C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour
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SiegHohen

Yami Akatsuki
La Folie a une réalité différente de celle de
Site internet non renseigné
XXX

Ses personnages (2)

Frédéric Kohl
Que ta main soit aussi douce que ferme.
Eliot Grant
Pas besoin de médocs, mes hallucinations vont bien.

Ses participations (22 publiées - 3 gagnantes)

Nouveau départ.

le 18 Dec 2014 à 21:29
Frédéric, comme depuis son entrée dans l'armée suivait la même routine. Il se levait, déjeuner rapidement et aller s'occuper de son cheval avant de partir en patrouille. Frédéric n'avait pas trouvé de femme à épouser et demeurait célibataire. Cela ne le dérangeait pas. Ainsi, il ne regrettait pas ses choix et pouvait servir sa patrie comme il le désirait. Il était avant tout un homme d'honneur et de devoir. Son pays avant sa propre personne. C'était l'une de ses règles et il y tenait. 

Il y a un mois, de nouveaux chevaux étaient arrivés et il avait fallu s'occuper de certains et c'était ainsi qu'il se retrouvait avec un second destrier qu'il terminait de dresser avant qu'il ne soit attribué à une nouvelle recrue. Il s'était attaché à ce nouveau cheval mais pas autant qu'au sien. Cependant, un jour, alors qu'il était en patrouille, il eut un accident peu après le début de la nouvelle année et son cheval n'y survécut pas. On lui laissa alors le cheval qu'il faisait travaillé. Frédéric finit par s'attacher profondément à l'animal en prenant cela comme le signe d'un nouveau départ et en profita pour rebaptisé celui qu'on lui avait cédé avec une variante du nom du premier. Et il comptait bien assurer la sécurité de son pays avec son nouveau partenaire...

Réalité.

le 18 Dec 2014 à 20:10
Si la France, aujourd'hui retrouvait de sa magnificence, Eliot quant à lui avait retrouvé sa chambre à l'hôpital. Sa cavale avait fini par prendre fin et il avait retrouver les joies du traitement neuroleptiques qui l'assommait. Lui redonnant ainsi presque toute son innocence. Sa schizophrénie s'atténuait sous les effets des médicaments et ses multiples consciences n'étaient plus que des lointains murmures. Il apprenait ce qu'il se passait dehors par le biais du personnel soignant et se contentait de cela. Il n'avait pas grand chose à faire de plus. Attendre Noël ? Non, aucun intérêt pour lui. Il resterait assis là et attendrait de trouver quelque chose à faire. Il n'avait pas de rôle à jouer dans ce pays et se contenterait donc de rester là, à attendre qu'il se passe quelque chose...

Festivité

le 17 Dec 2014 à 23:31
Eliot avançait d'un pas tranquille dans les rues de la capitale. Il avait entendu parler du vote qui devait avoir lieu dans la journée mais ne s'y était pas intéressé. On ne l'avait pas laissé faire. Ses consciences lui avaient confirmé que ça ne lui apporterait rien et que de toute façon ce monde n'était pas le sien. Il valait mieux errer tranquillement à la recherche d'un endroit où il passerait la nuit. Sauf s'il se trouvait une autre occupation...

Pourquoi ne pas trouver une fille un peu éméchée et la raccompagner aimablement jusque chez elle ? Il devait bien avoir ça quelque part dans les rues de la capitale ? Une pauvre âme dont Eliot pourrait s'occuper comme il le faudrait. Il l'aiderait à marcher s'il fallait ou il la porterait même. Une fois chez elle, il l’emmènerait dans sa chambre et la mettrait au lit bien gentiment. Ensuite, il laisserait  faire son envie. La poitrine, la gorge ou bien les lèvres ? La poignarder, l'étrangler ou l'étouffer ? Il se mettrait ensuite près d'elle et dormirait contre ce corps vide de toute âme et qui ne sera plus là pour assister à la renaissance du pays. Mais Eliot lui ferait honneur. Il la garderait contre lui toute la nuit afin que son corps ne refroidisse pas trop vite et qu'elle s'en aille doucement...Monsieur savait se montrer gentleman. Enfin, si l'on adoptait un certain point de vue. Ses consciences ne cessaient de l'assourdir de leurs habituelles et insupportables insultes. Eliot était fatigué et il devait vite trouver le repos. Il se cala un peu contre un mur en massant son crâne, essayant de faire passer la douleur mais avec une grande difficulté. C'est alors qu'une charmante demoiselle vint l'aborder pour lui demander s'il se sentait bien.."Je me sens bien mieux depuis que vous êtes ici..." lâcha Eliot avec un sourire qui s'élargissait de plus en plus...

Magie ? - Séléctionné par la rédaction

le 17 Dec 2014 à 19:12
"Mais dépêche-toi un peu Jules, je ne veux pas être en retard et tu le sais !
- Mademoiselle est bien exigeante aujourd'hui je trouve...maugréa le jeune homme en sortant enfin de chez lui afin de suivre la belle.
- Marmotte va, tu dors beaucoup trop alors que c'est une journée importante pour notre pays ! Méfie-toi de ce qui pourrait t'arriver si tu ne tiens pas tes devoirs de citoyens !
- Malheureuse, je ne te conseille pas de me menacer ainsi !" menaça Jules en riant avant de la laisser lui prendre le bras.

Marchant tranquillement tous les deux, ils continuaient d'échanger un peu en riant. Méditant ensemble sur la future France qui allait voir le jour. Momentanément, et une fois sur place, ils se demandèrent s'ils ne s'étaient pas trompés de lieu en notant le peu d'âmes présentes. Mais cela ne les empêcha pas de voter et de repartir tranquillement tous les deux pour un petit tour ensemble.

"Motivation, ou le mot inconnu de la journée.
- M'en parle pas, je suis suffisamment déçue comme ça et j'espère qu'il y aura plus de monde plus tard."

Mutisme, voilà dans quoi s'enferma Jules qui s'était soudainement plongé dans ses pensées. Méditant sur une idée qui le travaillait depuis qu'il s'était levé. Modifiant la trajectoire de son regard, il fixa la belle Lisha puis au bout de longues secondes, il finit par s'immobilier, provoquant la stupéfaction de sa partenaire qui allait parler toutefois il la coupa :

"Mademoiselle Lisha, j'aurais quelque chose à vous proposer.
- Manger ?
- Mais non voyons ! Même si j'avoue que j'ai eu peu de temps pour déjeuner ce matin vu que tu étais pressée."

Moment d'hésitation chez le jeune homme mais vite balayer après un regain soudain d'assurance.

"M'accorderais-tu le privilège de devenir ma petite-amie ?
- Monsieur Jules, ne seriez-vous pas en train de me demander votre cadeau de Noël avec de l'avance ?
- Moi ?! Mais non !"

Maudissant leurs rires qui repoussaient la réponse même s'ils étaient agréable, Jules attendait la réponse avec impatience et il semblait que Lisha avait décidé de le faire languir un peu, avant de finir par venir l'embrasser amoureusement.

"Ma réponse est-elle suffisamment claire ?
- Merveilleuse, dirais-je même !"

Main dans la main et souriant, ils continuèrent leur promenade en continuant de se charrier et à rire. Mademoiselle décida au final de prendre un peu d'avance puis embrassa la joue de Jules avant de susurrer à son oreille avec un peu d'avance :

"Merry Christmas."

Motiver les troupes.

le 17 Dec 2014 à 13:07
Aujourd'hui avait lieu les votes qui permettraient de poser les bases de la future France. Frédéric n'avait pas manqué à son devoir de citoyens avec ses collègues et l'accès à leurs ordinateurs avaient été autorisé en début d'après-midi pour les civils désirant voter. Le faible taux de participation les avait poussé à permettre l'accès à leur matériel et ils avaient décidé d'y joindre un libre accès à leurs écuries afin d'inciter les gens à venir. Frédéric ne savait pas si cela aiderait réellement mais ils auraient au moins essayer de faire quelque chose pour essayer de motiver la population. Alors qu'il pansait sa monture en début d'après-midi, une autre idée  lui vint : profiter de sa patrouille pour aller au contact des personnes et les inciter à jouer un rôle dans l'avenir de leur nation. Après avoir sellés leur monture, les cavaliers reçurent l'autorisation d'emprunter et d'utiliser des ordinateurs portables, les leurs ou ceux de leur brigade, ainsi que des clés Wifi. Des unités de trois cavaliers furent formées avec un PC chacune et ces dernières devaient se rendre chacune dans un quartier de la capitale. Le matériel fut protégé puis chargé dans des sacoches placées ensuite sur leur monture. Une fois à cheval, ils partirent chacun en direction du secteur qui leur avait été attribué. Dès qu'ils seraient sur place, il suffirait de trouver un bâtiment comme un bar qui accepterait de devenir temporairement un bureau de vote. Pendant qu'un d'entre eux s'occuper de garder le bureau improvisé, les deux autres se chargeraient de faire le tour des environ afin d'informer la population de l'ouverture d'un autre point de vote. S'ils trouvaient d'autres bureaux improvisés, ils en prenaient note et orientaient les personnes vers le moins éloignés. Le claquement des sabots intriguait souvent et de ce fait, attirer l'attention n'était pas difficile. Frédéric remercia encore une fois sa monture en caressant son encolure. Mais il y avait une différence entre attirer l'attention et inciter à voter...Pour Frédéric, ce vote était important. Il aimait son pays et voulait voir quel avenir lui serait offert. Il voulait savoir ce que les autres citoyens voulaient ou non. Certes, voter était un droit mais beaucoup de personnes semblaient avoir oubliés qu'il s'agissait aussi d'un devoir...

Douce Idylle...

le 16 Dec 2014 à 23:49
Supprimer les prisons seraient une bonne chose du point de vue humain. Les criminels ne seraient plus considérés en soi comme de vulgaires individus sans identité mais bien évidemment, il y aurait vite une limite à cela.

Certes, on entend beaucoup de plaintes sur la surpopulation carcérale ou encore des conditions des prisonniers dans ces dernières. Supprimer les prisons seraient idiots mais y trouver des alternatives pour des crimes "mineurs" (des vols par exemple mais sans blessé) seraient à envisager ou du moins, on pourrait envisager de nouvelles structures où ses délinquants mineurs subiraient une sorte de réintégration dans la société en leur permettant de trouver un emploi ou les faire travailler dans le but d'aider autrui. Mais cette proposition aurait vite des limites et n'empêcherait pas obligatoirement une récidive.

Pour des délits bien plus grave comme des meurtres ou des viols, des structures similaires à la prison sont nécessaires. Personne ne veut voir un assassin à côté de lui dans le bus. Mais il ne faut pas, pour le côté humain, que les prisonniers soient complètement coupés du monde. Il leur faut un accès à l'information extérieure et des loisirs pour ne pas se retrouver à surveiller des animaux en cage sans le moindre contact avec l'extérieur. Cependant, il ne faut pas que les prisons soient trop luxueuses non plus car dans ce cas-là, la prison ne tiendrait plus son rôle de punition et se verrait presque comme un luxe.

Il faut donc trouver un équilibre entre la peine encourue et le délit. Si les gens n'ont pas une certaine crainte d'une infraction de la loi et de ses conséquences, le pays risquerait de vite sombrer dans la folie. Mais le plus dur et bel et bien de trouver cet équilibre.

Journée mouvementée.

le 16 Dec 2014 à 22:04
Frédéric, comme la veille, s'était rendu au Forum Social avec ses collègues afin d'y assurer la sécurité. Toutefois, rien ne se passa comme prévu avec l'arrivée surprise d'un protagoniste inattendu : Pierre Gattaz. La foule s'est vite montrée hostile et peu importe leurs opinions sur l'homme, Frédéric et ses collègues ont fait leur devoir en contenant les manifestants et en les incitant à se calmer, à ne pas se montrer violents. La tâche fut loin d'être simple et encore une fois, il fut heureux de pouvoir profiter de la prestance de sa monture pour impressionner et ramener au calme sans avoir à utiliser la force. 

Les thèmes de discussion avaient également été modifié au profit de débats sur le mariage et les prisons auxquels encore une fois Frédéric n'avait pas participé afin de maintenir la neutralité de son uniforme au détriment de son identité de citoyen. Il accepta cela sans rechigné. Quelqu'un dans cette masse devait bien avoir les mêmes idées que lui et pourrait les exprimer à sa place. 

A ses yeux, les prisons étaient nécessaire à leur société malgré leur image. Sinon, il faudrait trouver une alternative aussi dissuasive si ce n'était plus. S'il croyait en une seconde chance pour certains criminels, il pensait aussi que d'autres avaient le crime dans le sang et méritaient une peine bien plus forte. Pour ce qui était des mariages, Frédéric était vieux jeu et en appréciait le charme. Même s'il demeurait être célibataire, il accordait de la valeur à ce genre de cérémonie. Alors qu'il patrouillait avec les autres cavaliers dans les rues de la capitale à la fin du meeting, Frédéric se montrait bien pensif en se demandant ce qu'allait devenir le pays qu'il aimait tant. Quand il entendait certaines idées ou voyaient certaines personnes, il ne pouvait cacher une certaine crainte. Mais que pouvait faire un simple homme comme lui pour essayer de changer quelque chose ? Ses collègues le rejoignaient sur certaines pensées mais ensuite, qu'est-ce que cela pourrait bien changer ? Il n'était qu'un petit cavalier de l'armée. Rien de plus, rien de moins. 

Communiqué de presse

le 16 Dec 2014 à 12:49
George Decointe a interagi avec moi :
A la suite d'un conseil des ministres exceptionnel la Lotharingie annonce qu'elle pourrait envisager un traité économique et politique très élargi avec la France.

George Decointe
Chancelier de Lotharingie 

@Charles Vennec @Obama @Fred T @Utopy @Frédéric Kohl @Colonel du Peyroux @Charles Siegfried @Occitania Info @Jean Légal @Père Mounier @François Bismuth @Général Atlas @Laurent Marcangeli @Guillaume Forvac @justin tresor @FranceIndé 

Réflexion tardive.

le 16 Dec 2014 à 00:52
La manifestation touchait à sa fin et Frédéric observait les gens quitter les lieux pour la nuit. Une fois que le calme fut complètement revenu dans les jardins de l'Elysée, il rentra à cheval avec ses collègues mais un peu avant, ils firent un petit tour afin de s'assurer que tout se passait bien dans les environ. 

Durant ces instants, Frédéric réfléchissait à ce qui était ressorti de ce premier meeting. Il avait capté des morceaux de conversation ci et là mais n'avait pas souhaité prendre part aux différents débats. L'envie ne lui en manquait pas mais il n'était pas là pour cela. D'autant plus qu'il craignait que l'on prenne en compte son uniforme plus que ces propos et de ce fait, que des liens soient fait entre son métier et ses idées. Il hésitait à faire parvenir son opinion et ses idées à l'un des membres responsable de cette manifestation mais finissait par refuser cette pensée avant d'y revenir pour derechef l'abandonner. Frédéric était sur une idée assez classique d'organisation. Pour lui, il fallait obligatoirement repartir sur une démocratie en s'assurant de la correcte répartition du pouvoir entre les différentes assemblées et représentants du pouvoir. 
Il ne s'aventurerait pas trop dans le domaine économique, il n'avait pas suffisamment de connaissance à ce sujet. Mais il était contre le Modèle Sans Monnaie qui s'était installé quelque part en France. Il le trouvait peu fiable et l'argent était quelque chose de nécessaire au pays s'il voulait survivre. Il espérait aussi un retour dans l'Union Européenne car la France n'était pas en mesure de tenir sans le moindre soutien. 
La France était un pays avec un passé fort et il n'était pas question de l'abandonner maintenant. 
Il faudrait aussi conserver les valeurs du pays en s'assurant pleinement de l'égalité des droits et devoirs de chacun et ce, peu importe le domaine concerné. Frédéric laissa fusée ses idées, en échangeant quelques unes avec ses collègues et sur lesquelles ils débattirent tout en patrouillant. Frédéric tenterait peut-être de prendre la parole en ce second jour, qui sait ? 

Arrivée.

le 15 Dec 2014 à 19:50
Eliot vint à subir une nouvelle fois le coup de la panne. Résigné, il décida d'abandonner le véhicule et marcha jusqu'à la prochaine ville en cherchant un moyen de pouvoir regagner la capitale. C'est alors qu'une agréable nouvelle vint à lui. La SNCF permettait une utilisation gratuite de ses lignes aujourd'hui et demain. Il ne pouvait pas rêver mieux. Il se rendit donc à la gare et attendit patiemment. Il retint une grimace en voyant qu'il y avait une correspondance mais en fit abstraction. Il attendrait sagement en essayant de canaliser ses multiples consciences. Il cherchait à rester calme, comme le lui ordonner ses voix en l'insultant constamment. Ce n'était pas le moment d'attirer l'attention, il y avait trop de personnes susceptibles de le dénoncer. Il ne voulait pas retourner à l'hôpital. Il n'en était pas question. Il lui fallut quelques heures pour rejoindre la capitale. Il quitta rapidement le train et la gare afin de ne pas avoir à supporter  la foule. Il erra un bon moment dans les rues en tentant de se familiariser avec son nouveau décor. Les voix dans sa tête cherchaient à le pousser à agir, faire quelque chose. Leur trouver un abri ou de quoi manger au lieu de marcher bêtement. Il y avait bien quelque chose d'amusant à faire que diable ! Tuer était un bon passe temps et tant pis pour la pauvre âme qui passerait par là au mauvais moment....

Festivité.

le 15 Dec 2014 à 15:25
Lisha le regarda avec une certaine interrogation puis détourna le regard en commençant à réfléchir à ce qu'on venait de lui demander.

"Je ne sais pas trop en fait... C'est tout de même délicat comme sujet tu ne trouves pas ? Je ne suis pas sûre de m'y connaitre assez pour pouvoir répondre. Mais tant que ceux qui sont au pouvoir n'essaye pas de nous tromper, je suppose que ça m'irait. Je rejoindrais le rêve d'un monde sans guerre et où tout le monde serait en bonne santé et ne manquerait de rien. C'est très cliché, n'est-ce pas ?"

Cette réponse stéréotypée n'étonna pas Jules qui affiche un petit sourire conjoint à un léger rire.

"Certes, mais bon, va savoir. ça arrivera peut-être un jour. Tu peux toujours demander au Père Noël. la taquina-t-il.
- Ne te moque pas de moi ou ton cadeau pourrait aussi te passer sous le nez. J'ai vu que tu avais du matériel de dessin chez toi, méfie-toi de ne pas finir avec un simple pinceau.
- Si on m'avait dit que tu pouvais te montrer si cruel, je ne t'aurais pas cru. rétorqua Jules en riant un peu.
- Je pourrais faire bien pire encore ! Je pourrais t'enguirlander, te mettre un gyrophare sur la tête avec des décorations de Noël et t'obliger à te promener dans la rue toute la soirée de Noël ! Tout serait filmé et ça ne serait pas triste à voir !
- Très drôle.
- Ne fait pas cette tête ! Tu amènerais un peu de joie et ça ne ferait de mal à personne de sourire un peu en te voyant ! Tu ferais sûrement une très bonne attraction !
- Je ferais le pitre pendant que tu filmerais tranquillement, c'est ça ?
- Pas forcément ! On pourrait voir avec des associations pour distribuer du café ou du thé par exemple ! Les gens passeraient surement un bon moment en oubliant le contexte de notre pays un petit moment.
- Tu n'es pas infirmière pour rien toi, hein ?
- Quoi ? Tu penses que je vis dans une utopie ? Rêver n'a jamais fait de mal à personne et je proposerai l'idée à mon père pour savoir ce qu'il en pense ! Je suis certaine qu'il me soutiendra.
- Fille à papa, va.
- Mais arrête de te moquer de moi !" rit Lisha en bousculant un peu Jules qui se joint à son rire.

Et c'est dans cette humeur bonne enfant qu'ils poursuivirent leur marche...

Sécurité Equestre.

le 15 Dec 2014 à 11:21
La nuit fut relativement courte pour Frédéric. Il avait du dormir environ trois heures après sa patrouille nocturne car à peine était-il rentré qu'on lui apprit que le lendemain aurait lieu de nouveaux forum sociaux. Il avait accepté les ordres sans rechigné et était allé se reposer un peu pour être en mesure d'intervenir dans de bonnes conditions. Après ce bref repos, il était retourné auprès de son destrier en s'excusant de lui accorder peu de repos même s'il n'avait fait que marcher toute la nuit avec quelques pauses de temps à autre. Il lui caressa l'encolure et le pansa avant de le ré-équiper puis de se mettre en selle. Il s'étonnait presque du fait que leur brigade fut choisi pour assurer la sécurité mais on lui rappela la grève des taxis et la mise en place de Poneylib et autres services du genre. De ce fait, il n'y avait rien de mieux que de patrouiller à cheval dans les rues aujourd'hui. Ils s'assurèrent de ne rien avoir oublié dans leur sacoche pour la journée et partirent, se mettant en route pour l'Elysée. 

Les manifestants prévoiraient de s'installer dans les jardins ce qui serait fort pratique pour les chevaux de leur brigade. Ils pourraient restés près d'eux et s'assurer de la sécurité par la même occasion. Frédéric hésitait presque à faire mine de ne pas surveiller son cheval pour le laisser brouter et se détendre. Certes ils avaient prévu des rations pour nourrir leurs chevaux afin qu'ils tiennent la journée mais ces derniers ne cracheraient certainement pas sur un peu d'herbe fraîche. Ils arrivèrent plus tard à l'Elysée et prirent la direction des jardins où  un immense chapiteau avait été installé. Il y avait déjà beaucoup de monde mais les manifestants s'écartaient pour laisser passer les imposantes montures et leur cavalier. Tout était calme pour le moment et ce n'était pas plus mal pour le moment. Frédéric tapota l'encolure de son cheval en se demandant ce qui allait ressortir de ce meeting et en espérant que tout se passe bien. Il préférait ne pas avoir à agir et observer une bonne ambiance au fait de devoir intervenir pour faire régner l'ordre et la sécurité.

Promenade nocturne

le 14 Dec 2014 à 18:54
Cela faisait maintenant plus d'une demi-heure que Frédéric s'affairait à panser son cheval comme il le fallait. S'assurant qu'il n'y avait pas la moindre trace de saleté sur la robe de ce dernier, surtout à des endroits susceptibles de le blesser. Il le sella ensuite avant de saisir ses rênes et de l'emmener jusqu'à un marchepied sur lequel il monta avant de se mettre en selle. Frédéric pouvait passer pour un feignant ou quelqu'un de trop petit avec ce genre de détail mais il était tout le contraire. S'il faisait cela, c'était avant tout dans le but de ne pas forcer sur le dos de son cheval en montant. Une fois installé, il mit son destrier en route pour les rues de la capitale. 

Ces sorties nocturnes étaient courantes pour Frédéric et sa monture mais aussi pour ses collègues les accompagnant. Contrairement aux voitures, les chevaux ne consommaient pas d'essence et de ce fait, il était difficile de connaitre le coup de la panne à moins d'un accident ou d'une maladie. Certes, entretenir un cheval coûte mais Frédéric faisait parti de ceux qui préférait l'animal à la machine. Il n'était toute façon pas question de courses poursuites ou autres, juste de s'assurer que tout allait bien dans la capitale. Ou du moins, que cette dernière ne voit pas sa situation empirer. Les montures n'étaient pas discrètes avec l'écho de leurs sabots mais pour Frédéric, le fait de voir une personne à cheval suscitait l'intérêt, d'autant qu'il est plus facile d'arrêter un cheval marchant au pas qu'une voiture roulant à près de 50km/h. Le contact humain était davantage possible et Frédéric appréciait cet aspect. Il caressa l'encolure de son destrier et commença sa nuit de patrouille en espérant que tout se passe bien...

Douce Utopie

le 14 Dec 2014 à 12:00
Ce modèle fonctionnera peut-être au début. S'il dure, ce sera un miracle.
Les inégalités resteront même sans argent ! Si vous ne possédez pas un savoir utile à autrui ou un objet dont il viendrait à avoir besoin, cela reviendra à la situation d'une personne sans argent. L'enfant d'à côté à besoin d'un cours de maths ? Quel dommage alors, vous êtes professeur de lettres et ce n'est pas vraiment votre domaine. Et que direz-vous au clochard qui traîne dans la rue et qui n'aura rien à échanger contre un service ou un objet à part sa personne ? Vous saisissez le problème ?
Ce système fonctionnerait peut-être dans les villages où tout le monde se connait. On sait qui à quoi, qu'il s'agisse de savoir ou d'objet et la communauté peu facilement retrouver la trace de ce dont il peut avoir besoin. Patrick cherche un grille pain ? Il n'a qu'à demander à Georges, il sait qu'il en a un. Georges ne l'a plus hélas mais il l'a échangé à Martine. Il suffira donc d'aller la retrouver. Le village étant une petite communauté, cela mettra peu de temps et si tout le monde connait tout le monde, le message peut aussi circuler vite.
En ville, surtout dans de grandes agglomérations, cela sera sans doute beaucoup plus complexe, sauf si on se limite au quartier mais tout le monde connait quelqu'un en dehors des frontières de son chez lui.
On pourrait aussi parler du fait qu'il serait facile d'arnaquer les gens plus faibles via des menaces, manipulations ou en leur mentant. "Le grille pain fonctionnait très bien je vous dis. Enfin, il y a dix ans de cela." Détail, hein ?

Le Modèle Sans Monnaie peut aider un peu mais certainement pas ad-vitam aeternam.

Espoir. - Séléctionné par la rédaction

le 14 Dec 2014 à 11:44
Lisha sembla tout d'abord surprise. Ou plutôt, gênée. Peut-être ne s'attendait-elle pas à voir telle une âme en peine derrière le visage de cet homme. Et cela ne pourrait que permettre un peu plus à Jules de jouer sur la corde de la sensibilité et de la naïveté propre au sexe faible. La gêne marquait encore son visage lorsqu'elle vint chercher le contact de ses yeux puis elle répondit :

"Je pense que tu peux le mettre sur ta liste au Père Noël. Mais il va falloir attendre la fin du calendrier de l'Avent pour commencer."

Il sourit. Décidément, les femmes étaient trop faciles à manipuler. Il la remercia en y ajoutant un faux sourire touché et elle se permit de l'embrasser sur la joue. Jules comprit qu'il avait alors plus d'emprise sur elle qu'il ne le pensait. Il profita de leur petit brunch pour continuer son jeu de charme et faire plus ample connaissance avec la donzelle. A son regret, elle n'avait pas oublié son objectif de se rendre chez les Apaisés pour y rejoindre son père. Mais il comptait bien profiter du trajet pour asseoir un peu plus son emprise sur elle.

Lors de leur petite marche, ils entendirent des échos sur les forums citoyens qui avaient eu lieu. Des tracts et des affiches mentionnaient les principaux aspects retenus par ses diverses rencontres et le couple de promeneurs s'y intéressa rapidement avant de reprendre le cours de sa balade.

"Tu crois que cette VIème République aura ses chances ? s'enquit Lisha.
- Pourquoi pas ? Elle ne pourra pas être plus catastrophiques que les précédentes. Enfin, normalement. La France a juste besoin d'un leader qui la remettra dans le droit chemin."

S'il avait volontairement employé le terme de "leader", Jules avait fortement pensé en réalité que la France avait besoin d'un homme. Après tout, une femme ne peut pas tenir sans un homme non ? Il retint un rire nerveux à cette pensée en se disant qu'il cherchait depuis longtemps à concrétiser une relation lui aussi.

"Tu penses que l'Allemagne est un bon modèle ? Nos pays n'ont quand même pas le même passé et les mêmes valeurs. Il va falloir du temps pour agir et je ne suis pas certaine que nous en disposions d'autant." Elle soupira et prit son bras. "Je ne me sens plus vraiment en sécurité tu sais ? J'ai étudié la médecine pour venir en aide à autrui, je le reconnais mais, j'aimerais que la France puisse se passer de médecins. Cela sous-entendrait qu'il n'y aurait plus de blessés tu comprends ?"

Jules décida qu'il fallait profiter de la situation et s'arrêta dans leur avancé pour la prendre contre lui.

"Tu t'en fais pour rien Lisha. Que dirais-tu d'imaginer un monde parfait tous les deux le temps du trajet ? Un monde dans lequel on vivrait heureux. Comment verrais-tu le monde que nous pourrions avoir ?"

Il lui demandait de lui décrire son utopie. De lui décrire cette France dont il pourrait être, non, dont il serait certainement le leader, l'homme !
 

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