentour.
Que sera demain ? Ils ne s’en soucient pas du tout, tellement occupés à vivre le moment présent. La vie est belle, Jules se sent « propre ».

Moi, Superman

le 16 Nov 2014 à 17:25
Jules est complètement abattu. Cette manif lui fait prendre conscience que sa vie est un vide sidéral. Raté, moins que rien, loque humaine marmonne-t-il en s’engouffrant dans une bouche de métro. Incapable de se diriger, il suit la foule et pénètre dans la rame de métro. Ligne 13, celle-là ou une autre, qu’importe ; les stations défilent. À la Station Varenne, il se retrouve sur le quai. C’est surement un signe du destin. Il s’engage dans l’avenue du même nom et est stoppé par un gardien de la paix, au niveau du numéro 57. Un véhicule noir aux vitres teintées attend que la rue soit dégagée. Sans réfléchir, Jules sort son couteau à cran d’arrêt et monte à l’arrière du véhicule. L’homme assis sur la banquette pousse un cri de surprise suivi d’un cri d’effroi quand il sent le couteau se poser sur sa gorge.
Roule, dit Jules au chauffeur, roule direction le bois de Vincennes, et pas de conneries, sinon je tue ton patron.
Le son des sirènes des voitures de police, de plus en plus nombreuses, envahit l’espace feutré du véhicule qui s’arrête à l’entrée du bois. Suspendu au plafond, un écran diffuse la chaine d’info BFM. Un journaliste perché sur une moto annonce l’enlèvement du premier ministre.
Jules se saisi du téléphone accroché au dossier du siège et appuie sur la touche rouge au-dessus de laquelle figurent les initiales FH. Il n’est pas du tout surpris d’être en communication directe avec le président, tout cela lui semble naturel.
« Convoquez la presse nationale et internationale au bois de Vincennes, j’y ferai une déclaration dans une heure ».
Les réseaux sociaux s’emparent de l’information. La popularité quasi nulle de l’otage est inversement proportionnelle à l’engouement des internautes pour Jules. Une page Face book est immédiatement créée et en l’espace de quelques minutes, le nombre de « likes » se compte en centaines de milliers, du jamais vu.
Le premier ministre est sorti de la voiture, sans ménagement.
« Déshabille-toi, et vite fait, garde ton caleçon, je ne suis pas un goujat ».
Jules utilise une corde trouvée dans le coffre pour attacher l’infâme à un tronc d’arbre. Les forces de l’ordre investissent les environs, écartant les badauds en installant un périmètre de sécurité.
Le président n’est pas resté inactif, car les véhicules de presse commencent à arriver. Dans le ciel, plusieurs hélicoptères survolent la scène. Toujours branché sur BFM, l’écran rend compte du succès obtenu par le preneur d’otage. Tous les réseaux sociaux louent le retour de Superman, sans d’ailleurs savoir s’il en épouse les convictions et la moralité. L’irréel a gagné. Tout pourrait s’arrêter maintenant, Jules a gagné la notoriété qui efface la médiocrité de son existence. Il en est tellement convaincu qu’il engage une conversation téléphonique avec François Hollande. Les journalistes sont trop loin pour entendre les propos. Ils s’impatientent et hurlent de plus en plus fort. L’agitation est telle que Jules, le couteau toujours sur la gorge du politique, leur fait signe de s’approcher. Il commence une déclaration tout à fait improvisée :
Au nom de toutes les Françaises, de tous les Français, je m’adresse au président Hollande et lui demande de limoger dans l’heure qui suit Michel Cabestany. Je demande son exil sur l’ile de Berder dans le golfe du Morbihan. Le nouveau premier ministre devra généraliser à l’ensemble de la population les primes spéciales octroyées aux policiers et aux gendarmes.
Je demande que les propriétés abandonnées par les habitants fortunés de Neuilly soient officiellement attribuées aux SDF qui y ont élu domicile. Je demande…………….
C’est à ce moment précis qu’une déflagration retentit. Une tache rouge apparait sur la jambe de Jules. Une terrible douleur lui fait perdre connaissance.
En se réveillant dans une chambre toute blanche, le regard de Jules se pose sur la table de chevet où est posé un journal. Il y voit sa photo avec un titre qui le comble de Joie : Jules, le Superman de Vincennes, défie le Président.

La mort au bout du plaisir ?

le 11 Nov 2014 à 19:48
Cette odeur de parfum aurait dû m’alerter sur le palier. C’était le préféré de Clémentine. Je me rappelle encore cette « eau sauvage de Dior » dont elle s’aspergeait le corps avant de faire l’amour. Jamais je n’ai eu l’initiative de nos ébats torrides. Elle choisissait le jour, l’heure, et le lieu. Le moindre geste tendre lorsqu’elle n’était pas parfumée la faisait entrer dans des colères terribles. Reconnaissons que chaque fois que je me masturbe, je revis une de ces scènes d’amour. J’ai l’impression que cette femme qui me bloque le bras a plongé son corps dans une baignoire emplie « d’eau sauvage » tellement l’odeur est entêtante. Sans un mot, elle me lie les mains derrière le dos avec une cordelette rouge. Le silence est total, pesant. Je devrais être mort de peur, son regard perçant devrait m’inquiéter, et bien non, je bande comme un ado en manque de caresses. J’ai l’impression que mon sexe va éclater. Tout est irrationnel. À aucun moment je ne m’interroge sur les agissements de cette femme. La proéminence au niveau de mon bas-ventre amène un sourire sur son joli visage. Elle se laisse glisser sur la moquette, tout près de moi et d’un geste habile défait le bouton et fait doucement glisser la fermeture éclair de mon pantalon. Je suis au bord de l’explosion. Mon slip est tendu à l’extrême et j’attends avec impatience qu’elle me délivre de ce tissu désormais inutile. Elle se relève, se dirige vers la cuisine et revient avec une bouteille d’eau. Ses lèvres pulpeuses engloutissent le goulot et elle entame des mouvements de va-et-vient. J’ai l’impression que mon sexe va éclater. Sa langue s’enroule autour de ce que je ne vois plus comme une bouteille, mais comme un sexe énorme. Le supplice est à son apogée lorsque d’un geste rapide elle enlève sa petite culotte qu’elle me jette au visage. Je hume avidement l’odeur sucrée de son sexe que j’imagine gonflé de plaisir. Sa main se perd sous sa jupe et part dans un mouvement saccadé. Sa langue lèche le cul de la bouteille avec tellement de délicatesse, tellement de conviction que j’ai l’impression que mon intimité est fouillée, violée. Cette sensation est tellement forte que j’explose en poussant un hurlement de plaisir. Lorsque je sors de ma torpeur, la blonde renfile sa culotte. Elle ramasse son revolver dans son sac, en sort un papier qu’elle pose sur la table du salon. Elle sort de l’appartement en me lançant un clin d’œil dévastateur. Elle n’a pas prononcé un seul mot. Que faire ? J’ai les mains liées derrière le dos, la verge encore tendue, le slip mouillé de ma semence. Il me tarde de lire le billet qu’elle a laissé. De longues minutes me sont nécessaires pour ramper jusqu’à la table. Le sang se glace dans mes veines. Au-dessus d’un dessin représentant un cercueil est inscrit en lettres rouges : Jules, à minuit tu seras mort #kill.

L'incroyable michèle

le 10 Nov 2014 à 13:40
Dès qu’ils m’ont aperçu, les bleus se sont précipités vers moi. J’ai fermé les yeux, m’attendant au pire. Que nenni, aucune violence, seulement un salut respectueux : « Bonjour, voici pour vous » et ils m’ont remis un billet. Une simple phrase : rendez-vous place Saint-Michel à 18 h. J’ai juste eu le temps de déposer chez moi les denrées dérobées au magasin et me voici parti pour le rendez-vous. J’ose à peine continuer ce récit, personne ne me croira. Incroyable, mais vrai : la blonde est assise sur un muret. Elle me sourit et s’approche de moi. Le plus extraordinaire est qu’elle est accompagnée d’une femme qui ne m’est pas étrangère. C’est Estelle, une ancienne amie de Fac. Amie est un mot un peu faible, amante serait plus adaptée. Une liaison qui a duré trois mois. Pour être franc, ce ne sont pas ses prouesses sexuelles qui m’attiraient, mais plutôt son argent. Ses parents, tous les deux personnalités politiques françaises de haut rang, possédaient une fortune en rapport avec leurs fonctions. Jules devient tout rouge, regardant à droite et à gauche, persuadé que son terrible secret, qu’il traine comme un boulet depuis tant d’années, allait être rendu public. Un secret dont il n’est pas fier, mais qui le hante encore souvent lors de ses longues nuits d’insomnie. Lui arrive alors en pleine face ce bel appartement parisien, près de l’Assemblée nationale, qui l’accueillait chaque mardi et jeudi après-midi, pendant ces trois mois de vie commune avec Estelle. Il revoit cette chambre immense, théâtre de jeux sexuels sans aucun tabou, sans aucune retenue avec une femme au corps sublime. Des ébats si torrides qu’aujourd’hui encore, le fait d’y penser provoque des sensations dans son bas ventre. Oh, Estelle n’y est pour rien. La femme en question n’était autre que sa mère, Michèle, députée d’un département de la région parisienne. Elle me parlait de son mari en ce jeudi du mois de mai. Il devait prendre la parole à l’Assemblée. Hélas, quand on parle du loup, on en voit la queue. L’homme cocufié a ouvert la porte de la chambre, mettant fin à cette aventure. Il faut dire que tout député qu’il fut, cet homme avait une réputation d’homme sanguin. Il lui a suffi de sortir de sa poche un révolver à barillet pour faire fuir Jules à jamais de la vie de cette femme et par conséquent de la vie de sa fille. Mais que fait aujourd’hui Estelle avec la blonde voleuse de téléphone ? Que me veulent ces deux femmes ? Jules regrette de ne pas avoir demandé à Valère de l’accompagner. D’autant plus qu’il avait également eu une aventure avec son ancienne maitresse. Après tout, Plus on est de fous, plus on rit. Jules sent cependant que de cette rencontre, tout va s’éclaircir, sa vie va pouvoir reprendre son cours normal.

Dans son viseur (0)

Auteurs (0)

Vous n'avez pas encore suivi d'auteurs

Personnages (0)

Vous n'avez pas encore suivi de personnages

Suivre le Live

Le top 5 des auteurs

   3
35527 points  https://soundcloud.com/the-titoo ; t.sanchez116@gmail.com Grenoble 
Devise : Let's play! 
Devise : Let's play! 
 3
32840 points    
Devise : vive AnarchyF4! 
Devise : vive AnarchyF4! 
 3
30062 points  http://belleville-sur-cour.blogs.letelegramme.com/ saint-pierre de La Réunion 
Devise : Que sera sera 
Devise : Que sera sera 
 3
21923 points    
Devise : Anticonstitutionnellement 
Devise : Anticonstitutionnellement 
3
21754 points Will Mcintayer  Poitiers 
Devise : S'adapter est ma force 
Devise : S'adapter est ma force 
Voir tout le classement

Témoignez dans anarchy

Produit par :
En partenariat avec :
France 4Nouvelles EcrituresTelfrance SérieINA
Le MondeLes InrockuptiblesAlternatives EconomiquesFrance Inter
Avec le soutien du :
Développé par :
France 4Europe Créative MEDIAESPCICEEA
SolicisIRI
Votre navigateur n'est pas à jour

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site correctement. Mettre à jour mon navigateur maintenant

Fermer