C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Alexandra Lagneaux

38 ans
Femme
Femme de ménage
Vit à Sur la route - certainement près de Vendôme, pour le moment
Devise : La vie s'écoule entre nos mains
Bio : Alexandra est titulaire d'un mastère en Maths. Elle a été mariée pendant plusieurs heureuses années avec Craig Johnson, un américain rencontré à Paris et resté en France pour les beaux yeux de la jeune fille timide qu'elle était alors. Mais Craig est mort et la vie d'Alexa (comme l'appelait sa mère) est devenue un calvaire.
Elle a décidé de quitter Paris et sa vie d'avant pour tenter de trouver un peu de calme. Caen lui paraissait une ville suffisamment fade pour y aller. Entre les ménages qui lui permettent de survivre, Alexa s'oublie dans la marche à pieds.
Depuis plusieurs semaines, elle a quitté son domicile de Caen et se retrouve sur les chemins. Depuis Essay, elle a tenté de rallier Volnay (Sarthe) mais se retrouve quelque part, sans doute dans le Vendômois, dans un lit, une maison qu’elle ne connait pas suite à une chute.
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Son histoire a elle

1 ans après pour Adria Helios
0 votes - le 18 Dec 2014 à 22:53

Adria Helios a interagi avec moi :
Il y a un an de cela, j'ai assisté impuissante aux événements qui ont frappé nos Cités, nos Campagnes, nos Iles. Nous devions simplement sortir de la Zone Euro et attendre tranquillement la nouvelle monnaie qui n'est jamais venue à nous. La crise s'est amplifiée et par égoïsme, les individus ont fait preuve de violence les uns envers les autres alors que des solutions existaient, beaucoup de localité en France ont maintenu un climat de paix et de solidarité extrême et ont même demandé de l'aide auprès de partenaires étrangers, comme c'est le cas du Canada envers le Poitou-Charentes. Nous pensions être seuls alors que c'était faux, de nombreux pays soutenaient notre cause mais nous n'avons pas voulu écouter. Et vînt le despote, qui pensait régler la situation de cette France qui se divisait de plus en plus, en marchant sur chacun des individus qui s'opposait à ses idées. J'étais à Poitiers ce jours là et j'ai vu les troupes du Capitaine Valois entrer dans le Centre Ville, j'ai vu la panique des passants qui couraient dans tous les sens pour éviter les balles et moi, j'ai couru pour continuer à vivre. Puis quand le calme est revenu, je suis retournée dans la Rue où des corps jonchaient le sol et où le sang se rependait dans les caniveaux, j'ai fais de mon mieux pour soigner ceux qui pouvaient encore l'être mais quand cet enfant de 7 ans est mort dans mes bras, le symbole de la pureté et de l'innocence avait été sali, j'ai compris que je devais canaliser la colère en moi pour me donner de l'énergie à accomplir une mission, celle de faire changer les choses. Poitiers a été libérée comme Châtellerault et Limoges par les troupes du Colonel du Peyroux et je suis heureuse que des personnes des Forces Armées qui défendaient les valeurs Humaines étaient là pour nous sauver. 2000 Personnes sont mortes dans notre région et encore plus dans la France entière, je ne pouvais acceptée cela. Dès que les Eveillés ont mis en place le Forum Social à l’Élysée, je me suis sentie prête à jouer mon rôle avec les compétences dont je disposais et j'ai rejoint la Capitale, des individus ont osé me qualifier d'arriviste alors que je ne faisais que mon devoir de Citoyenne Française. Puis, les événements se sont succédé et on m'a demandé de tenir provisoirement le Ministère de l’Éducation jusqu'à la prochaine élection légitime. En tant que Professeures des Écoles qui subissait la vétusté de cette Institution je devais agir à la hauteur de mes moyens et j'ai acceptée afin de lui redonner son véritable rôle qui n'est pas seulement de transmettre des connaissances ou de socialiser les enfants, comme beaucoup le pense encore, mais de transformer un être immature en personne autonome, responsable et épanouie, capable de bien vivre avec les autres, conformément à son désir et des valeurs Humaines. Le défaut de l'ancien système scolaire était qu'il mettait au centre le savoir et non l'être humain. Il donnait la priorité à ce qui est secondaire, le savoir du maître à transmettre avec son objectivité et sa rigueur, et il négligeait l'essentiel, le désir de s'améliorer de l'élève, avec toute sa subjectivité, sa singularité, sa personnalité. Les grands pédagogues le disent depuis Rousseau : Pestalozzi, Montessori, Freinet, Steiner, Tous savaient qu'il fallait mettre le désir d'évoluer de l'enfant au cœur du processus éducatif et c'est cette mission que j'accomplissais car pour moi, nos enfants sont et seront toujours les véritables bâtisseurs de cette nouvelle société que l'on souhaite tous, c'est à nous de leur transmettre les clés pour bâtir le véritable avenir de la France. Quand le Gouvernement a été élu, je suis retournée m'occuper de mes élèves de l'école de Marçay car j'avais réalisé mon devoir, celui de mettre les bases des futures décisions des Ministres de l’Éducation. Depuis ce temps qui me semble si proche et si éloigné à la fois, je mets mes compétences aux services des futurs fonctionnaires de l’Éducation en leur enseignant les nouvelles pratiques pour faire évoluer nos enfants dans l'Amour de l’École et donc de l'Avenir de la Société. A tous ! Rien n'est terminé, tout est à faire et merci à tous d'avoir été les prémices de ce Changement." Adria Helios @Monique @Thomas  @Dr Lavigne Mathieu @Charles Vennec @José Manu Borraso @Obama @Liza Brody @Guy @Alexandra Lagneaux @Lisa Hoffmann @Sandrine @justin tresor @Dominik devilepin @Eric Sawal @Erick Foax @Marilou @Jean-Louis Le Braz @Lilou @Ada Erasom @Maurice Upian @Le Prophète @Aziz @ALAD @La source @Kévin @Martin Rochteau @Walter @Père Mounier @achille @Jean-Marc Ayrault @Devi Sweetie  @général crelcel @Chancellerie @Maréchal Ferbert @Général there @Montpellier @Robin des Bois @Francis Escudé @Michel Henry  

Départ
0 votes - le 14 Dec 2014 à 10:55

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Deux heures déjà que je suis sur la route. Le jour est clair désormais, le froid blanc rend l'air limpide. Je marche et je ne sais pas dans quelle direction encore le vent me portera. J'ai hâte de retrouver Phil mais je sens que les événements me permettront d'être vite en relation avec lui. Je suis à nouveau sur la route, poussée par le néant et la vacuité de mon existence. Je fuis vers l'Ouest ! Je n'ai pas dû avancer loin, pourtant, et je me sens très vulnérable. Je me suis réchauffée mais ne dois pas encore être très éloignée de Vassili et Anna. Mon sac aura été rapide faire : mes papiers, mon change, le couteau et le briquet qui ne me quittent pas, la bâche, mon sifflet et mon miroir, ma boussole, mon duvet et ma gourde. J'ai toujours mon bracelet de corde au poignet. J'aurais dû partir plus tôt mais mon départ aurait alerté Anna. Je sortais souvent, vers 7 heures, pour ne revenir que plus tard. Je leur ai laissé un mot à chacun sous mon oreiller. Ils le trouveront bien assez tôt ! Je leur dois tellement que de longs discours ne valent rien. Je suis loin dans mes pensées, je suis seule ; Les larmes roulent sur ma joue, mon menton et viennent s'échouer sur mon coupe-vent. Je ne les retiens pas, à quoi bon ? J'ai perdu mon mari, mon amour et n'ai plus vécu après, jusqu'à cette crise. J'ai rencontré Oscar, ai fermé ma non-vie et mon appartement, ai pris la route. J'ai découvert une France en berne, ai failli perdre la vie et ai été sauvée par des gens simples, aimables, ai perdu la voix, sauf à certaines occasions. Et maintenant, alors que j'aime, je fuis l'objet de cet amour, sans autre raison que le poids de la culpabilité. Quelle sotte ! Tout d'un coup, une voix : « Alexandra ! » J'accélère un peu la cadence mais bientôt j'entends le bruit de pas derrière moi, un bruissement, une main m'attrape par l'épaule : « Alexandra... ». Je me retourne doucement et découvre un Vassili haletant, les yeux brillants, les joues rougies par l'exercice. Il semble soulagé autant qu'hésitant. « Pourquoi vous en aller, ma douce ? Ne vous ai-je pas dit que je vous attendrai ? Vous ai-je fait peur ? » Les larmes reviennent, que j'écrase rageusement d'un revers du bras. Je lui lance un regard de défi… mais me précipite dans ses bras qu'il ouvre pour me recevoir et referme sur moi avec violence. J'enfouis mon visage contre son torse. Je sens que c'est là que je dois être et souhaiterai ne plus m'en aller. « Mon oiseau… » Nos lèvres se joignent un instant, nous nous buvons l'un l'autre, seuls au monde sur ce chemin perdus. Je me perds dans l'eau bleue de ses yeux, je m'y noie avec bonheur. « Je vous aime, Alexandra. Je vous veux toute à moi, pour de vrai, comme vous l'êtes déjà dans mes rêves. Je vous veux dans mon lit, je veux vous voir sourire, veiller sur vous, vous prendre la main lors de nos promenades, découvrir votre monde et partager le mien avec vous. Je veux vous voir bien vieille et qu'ensemble nous regardions en arrière avec tendresse. Je veux vos bras autour de moi comme en cet instant. Je veux vous voir nue, je meurs d'envie de vous étreindre et de vous faire rougir, gémir. Je ne veux que vous, que nous : Alexandra et Vassili, Vassili et Alexandra.» Je m’écarte un peu, effrayée par la force de ses sentiments, les miens que je sens gronder en moi. Il me retient, m'embrasse à nouveau et murmure : « Je ne sais pas pourquoi vous devez partir. Je ne comprends pas pourquoi nous devons nous séparer alors même que nous venons de nous découvrir. Si je ne vous retiens pas, promettez-moi de prendre soin de vous, promettez-moi de revenir. Je vous attendrai encore, tout ma vie s’il le faut. Mais sachez que si vous revenez, je ne vous laisserai plus vous en aller, plus ainsi. Nous ne nous quitterons plus. » Son regard si doux est empreint de tant d'amour et de détermination ! Je l'embrasse à mon tour, lui promets silencieusement de revenir, recule doucement sans le quitter du regard. « A bientôt, ma si belle ! » Je me retourne et reprends mon chemin. Les larmes coulent à nouveau sur mes joues, j'étouffe au mieux les sanglots qui m'agitent alors que j'avance. Je sens qu'il ne me lâchera pas du regard avant longtemps… Vassili...

Serment
0 votes - le 13 Dec 2014 à 23:15

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Je n'ai pas dormi cette nuit ; malgré ma jambe pas encore guérie, j'ai décidé de repartir. Je dois voir Phil ; je dois aussi m’échapper de Vassili. La journée d'hier a été très étrange ; j'avais l’impression que Vassili rayonnait de joie. Il ne disait rien et agissait comme à son habitude mais il me paraissait changé. Anna n'a pas dérogé à ses habitudes et je me disais que mon rêve m'avait vraiment perturbé, de même que ces sentiments que je refuse de laisser éclore. J'ai voulu aller faire un tour. Vassili a saisi cette occasion pour m'accompagner ; il disait vouloir tenter de glaner de quoi manger. Nous avons marché doucement, en silence, pendant un moment. Mais d'un coup, le bruit d'une cavalcade s'est fait entendre. Nous nous sommes jetés dans le premier fossé, mis à couvert sous les feuillages. Les souvenirs de mon échappée ont reflué, je me suis mise à trembler. Cette réaction semble avoir déclenché la suite : j'ai senti les bras vigoureux de Vassili m'embrasser. Je me suis retrouvée lovée contre lui. Sa main tenait ma nuque enlacée. Les chevaux sont passés, nous ne bougions plus, Je n'osais pas faire un mouvement, je craignais la suite et l'espérais en même temps. Nous avons fini par nous séparer : nos regards étaient des fenêtres ouvertes sur nos âmes et nos sentiments vivaient à l'unisson dans cet espace infini autant que silencieux. La main trapue de Vassili a attrapé mon visage, l'a approché du sien ; je souhaitais tellement ce baiser ! J'imaginais ses lèvres se poser sur les miennes, ma peau tressaillir, je rougirais sûrement… D'un coup j'ouvris les yeux, Craig apparut, la peur me prit au ventre. Vassili ne me lâcha pas ne fit pas un mouvement de plus. Il ouvrit la bouche comme pour parler mais se retint. Il battit des cils, comme s'il s’éveillait d'un rêve et qu'il avait perçu, lui aussi, la présence de Craig. Me tenant toujours, il détourna la tête, vérifiant que nous étions à nouveau seuls. Il me remis debout, se rapprocha de moi : « Vous ne pouvez parler, mon ange, mais j'ai l'impression de lire en vous comme dans un livre ouvert. Lorsque je vous ai entendue crier, cette nuit je me suis précipité. Je tentais de vous calmer mais n'y arrivais pas ; je vous pris dans mes bras, et… vous vous calmâtes si vite ! Je n'osais y croire. Je vous ai bordée, embrassais votre front et m'enhardis à vous prendre baiser les lèvres. Je pleurais de joie, ma si belle, lorsque vous m’embrassâtes en retour. Je rêve de vous depuis des années, je vous aime en silence depuis tant de temps. Je ne vous connaissais qu'en rêve et me suis attaché à vous de toute mon âme. Je ne savais pourquoi je mettais tant d'ardeur à aimer une femme que je n'avais jamais rencontrée. Vous étiez si réelle pourtant ! Je pouvais sentir votre haleine, le grain de votre peau, vos caresses et vos bras à mon cou ! Je n'entendais jamais le son de votre voix et c'était là tout un mystère pour moi. Je n'osais y croire à vous, lorsque nous vous avons découverte, avec Anna. Mon amour avait pris corps et j'allais enfin pouvoir revivre ces heures heureuses que mes nuits m'apportaient depuis tant de temps. Vous le sentiez aussi, ce lien entre nous, mais j'acquis vite la certitude que vous aviez manqué nos rendez-vous nocturnes. Je vous aime tant ! Refréner l'envie de vous prendre dans mes bras comme j'en avais l'habitude, ne pas me blottir contre vous, ne pas vous embrasser vous appeler mon oiseau m'est une douleur sans pareille. Mais vous voir en vie, chaque jour sous mon toit, sentir votre parfum… Rien ne m'est plus impossible. Je suis certain depuis hier soir que vous m'aimez même si vous n'en avez pas encore conscience. Alexandra, mon bel ange, je vous attendrai encore ; je vois bien que vos sentiments sont entravés. Nous sommes ensuite remis à marcher et la journée s'est étirée lentement jusqu`au soir, pleine de promesses, d'interrogations de douleur aussi. Il est bientôt 7 heures, mes affaires sont prêtes et je me prépare à fuir cet amour dans lequel je souhaiterai couler mais auquel je ne peux répondre. Je souffre déjà du manque et Craig n'est plus le seul à remplir ma vie de son absence.

Un rêve
0 votes - le 12 Dec 2014 à 11:50

J’ai fait, cette nuit, un affreux cauchemar. Je vous voyais, Phil et toi, vous battre, saigner, mourir, sous mes yeux. Je ne comprenais pas ce déchaînement de violence, pourquoi vous vous y laissiez aller, pourquoi vous, si doux et joviaux. Vous étiez à l’avant, et moi, telle une spectatrice, je me trouvais placée entre les belligérants. Lorsque l’assaut a été donné, que je vous ai vus vous précipiter, je me suis mise à hurler, mais aucun son ne sortait de moi. J’étais comme emmurée et j’assistais, impuissante, à votre fin horrible. Derrière vous, une cohorte d’hommes, d’adolescents de vieillards décharnés se précipitaient de chaque côté, hurlant, soufflant. Oscar était parmi eux. Et cette foule, d’un coup de bifurquer, de se précipiter sur moi. Vous n’y étiez plus, vous aviez déjà disparu. Je me sentais seule, pétrifiée par tant de cœur à la haine. J’attendais que toute cette rage m’atteigne lorsque je me suis sentie emportée, enlevée par des bras puissants. Je n’ai rien compris : l’instant d’après, Vassili me reposait devant l’entrée de chez Elisa... Il m’embrassait sur le front, la bouche, puis repartait. Et j’étais triste de le voir partir autant que de vous voir mourir dans la fureur. J’ai retrouvé ce matin Vassili près de moi. Il me regardait avec un sourire étrange et ses yeux brillaient de joie. Je suis très mal à l’aise, Craig ; tu es absent depuis tellement longtemps que le trou béant que ton absence laisse fait partie de moi. Pourtant, je m’inquiète pour Oscar, me demande comment va Phil et m’interroge sur les baisers de Vassili, ma tristesse réelle bien qu’onirique à devoir m’éloigner de lui. Je sais que sans leur action, à lui et à Anna, j’aurais dû mourir. Je leur en suis reconnaissante car après toutes ces années, je sens bien que je reviens à la vie. Je l’avoue, Vassili m’attire ; sa présence imposante et douce, souvent silencieuse s’est imposée à moi et je sais rechercher sa compagnie, tellement reposante. Suis-je en train de tomber amoureuse, Craig ? Suis-je en train de te trahir ?

Hier
0 votes - le 11 Dec 2014 à 22:54

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { } J'ai découvert avec tristesse les événement ; Valois, Atlas, Montagis. Tous ces capitaines qui se battent et font se battre de pauvres gens pour des idéaux qui ne leur appartiennent pas. La misère et la famine guettent, la plupart des personnes tentent de survivre ou d'organiser la survie ; d'autres sont. J'ai pleuré hier : les politiques et l'argent nous ont mené à cette situation, la violence et la haine nous mènent au-delà de nous. Mes ecchymoses disparaissent peu à peu et je marche mieux ; Vassili m'a trouvé une attelle et une paire de béquilles. Je retrouve un peu de ma solitude habituelle ; je ne suis pas certaine de m'y complaire autant qu'avant,mais c'est ma vie. Anna me demande de l'aider ; je nettoie je maintiens ordre, ja fais de la couture – bon, je tente de faire de la couture plutôt. Vassili et elle ne me demandent rien. Je verrai bien. De toute manière, je ne peux pas encore partir. Etoile me manque… Et Elisa et Patrick, Phil et sa petite Marie...J'attends la suite et me demande un peu ce que l'avenir me réserve...

Discours du Colonel du Peyroux
0 votes - le 10 Dec 2014 à 22:07

France BN a interagi avec moi :
"Peuple de France, L'obscurité à atteint nos contrés, la Nation toute entière a connu les pires tragédies du 21ème siècle, mais ce siècle sera également synonyme de Renouveau. Nous sommes là, nous sommes réunis tous ensemble pour défendre les valeurs les plus belles qui puissent exister sur cette Terre : Liberté, Unité, Solidarité. L’Être Humain n'est pas parfait, c'est ce qui le rend si parfait, nous ne cesserons jamais d'apprendre de nos expériences, notre curiosité est une force qui nous permet d'avancer dans tous les domaines. Aujourd'hui, Il est temps que cette force nous donne à tous, le courage de prendre une nouvelle route, celle d'une Nation du Peuple, pour le Peuple et par le Peuple. Il est temps, à présent de fermer le Livre de notre histoire qui a fait de nous ce que nous sommes, sans pour autant l'oublier. Peuple de France, Il est temps d'ouvrir un nouveau Livre, Notre Livre, celui que nous avons décidé d'écrire ensemble, et ce quelque soit nos différences, car en ces temps difficiles, nous sommes égaux les uns aux autres. Nous étions si attachés à nos besoins individuels que nous avons oublié notre véritable dessein, maintenant, c'est à vous de choisir, choisissez avec votre cœur et demandez-vous ce que vous voulez pour vos enfants? Demandez-vous ce que vous souhaitez transmettre aux générations futures? Pour ma part je le sais, je veux que tous ceux qui auront le bonheur de vivre dans nos cités, dans nos campagnes, dans nos îles puissent vivre dans une Nation dont le principe premier est le respect des valeurs humaines. Nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos mères et nos pères ne sont pas morts en vain, ils sont les prémisses de cette œuvre si extraordinaire qui a pour finalité d'élever nos consciences; mais c'est à nous, les vivants, de nous consacrer à cette œuvre inachevée. Peuple de France, éveillons-nous et acceptons notre destiné commune car uni, nous aurons l'énergie nécessaire pour insuffler cette nouvelle étincelle qui se propagera dans le reste du Monde. Car Oui! le reste du Monde voit en la France l'Espoir du Renouveau, l'Espoir d'une vie meilleure, L'Espoir de l'Unité pour atteindre notre but commun, celui de Grandir ensemble pour aller de l'avant dans notre Évolution. Soyons cette graine de lumière qui éclaire les ténèbres, Soyons le Phénix qui renait de ses cendres. Peuple de France, c'est à vous de choisir." Discours du Colonel du Peyroux à France BN Les abonnés : @Monique @Chouquette @Baratribord @Dr Lavigne Mathieu @Héloïse Dunois @Kayla aka Midas @Ellie @Matt @Charles Vennec @Lydie Reolon @Natalie @José Manu Borraso @Obama @Liza Brody @Juan @Isis @Guy @Mathilde Pevensie @Alexandra Lagneaux @Tous Ensemble @Amandine @Lisa Hoffmann @Alexia PoN-3 Far @François Le Gall @FranceIndé @Le Veilleur @justin tresor @General Alcatraz  @Robert Mortimer @Sacha Costil @Dominik devilepin @Mamie Rose @Eric Sawal @Erick Foax @Marilou @Maurice Upian @Luc @Georgette Le Guen @Hervé Le Bras @Gilles de Salm @EveillésManifeste @Aziz @Jesus routier @ALAD @Kévin @Martin Rochteau @Jeanne (Juanita) @Walter @Père Mounier @Georgette @achille @Général Atlas @Bibiche @Jean Légal @Devi Sweetie  @Laurent Lerouge @JeanLouis Débraye @général crelcel @Læticia Erasom @Le lorrain @Général Bastien @Chancellerie @Caporal Schtark @Sarah @Francis Lou-Migal @Maréchal Ferbert @Occitania Info @Général there @Martine Aubry @Général Bornay @Robin des Bois @Colonel Licasse 

Plusieurs jours
0 votes - le 08 Dec 2014 à 23:15

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Depuis quelques jours, je réussis à remarcher... Ce furent d'abord quelaues pas dans la chambre. Je me fatiguais vite mais retentais plusieurs fois l'expérience. A la fin de la journée, bien qu'exténuée. je me sentais presque ferme sur mes jambes. Le lendemain, forte de mon expérience du jour précédent, je pu découvrir la maison. Toujours muette, ne pouvais toujours répondre aux questions d'Qnnq et Vassili que par des affirmations ou des dénégations de la tête. Ils entreprirent alors de me raconter le monde. Le monde dans lequel nous vivions, les privations, l'entraide, les oubliés et les éveillés, la fin de la France telle que nous l’avions connue, telle qu'ils l'avaient découverte. Les gens alentours, plus proches, la circulation restreinte, les enfants hors de l'école qui jouent et font du vélo, la redécouverte des rapports de voisinage., le manque de nourriture la recherche de bougies, les veillées partagées, les chambres uniques, les coups d'état, la mort de François Hollande et Nicolas Sarkozy. Je découvrais le frère et la sœur. Si j'appréciais leur compagnie à tous les deux, je découvris assez vite que je recherchais particulièrement la compagnie de Vassili. Depuis Craig, j'avoue que ce fait était une nouveauté.

Réveil - pensée pour Craig
0 votes - le 02 Dec 2014 à 23:39

Jour d’éveil n°2 : je me sens mieux. J’ai toujours mal à la jambe mais il semble qu’elle ne soit pas cassée. Tant mieux ! Je suis pleine d’ecchymoses, d’égratignures. Il semble que je me sois bien blessée à la tête aussi. Je me retrouve avec un joli bandage... Ce qui explique peut-être la nouvelle situation dans laquelle je me trouve : je suis muette. J’ai été muette, avant, et transparente aussi, d'où tu es tu auras pu en être témoin. Mais là... Aux questions qu’on me pose, je demeure littéralement sans voix. Deux personnes m’ont recueillie : Vassili et Anna. Ils sont frère et sœur et depuis le début de la crise, ils vivent ensemble mettent en commun leurs ressources. Je ne sais pas s’ils sont seuls ou s’ils ont des familles mais je n’ai vu personne d’autre. J’ai tenté de leur raconter mon histoire mais il m’est difficile d’écrire et impossible de parler. Vassili est un immense barbu assez intimidant. Si son visage est fermé, à la limite de la dureté, ses gestes et son sourire adoucissent tout de suite cette sensation. Cette douceur, on peut s’en rendre compte lorsqu’il s’adresse à Anna, pour qui il est très prévenant. Anna, semble l’âme de ce duo. C’est, elle aussi, une femme remarquable : presque aussi grande que son frère, elle le surpasse pas ses rondeurs. Son regard bleu presque transparent semble vous transpercer lorsqu’elle vous regarde, comme si elle était capable de sonder le tréfonds de l’âme des personnes. Son visage disparaît sous une tignasse de cheveux longs, bouclés et blonds. Elle me fait penser à une viking.Ils m'ont raconté qu'ils m'ont trouvée gisant dans la terre, vaguement enroulée dans du plastique. J'étais au pied d'un haut talus et ils ont été très étonnés en m'entendant gémir. Ils m'ont ramenée chez eux. J'ai passé plusieurs jours dans un demi coma. Je... dois dormir... Bonne nuit mon amour....

Où suis-je ?
0 votes - le 01 Dec 2014 à 12:04

… Mes paupières s'entrouvrent. Le jour m'éblouit ! Une silhouette passe devant moi. L'obscurité… Une voix : « Reposez-vous ! » Je me laisse aller. Je gémis. La voix : « Buvez ! » Je sens une main qui me soutient, me relève, porte une paille à mes lèvres. J'aspire un peu… Et retombe aussitôt dans ma torpeur. J'ai les yeux fermés mais j'entends du bruit alentour. Des cris, de la vie. Un âne braie au loin. Où suis-je ? Je demeure les yeux fermés, je ne veux pas qu’on me pose de questions. Pas encore. Je tente de comprendre ce qui m’a amenée dans ce lit, cet endroit que je ne connais pas. Je remonte le temps, je fouille ma mémoire. Je ne me rappelle pas être arrivée ici, ni comment ; mon dernier souvenir, c'est le moment où j'ai réussi à me protéger un peu. Je t'aime Craig, tu le sais. Ce que étais m’aura une fois de plus permis d’être encore ce que je suis : toi et ta bâche m’avez peut-être sauvée, du moins avez-vous participé au fait que je sois encore en vie. La chute. Etoile écroulée sur moi, la sensation de fin du monde. Ah oui, la chute… Pourquoi ? Je laisse mon subconscient agir... Tout d'un coup, les événements déferlent et je les revis tels que je les avais vécus : la marche vers Phil, les détours lorsque j'entendais parler de rapines dans les villages. Une journée de retard sur le calendrier. Combien désormais ? Des brigands qui se prétendaient des « Oubliés »  – à quoi ça correspond ce vocable ? – raquettaient les villages et leurs ressources. Ils m’étaient tombés dessus un soir. J’avais cru leur échapper grâce à Étoile et m’étais laissée aller à me reposer : « On a dû les semer ! ». Je me fiais à l’ouïe d’Étoile, et comme elle ne montrait aucun signe d’anxiété, pourquoi m’en faire ? J’avais tout de même évité de faire du feu, ce soir-là et m’étais endormie sous mon abri… Pourtant, au milieu de la bruit, en entendant la jument s’énerver, je compris que quelque chose n'allait pas. Je remballais en vitesse mes affaires, sellais Étoile que je sentais inquiète. Au moment où je talonnais ma monture pour donner le signal du départ, trois hommes se précipitèrent sur nous… Je revois d’autres hommes surgir de nulle part, devant nous, des torches, une course effrénée la nuit... puis la chute...

Un jour, une nuit ? Quand ?
0 votes - le 30 Nov 2014 à 22:11

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Hann… humpff… Comment avons-nous pu rater cette pente ? Étoile est sur moi… Où suis-je ? Ma tête… … Je ferme les yeux un moment . Essaies de sortir de là ! Je bouge un peu... Aie ! Ma jambe… Étoile m'approche, me souffle dessus comme pour m'encourager. Elle est donc saine ! Et moi ? J'arrive a bouger le haut de mon corps, ma jambe droite me lance. Je retombe, la douleur se fait fulgurante ; je m'évanouis. Je rouvre les yeux, le soleil est haut dans le ciel, je suis frigorifiée. J'essaye de me mouvoir mais je n'y arrive pas. Fermer les yeux… Depuis combien de temps suis-je ainsi ? Je n'arrive pas à faire le compte du temps. Il est environ 11 h, si j'en crois la luminosité. L'air est humide. Je suis protégée du sol par ma parka, mais je sens que ça ne durera pas. Que faire ? Je lutte pour me concentrer. Qu'aurait-il fait ? … Qu'aurait fait Craig ?... De l'eau, en priorité, puis m'isoler du sol, de l'air. Si j'y arrive, je tenterai le feu… Je me sens si faible, j'ai tellement mal… Je tente de tâter ma jambe mais me rend compte alors que ma main n'a pas de sensation ; j'ai très très froid, je suis choquée. Par chance, mon sac ne s'est pas détaché et moi… moi je suis tombée sur le côté. Ma gourde y est. Malhabile et faiblarde, je met du temps à la détacher. Cet effort m'épuise, je met une éternité à boire. Où est Étoile ? Elle était là, je pense… mais elle a disparu, emportant… Oh ! Mon pauvre Phil ! Ma chère Élisa ! Tant d'efforts mis à mal par une maladresse ! Tout est perdu, Étoile est partie avec tout son chargement… Je tente de m'asseoir… Je retombe. Il va m'être difficile de me fabriquer un abri… Tout d'un coup, je pense à la bâche. Craig était fan de ce truc là. Il avait une sorte de bâche, 1,5m x 1,5m en plastique. Un truc qu'il emmenait partout. C'est très fin, très léger et il ne s'en séparait jamais. J'avais gardé cette habitude. Qu'il s'agisse de transporter des choses, des champignons, des pommes, de l'herbe, que nous désirions nous asseoir au sec ou nous protéger d'une pluie soudaine, hop, ce truc apparaissait ! Je m'étais souvent moquée de lui à ce sujet ; il me rétorquait toujours que sa « bâche, son couteau, son briquet et sa gourde étaient ses meilleurs amis, sur qui il savait pouvoir toujours compter ».  « La bâche est dans le sac, pensé-je ! ». Je dois pouvoir y arriver… Je dois y arriver… Mes mouvements mettent des heures à se coordonner, je dois me reposer souvent, longtemps, de plus en plus longtemps ; l'heure rouge est là – 17 h 45, je pense… Il va bientôt faire nuit. Je n'y suis pas encore… J'avance… J'ai mal, je suppose que je m'évanouis plusieurs fois, la douleur provoque des nausées, le froid me fait grelotter . Je lutte contre moi-même, contre cette partie de moi qui me crie : « Laisse tomber ! Pourquoi te battre ? Maintenant ou dans 30 ans, le résultat sera le même ! Tu retrouveras Craig ! Il t'attend ! Tout sera tellement plus simple ! Ne résiste plus, laisse-toi donc aller… ». Phil, Marie, leur bébé, Elisa, Patrick… Oscar… Craig… Je ne peux me séparer d'eux ainsi ! Mes efforts finissent par payer. Plus tard, alors que la nuit est déjà noire, j'ai réussi à m'enrouler, plus ou moins, dans la bâche. Je suis un peu mieux isolée du sol et de l'humidité… Je… …

Première Allocution de la Reine de Bretagne
0 votes - le 28 Nov 2014 à 23:17

Mathilde Pevensie a interagi avec moi :
"Je m'adresse à la Bretagne, à la nation bretonne et au fier peuple breton. 
Mes chers amis, à plus de 83% vous avez approuvé notre indépendance vis à vis de la France et l'instauration d'un nouveau régime sur notre territoire. Je me présente à vous en ce jour et me déclare honorée de ceindre la prestigieuse Couronne de Bretagne, qui appartenait à mes ancêtres et aux bretons mais qui nous a été spoliée par les français. Aujourd'hui nous avons repris notre liberté ! Nous allons enfin écrire notre propre histoire ! 
J'ai nommé @Charles Vennec , un homme dévoué, Premier Ministre. Il aura la charge de rédiger une Constitution, former un Gouvernement et mener la politique de l'Etat. En effet, nous avons choisi d'instaurer une Monarchie Constitutionnelle, où les libertés fondamentales seront préservées. De plus, il est dans notre intérêt immédiat de rebâtir rapidement une économie bretonne. Notre terre et les gens qui y habitent ont un fabuleux potentiel dénigré par les français pendant trop longtemps, nous leur montreront notre valeur ! Notre puissante industrie agro-alimentaire subviendra à nos besoins et nous avons déjà refondé la Banque de Bretagne, qui assurera à terme le retour à la stabilité financière. Nous avons toutes les raisons d'espérer de jours meilleurs !

Je ré-institue Nantes comme capitale du Royaume et serais couronnée officiellement Reine de Bretagne le Dimanche 30 Novembre. 

J'appelle aussi les gouvernement étrangers à reconnaître notre Royaume comme nouvel acteur sur la scène internationale. 


Vive la Bretagne ! La Bretagne est forte ! "

Diffusé en Bretagne et dans le monde entier  : @Fantasio  @Frank-Louis RENIER  @Xavier  @Youri Gagarine  @Celia Perez @Renée-Guillemette @Jo @Pépette @Michel Caravage @Chilon de Sparte @Bias de Priène @Michel PANINI @Baratribord @David @José Manu Borraso @Super Dupont @Tintin @Dr Lavigne Mathieu @Lola Fritz @Alex lefort  @Erick Foax @Martin Rochteau @Jean Boitro @Pierre Rabhi @General Alcatraz  @Antoll MA @de Vaudricourt @Kiki Rochechouart @Léon Perjols @Adrien Duchot @Ratatouille @Mélanie F @Yann de Kerrot @le Petit Nicolas @Obama @Audrey @Isis @Jean Légal @Guy @Jean-Louis Le Braz @FranceIndé @Florence Thibault @EveillésManifeste @Johanna Mercier  @Clément Bonnet @Jean-Michel @France BN @Jean-Marc Ayrault @Tom Temple @Hector Malsherbes @Alexandra Lagneaux @Père Mounier @TANGUY CRS 4587 @Louisette Le Coz @General Alcatraz  @Jean-Louis Le Braz @Zenone @Kenichi Mishasuki @Franck Sobokhat @La Crête @Dominik devilepin @Stella @JeanSé @SEM, fils de Noé @BlackDogs @Bibiche @Elisa Delcampe @Général Vador @Hugo Victor @General Alcatraz  @Jesus routier @Colonel Atlas @Emmanuela Cosset @Valerie Rotweiler @Alexia 

20 novembre - liberté
0 votes - le 20 Nov 2014 à 12:12

Mon amour,je suis donc partie hier de chez Élisa. Je monte Étoile qui n’a qu’une envie, avancer ! Je dois la freiner régulièrement.   Grâce à Élisa, qui œuvre décidément beaucoup à sa manière, j’ai pu passer la nuit dans un lit. Étoile a également dormi à l’abri, dans une ancienne grange. Le gîte nous a été offert par la nièce d’une dame qu’Élisa a aidé récemment à soulager de violents maux de têtes.   Jeanne-Marie et son époux nous ont reçues simplement mais chaleureusement. Je leur avais apporté un bocal de bœuf cuisiné par Élisa : ils étaient ravis de ce repas qui, à leurs dires, les ont beaucoup changés de ceux des derniers jours. Leur maison est dans un hameau de la commune de Saint-Rémy-du-Val.    Pour y arriver, nous avons dû passer par de larges espaces à découvert : il y a peu de cultures en cette période. Si j’étais visible, les personnes que j’ai croisées ne l’étaient pas moins. Et puis, grâce à mon Étoile, j’ai pu couper régulièrement à travers champs. Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers ; en outre, il fait doux et le soleil nous a même honorées de ses rayons et de sa lumière !   Je n’ai pas pu dormir tôt : je me sens libre, comme je ne l’ai jamais été. Tu es là, dans tout ce que je regarde, bien présent et j’ai l’impression que nous cheminons côte à côte. Cette période étrange qui déstabilise cette société a cet effet étonnant sur moi : elle me permet de me recentrer dans ce monde. Je n’y suis pas et j’y suis pourtant.   Mon amour, pour la première fois depuis que tu es parti, je me sens vivante.  Chez Élisa, je me suis plongée un instant dans les œuvres complètes de Baudelaire. Ce poète ne nous unifiait pas, t’en rappelles-tu ? Si tu reconnaissais la beauté de ses vers – « indiscutable ! » disais-tu ! – tu n’en aimais pas la noirceur ! Tu disais toujours que la noirceur appelle la noirceur et que le devoir de chacun était de se tourner vers la lumière. Que s’il n’y a pas de lumière, nous devrions toujours nous battre pour la trouver et s’y plonger pour n’en plus sortir. Ta disparition a fait disparaître ma lumière ; je ne comprends qu’aujourd’hui que, même moi, je peux me battre pour la retrouver ! Dans les œuvres complètes, je suis tombée sur « Les fusées » qui sont en réalité son journal intime. Ça semble décousu et pourtant…Une des premières phrases tourne sans cesse dans ma tête depuis : « Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière. »   Est-ce à dire que tu es plus vivant maintenant qu’avant ? Non ! Comment pourrais-tu être plus vivant que vivant ?Cependant, durant ces 4 années, je t’ai pleuré, je me suis abîmée dans ton souvenir. J’ai perdu le goût de tout parce que tu n’étais plus là. Le vide de toi, ma tristesse et mon absence d’intérêt pour le monde m’ont empêchée de voir l’essentiel : 4 ans plus tard, je continue de te parler, je t’écris et t’entends, je sublime ta présence. Aujourd’hui, tu ne peux plus disparaître : on ne peut effacer ce qui a disparu et qu’on a recréé par l’esprit.Le jour où je mourrai, ce toi spirituel mourra avec moi. Mais nous serons réunis, éternellement. J’écrivais il y a peu que je sentais ce changement comme les autres le sentent. S’ils recevaient cette métamorphose avec joie, elle me faisait peur car j’avais peur de te trahir, de nous trahir. Je me suis fourvoyée. Comment peut-on trahir sa respiration, son âme, son sang ? Où que tu sois, j’y suis ; où que je sois, je sais que tu es. Je t’aime.

@Phil - Sur le départ
0 votes - le 19 Nov 2014 à 13:58

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { } Hello ! Je suis prête à partir ; Étoile sera bientôt sellée. Notre paquetage est prêt. Patrick m'a presque obligée à m’entraîner trois heures durant hier ! Heureusement que le temps est au beau : passer du temps dehors est une sensation que j'aime tellement. Je devine son inquiétude sous sa placidité et sa nonchalance habituelle. Les résultats sont positifs ; je retrouve mes marques même si, avouons-le, le chemin sera long vers mon niveau d'avant. Mais mes maigres compétences actuelles pourraient tout de même s'avérer utiles. Avant de partir plusieurs nouvelles : Un certain @Noé m'a envoyé un colis au moment où je suis partie de Caen. Je n'ai pas pu réceptionner ce colis, qui a été ouvert par un des occupants de mon ancien appartement. La mère a ingéré la pilule bleue que contenait le colis ; elle souffre depuis de problèmes hépatiques sévères. Je t'en conjure, Phil, si tu recevais un tel colis, ne te laisse pas abuser par des miracles. Mais je sais que tu es raisonnable et que je m'inquiète pour rien : tu sauras résister aux mirages. Autre élément : @Elisa Delcampe m'a dit avoir reçu une information sur la montée en flèche des sectes. La scientologie semble être en pleine action et irait jusqu'à harceler les personnes fragiles. Protégez-vous d'eux. Protèges-en Marie ; cette histoire pourrait raviver de bien tristes souvenirs ! @France BN a donné une adresse à laquelle écrire ; « Toute personne victime ou témoin de ce genre de situation est priée de contacter les institutions adaptées, toutes les coordonnées via le site : http://www.derives-sectes.gouv.fr » Je vais aller seller Étoile, désormais. Mais n'aies pas peur pour moi, je saurai me garder des mauvaises rencontres, Étoile est aux aguets, et… Craig est là, il veille sur moi. Je t'embrasse et te dis à dans quelques jours. Tom Alexa

@ Phil - départ retardé
0 votes - le 18 Nov 2014 à 11:54

Hello, Phil !!! Je suis arrivée dimanche chez Élisa. Une surprise de taille m'y attendait : outre les victuailles, les vêtements pour le bébé et la chaleur des habitants du domaine du Moulin, une belle jument alezane était là. Elle s'appelle Etoile du Matin et elle est toute douce. Elisa a demandé à Patrick de l'échanger contre son tracteur : plus de pétrole, plus d'argent pour payer les travaux, plus de matériaux : le tracteur, selon elle, n'avait plus d'utilité. Je pense qu'elle s'inquiète pour toi et pour Marie, pour le bébé aussi. Elle a donc trouvé un moyen pour moi de vous rejoindre plus vite, de faire revenir Marie au Moulin si vous le vouliez. J'avais prévu de partir aujourd'hui, les sacoches étaient prêtes, pleines de pommes et pommes de terre, les bocaux calés dans les vêtements. Je pensais qu'en 2 jours, maxi, je pourrai rallier Volnay. Et puis... Hier je suis partie faire une promenade avec Etoile : nous devons apprendre à nous connaître car j'ai l'intuition que nous allons passer beaucoup de temps ensemble. J'étais sur un chemin et déjà assez éloignée du moulin quand trois individus ont fait irruption sur le chemin. Je ne te rapporterai pas leurs propos ici, ils étaient inamicaux, grossiers et ... J'ai eu si peur, Phil !!! Je n'imaginais pas que les routes puissent être devenues si tentantes que les brigands y fassent leur réapparition !!! J'étais terrifiée : Étoile a bien réagi et à détalé dès le signal. Elle était nerveuse. Cela faisait des années que je n'avais pas fait de galop. J'ai dû m'accrocher... Je partirai donc demain : je vais tenter de repérer un peu mieux le trajet à cheval. Je vais essayer de trouver des endroits très calmes pour nous poser, Etoile et moi. Je compterai donc sur une arrivée au mieux le 21, mais en réalité, je pense qu'avec les précautions qui s'imposent, je risque de passer 4 jours à l'extérieur. A Volnay, penses-tu que je pourrai faire entrer Étoile dans la cour ? Si oui, il va falloir que tu lui trouves de quoi manger. Dis-moi si tu veux que nous emmenions Marie chez Élisa : sois certain qu'elle y est attendue ! Patrick a ressorti mon arc et les quelques flèches qui restent ; il insiste pour que je recommence l'entrainement. J'y vais mais t'embrasse ainsi que ton épouse et votre demi. Ton Alexa.

16/11/2014 - Une nouvelle vie ?
0 votes - le 16 Nov 2014 à 16:16

p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Mon cher amour, Je suis arrivée en début d'après-midi chez Élisa. Elle est en forme grâce à Patrick qui prend bien soin d'elle. Je sais que tu l'aimais beaucoup et elle te le rendait bien ! Elle m'a trouvée changée, en bien d'après elle. Toujours la même, mais en plus vivante, de ce qu'elle m'a dit ? Je ne sais qu'en penser. Les gens semblent heureux de me voir, de me voir réagir pour les personnes qui me connaissent. Je me sens bizarre. J'ai l'impression de te trahir et ce sentiment renforce le sentiment de vide. Tant de temps encore, à vivre sans toi ? Où est donc parti ce sourire désarmant auquel nul ne résistait et qui faisait avorter toute situation propre à s'envenimer ? Ou sont tes bras si forts, si doux, si ouverts sur le monde et si prompts à se refermer sur moi ? « Mon chat, tout est tellement simple ! » Nous étions les deux éléments d'un univers. Que suis-je sans toi ? Que pourrais-je être ? Je suis tiraillée : je ne comprends toujours pas ce monde dans lequel je dois évoluer, je n'arrive pas intégrer les différentes loi qui le régissent et avec lesquelles tu étais si à l'aise !Je suis en questionnement permanent : comment aurais-tu agi ? Que ferais-tu dans une situation spéciale ? J'ai l'impression d’être sans cesse rejetée en dehors de cette société. Les chemins ont changé : la quiétude relative des routes à fait la place à plus d'insécurité. Mais par ailleurs, il y a un vent de liberté aussi. Les gens parlent plus, notamment des éveillés. Peut-être que j'en fais partie maintenant, grâce à Oscar ? Je verrai si, sur la route pour aller chez Phil si cette tendance se précise. Des Give Box ont fait leur apparition également : les gens y apportent ce qu'ils ne veulent plus, d'autres viennent y récupérer ce dont ils ont besoin. Une personne rencontrée sur le chemin, @Natalie m'en a parlé, je les ai découvertes ensuite. Je ne sais pas ce qui sortira de cette période mais j'appelle de mes vœux une remise à plat de notre société, plus égalitaire et surtout plus ouverte sur l'humain. Mais peut-être que je parle de moi, en fait ? Je continue sur cette voie qu'il a rouverte : le chemin qui me relie au monde. Tu la pavais d'amour, d'amitié et de sourires lorsque tu étais là ; je continue ainsi, du moins j'essaye. N'est-ce pas le meilleur moyen de te garder présent à mes côtés ? Je me suis inquiétée lorsque Élisa m'a dit tout ce qu'elle voulait que j'emporte. Mais lorsque je suis arrivée, une surprise de taille m'attendait ! Patrick et Élisa ont échangé leur tracteur contre une jolie jument. Étoile du matin est une belle alezane au regard doux. Nous nous sommes tout de suite entendues ! C'était le cheval d'une personne qui n'a plus les moyens de faire héberger son cheval. Je ne mettrai pas beaucoup de temps pour rejoindre Phil et Marie. Et faire revenir Marie ici sera tellement plus simple, si elle le veut ! Je reviendrai ici assez vite : des rumeurs assez inquiétantes de pillages et de vols de nourriture volent le long des routes. La propriété d’Élisa est assez isolée et par là-même pas trop visible. Mais cela ne signifie pas qu'elle soit à l'abri. Patrick m'a dit qu'il a commencé à creuser des greniers souterrains pour conserver les denrées alimentaires. En cas de souci, il pourra en ouvrir un sans que les autres puissent être découverts. Élisa est d'accord mais se refuse à imaginer refuser le gîte et le couvert à ceux qui viendraient la quérir en sa demeure. Elle récupère en ce ce moment tout ce qui pourrait l'aider `a recevoir mieux, bien, au-delà de la nourriture. Patrick a tout de même mis en place une alarme silencieuse. Ces temps mouvementés voient l'apparition de drôles de phénomènes ! Un certain @Noé aurait envoyé à un @Super Dupont un produit miracle qui permettrait de survivre dans ce monde bouleversé. @Antoll MA, une ancienne connaissance, a reçu ce colis depuis. Mais il ne l'a pas utilisé et s'en est séparé. Je viens de recevoir un message de ce @Noé qui m'informe de l'arrivée de mon colis. Je ne serai plus présente pour le réceptionner. Ce monde est très étrange ! Il semble que nous soyons un pays entier échoué sur une île déserte. Peu d'échos des autres pays. La Belgique aurait ouvert des centres d'aide mais… Est-ce tout ? Nous étions dans un monde que les gens qualifiaient de global… Où sommes-nous aujourd'hui ? Je t'aime, mon ange parti si loin de moi. Tu me manques tellement.

 
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