C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Alicia

32 ans
Femme
Cambrioleuse
Vit à Paris
Devise : Toujours joindre l'utile à l'agréable
Bio : La crise qui arrive nous surprend tous. Au regard de ce qu'il semble se tramer, ce n'est pas avec mon bac L et aucun diplôme en poche que je vais pouvoir subvenir à mes besoins. Je dois mettre mon agilité, ma furtivité, et mon sens de l'observation au service de ma survie. Je me construis une nouvelle étape dans ma vie merdique.
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Son histoire a elle

Le premier colis
0 votes - le 18 Nov 2014 à 15:07

Noé a interagi avec moi :
« Ma chère @Alicia Le mercredi 19 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendrait un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

En souvenir du Mexique
0 votes - le 14 Nov 2014 à 21:52

Gilles de Salm a interagi avec moi :
  Je viens de prendre une résolution, c'est décidé, je quitte la direction de la feuille libre, l'heure est trop grave.                                                                               A quoi cela sert-il de faire le guignol aux infos, il y a assez de monde pour çà, sinon pour devenir un playmobil. Le directoire s'est réuni: La feuille libre restait, elle serait distribuée sous le manteau par@Eric Sawal , il connaissait la rue et puis malgré sa grande fatigue@Jesus routier pourrait l'aider en assurant une part du transport . Mais qu'est ce qu'ils croyaient ces illuminés; que la survie se conjugue au futur, qu'on pouvait écrire un petit scénario personnalisé, avec épisodes; Saison 1, saison 2 etc...Qu'il suffisait d'écouter les infos@France BN@FranceIndé   en bouffant un plat de pates et puis fumer des beuzs, jamais entendu parler des Clash , ces gens là.                                          je voulais aussi essayer de sensibiliser les@EveillésManifeste , leur faire comprendre que la France c'était pas l'Espagne que la situation avait empiré. Mamzelle book@Matt qui disait: Il faut prendre des risques. Que de plus en plus de gens revendiquaient une plus grande prise de conscience, que seul le vrai art pourrait sauver cette révolution en marche @Deadlock . Tous les jours il y avait de nouveaux jeunes qui s'engageaient comme@Anja  @Sabrina d'autres mettaient en pratique le survivalisme@Georgette   et surtout@Ada Erasom Camarade@JeanClaude Dubonetvoulait solutionner le problème de l'argent , il était pour le troc pur et dur                                                               @Anaëlle je veux te dire combien je suis désolé pour @Marc'harid tu sais@Auguste dit qu'un jour l'amour gagnera et@Azizet @Dr Lavigne Mathieu qui soutient beaucoup@Jesus routier te conseille de rester cool pendant quelques temps , personnes comme@Jean Devers Cray qui croient là une autre Europe celle de nos vraies valeurs à nous les gens.                                                 D'autres comme @Charlotte mangeaient la vie à pleines dents rien ne semblait les toucher vraiment ils flottaient litérallement au dessus du chaos et de la mélée, pourtant tout devenait très dangereux j'avais déjà pourtant prévenu@Alicia que la police devait avoir mis sur écoute.@Liza Papanov me faisait peur car elle prenait de plus en plus de risques. En fait y'avait beaucoup de fachos sur les rangs et de crapules pretes à tout et chacun avait son petit malin.                                                                           je dis pas que tout était pourris, loin de là, je voulais montrer que le pouvoir s'offrait une petite séance de brainstorming, c'était une bonne occasion pour utiliser les nouvelles tecnologies et de mettre en oeuvre du Big Data bien trié.@Lucas Morel parlait d'insectes terrifiants et stupéfiants quelle horreur@Alexandra Lagneaux une infirmière engagée faisait tout ce qu'elle pouvait pour lutter contre çà .  Et puis beaucoup proposaient des vivres du poisson frais toute la famille@DELAQUAIRE Jacques @DELAQUAIRE PaulA tous je disais. Regardez l'aboutissement du clash final au Mexique, 43 pauvres étudiants cramésvite fait bien fait avec la bénédiction du cartel, Las-bas l'état ne controlait plus rien. Pour beaucoup le chaos est au bout de la fourchette (Clash city Rocker). Est ce que les mafias Corses Italiennes Albanaises et serbo croate n'existaient pas ?- Est qu'en Europe il n'y avait jamais eu la guerre en Europe ? est ce que la nouvelle qui se préparait entre les faux frères Russo_Ukrainien allait etre plus belle ?, j'aimerais que@JB Monnayer m'en parle vraiment.PS:@Treizh je ne t'oublie pas dans mes pensées, mon fils est sur la route des PO

Un resto' ?
0 votes - le 07 Nov 2014 à 18:33

Thomas a interagi avec moi :
Ces derniers temps c'est de pire en pire au travail. La hiérarchie est de plus en plus tendue, je vais commencer à croire que les rumeurs de plan social sont fondées. Mais bon, c'est le week end, et après avoir bossé 60h en 5 jours, je me fais la promesse solennelle que je ne regarderai pas mon mail pro du week end. Faut pas déconner, sinon autant aller bosser au Japon ou en Chine. Ils bossent comme des chiens mais au moins la bàs à la fin de la journée ils se bourrent la gueule au saké entre collègues et ils pètent un bon coup. Ici jamais on ôte son masque. Bon, j'ai fait mariner @Alicia pour ne pas avoir l'air trop "needy". Je passe à l'attaque. "Salut, pourquoi ne pas se voir demain soir ou dimanche soir ? Je connais un bon petit restaurant coréen près de chez moi dans le 15e vers Montparnasse". Je ne lui mens pas, ce petit restaurant propose un bibibmap à tomber par terre. Enfin, j'espère surtout qu'elle tombera dans mon lit. Puis qui sait, plusieurs amis ont trouvé l'amour par des rencontres éphémères. Je ne cracherai pas sur une love story. Faut dire que même avec mon salaire de jeune cadre, les loyers parisiens sont exorbitants et la vie est chère. Partager les frais seraient financièrement intéressant. Hé ho !! T'emballes pas ducon ! C'est juste un plan cul ! Non mais n'importe quoi, pourquoi pas le mariage la semaine prochaine non plus ! Quel idiot je fais. Bon, message envoyé, plus qu'à attendre la réponse.

Un bien étrange message...
0 votes - le 06 Nov 2014 à 19:09

Ce site de rencontres regorge de personnes aussi louches qu'inquiétantes... Un certain @Noé m'a envoyé le message suivant : "Félicitations, vous avez l’immense privilège d’avoir été choisie pour rejoindre la communauté des Elus. Cette opportunité n’est pas le fruit du hasard, votre profil correspond à nos drastiques critères de sélection. Vous allez enfin pouvoir ÊTRE. Restez attentive et disponible. A bientôt. Noé". Serait-ce un fou qui se prend pour un prophète qui annonce la fin du monde ? Je ne réponds pas à son message pour le moment... Je n'ai pas envie de faire des cauchemars cette nuit...

Premier cambriolage réussi
0 votes - le 06 Nov 2014 à 18:57

Dans la nuit du 5 au 6 novembre, j'ai effectué mon premier cambriolage réussi. Mercredi soir, vers 21h00, je longeais quelques rues bien friquées à Puteaux... J'observais une jolie petite maison coquette à souhait quand les propriétaires, un couple de quadra, en sortirent. Et ces idiots ne prirent pas soin d'enclencher la surveillance électronique de la maison discrètement : j'étais suffisamment proche d'eux pour distinguer le code ! Bon, certes, il m'a fallu m'y reprendre à deux fois ! Mais voilà ! Je suis entrée chez eux ! Belle petite maison de ville... et surtout de très beaux bijoux que Madame avait laissés sur sa coiffeuse. J'ai dérobé deux colliers et des boucles d'oreilles dont les pierres incrustées étincelaient ! Je sortis de la maison aussi discrètement que j'y fus rentrée. Maintenant, il faut que je trouve un receleur... J'ai quelques potes pas très nets, et ils vont me mettre en contact avec quelqu'un qui pourra évaluer la valeur de ce que j'ai volé... Le plus tôt sera le mieux ! Ma nouvelle vie m'excite terriblement !

J'ai volé des faux billets
0 votes - le 05 Nov 2014 à 10:32

Ce cher Laurent de Samoy m'aura bien eue ! J'ai passé toute la journée d'hier chez Pôle Emploi pour au final qu'on me dise 1) que mon dossier allait être révisé, et 2) qu'il n'y avait pas de travail pour moi. Résultat, j'ai rien bouffé hier soir à part une boîte de conserve d'haricots verts, la dernière qui restait chez le petit commerçant marocain d'en bas de chez moi. Et donc, ce matin, j'ai faim ! Malgré le petit clin d’œil que @Thomas  m'a envoyé, je suis de très mauvaise humeur parce que j'ai la dalle. Je sors donc au Monop' faire les courses que je n'ai pu faire hier. Bien sûr, je compte payer avec les billets que j'ai volés au vieux Chamois de Boulogne. Je ne prends pas grand chose : des pâtes, du riz, et des boîtes de conserve... Il n'y a plus grand chose dans les rayons ! C'est fou, les prix sont vraiment très chers ! Je passe à la caisse, la caissière me demande si j'ai la carte de fidélité, je réponds 'Oui !', je la cherche, je ne la trouve pas, je dis 'Je ne la trouve pas...', elle ne dit rien, je dis 'Tant pis ! C'est pas grave !'. Je mets mes achats dans mon sac. Puis je tends mon billet de 50€. Elle le prend, le manipule, l’ausculte. Le diagnostic ne se fait pas attendre : 'C'est un faux billet, Madame !' Désemparée, je ne sais que répondre. Un vigile, un black, arrive vers la caisse et demande de sa grosse voix : 'Il y a un problème ?' La caissière répond aimablement : 'Madame veut payer avec un faux billet !'. Le vigile me regarde : 'Veuillez me suivre s'il vous plaît, Madame !' Non, il ne me plaît pas de te suivre... Désemparée, je cours vers la sortie, esquivant le vigile qui essaye de me retenir. Me voilà dans la rue, poursuivie par le black du Monop'. J'arrive à le distancer rapidement (heureusement que je fais du sport régulièrement !), puis à le semer... Je peux enfin rentrer chez moi pour bouffer quelque chose de consistant ! Mais je me rends compte que mes 800€ volés ne valent rien ! Me voilà à nouveau dans la merde... Merci Laurent... Je ne pourrai finalement pas me contenter d'un coup d'un soir avec @Thomas  ... Je dois me débrouiller pour lui chiper quelque chose de valeur. Pendant que l'eau bouille, je lui envoie un petit message : 'Bonjour, je m'appelle Alicia, 32 ans. Cette crise me fiche le moral à zéro, et comme je suis célibataire, je me dis qu'une petite sortie avec un autre célibataire me remonterait le moral... Ça te dit ? J'espère qu'on pourra se voir rapidement ! Bises !'

Vie de chien
0 votes - le 04 Nov 2014 à 13:33

Thomas a interagi avec moi :
Les journées sont épuisantes en ce moment. Notre secteur a beau être plutôt préservé, les salariés sont en panique. Les rumeurs fusent, les syndicats prennent plaisir à jeter de l'huile sur le feu. Alors il faut enchainer les réunions avec la direction, les managers, multiplier les mails aux salariés. Levé à 7h retour à 21h. Et dire que les syndicalistes nous appellent "les privilégiés". Mieux vaut en rire. Je rentre chez moi et j'allume mon ordinateur. Je suis pour ainsi dire "tendu", dans tous les sens du terme. Plusieurs semaines que je me donne 100% au travail et que je n'ai quasiment plus aucune vie sociale. Je me suis inscris il y a quelques temps sur un site de rencontre plutôt éphémère. Je n'avais pas vérifié ma messagerie depuis un moment. Surprise, j'ai un paquet de réponses et de clin d’œil. Surtout des minettes de 18-22 ans, un peu fofolle qui découvrent la vie. Certes c'est sympa et rafraichissant, mais j'ai envie d'un peu plus de fond. Un profil se dégage, @Alicia , 32 ans, une blonde plantureuse et qui semble décidée, d'après son profil : "Pour un plan ce soir". C'est limite louche, ça sent le fake. Mais bon, je lui envoie un petit message pour faire plus connaissance. Je saurai déceler si c'est un fake ou non. Je voudrais pas être la cible d'un Fofana en puissance. Bon trêve de rêverie, je me mets un plat de pâte au micro onde et je me couche. Telle est la vie d'un jeune cadre ambitieux.

Au réveil mardi 4 novembre
0 votes - le 04 Nov 2014 à 12:40

Au réveil ce matin, je regarde si @Thomas  a reçu mon clin d’œil numérique, via le site de rencontre. Pas de réponse ! Tant pis, attendons encore un peu... En attendant, je dois aller faire quelques courses et passer chez Pôle Emploi pour voir s'il n'y a pas de taf... Et il n'y en aura certainement pas, comme d'habitude...

Mon cambriolage chez Monsieur de Samoy (suite et fin)
0 votes - le 04 Nov 2014 à 12:21

Je prétextais une envie pressente pour m'enfermer dans les toilettes après qu'il m'eût indiqué la porte. 'Pauvre conne ! pensais-je. Tu avais peut-être de quoi vivre jusqu'au retour du Franc avec ce que tu avais dans les mains, et tu n'as même pas été fichue de profiter de l'occasion ! Tu n'as jamais fait de recel de ta vie... Ces billets de banque, c'est ce qui va te sauver ! Alors tu sors de là, tu fais du charme à ce 'Chamois' et tu te démerdes pour choper au moins trois ou quatre billets !' Je me regardais, désorientée, dans le miroir. Je tirai la chasse d'eau, me passai quelques gouttes sur le visage, et sortis plus détendue des WC. 'Ça va mieux ?' me demanda Laurent. Je répondis par l'affirmative, et m'installai sur le canapé du salon, forçant un sourire aguicheur. Il me proposa un autre verre, mais je refusai poliment. Il s'assit à mes côtés après s'être servi un petit verre supplémentaire. 'Je vais aller droit au but, ma petite Alicia, fit-il avec un regard alcoolisé et en finissant rapidement son verre avant de s'en prendre un troisième. Il y a tout un tas de choses que j'aime faire avec les femmes, mais que mon épouse refuse catégoriquement. Si je t'invite ici, c'est pour combler ce vide. Tu comprends ?' Je fus surprise par le changement de ton et le regard lubrique qu'il posait sur ma poitrine généreuse. Je répondis par la négative en espérant plus d'explications. 'J'aime dominer une femme. J'aime la soumettre à mes pulsions, à mes envies, à mes fantasmes. Et toi, tu entres dans la catégorie des femmes que j'aimerais attacher à mon lit. Tu comprends maintenant ?' L’agressivité de sa voix vibra dans mon estomac. Je ne m'attendais pas  à rencontrer un pervers. J'avais peur. Il se rapprocha de moi, et posa sa main sur mes cuisses. Un frisson d'effroi ma parcourra le corps et je laissai échapper un petit cri. 'Détends-toi, ça va bien se passer... Tu n'as juste qu'à te laisser faire, à écarter les jambes et souffrir de mes attaques violentes.' Le sourire diabolique, il tira sur mes cheveux blonds et approcha mon visage du sien pour y coller ses lèvres. Je résistais de toute mes forces, mais il réussit à m'embrasser. Je lui mordis la lèvre. Il lâcha un cri et me traita de salope. Sa lèvre saignait. Dans la panique, me voyant prise par un obsédé sadomasochiste, j'attrapai la bouteille d'Armagnac et la brisa sur le crâne de Laurent. Le coup ne suffit pas à l’assommer, mais la douleur mit fin à ses assauts. Je me précipitais sur le bureau, m’emparant au passage de mon sac à main dans lequel je glissais l'enveloppe. Sans perdre de temps, et voyant que Laurent se reprenait, je quittai l'appartement en y laissant ma veste. Je me retrouvais dans la rue, en talon, courant dans le froid du boulevard Jean Jaurès de Boulogne. Je jetais quelques coups d’œil en arrière pour vérifier que Laurent ne me poursuivait pas. Je m'engouffrais dans la station Marcel Sembat et réussit à prendre de justesse l'un des derniers métro de la soirée. Rentrée chez moi, je pris une douche chaude et réalisai de ce qui s'était passé... Laurent pouvait porter plainte, je devais me faire discrète. Après la douche, je comptais la somme totale que j'avais pu récupérer : 800€ en billets de 100€ et de 50€ ! De quoi vivre jusqu'au retour du Franc, et peut-être même plus...

Mon cambriolage chez Monsieur de Samoy
0 votes - le 04 Nov 2014 à 11:31

Laurent de Samoy était un homme courtois. J'appréciais son invitation dans ce restaurant étoilé. Malgré le début de pénurie de denrées alimentaires, ce restaurant sut maintenir les liens avec ses fournisseurs privilégiés ; mais les prix avaient augmenté, me fit remarquer Laurent. Les conversations tournèrent autour de la crise que traversait la France, du nouveau Premier ministre, etc. J'usais de mon éloquence pour donner un avis sur tous les sujets, même si je subissais plus que je ne suivais l'actualité. Laurent paya l'addition (presque 250€ pour deux !) en liquide, et commanda un taxi pour nous conduire dans son luxueux appartement d'environ 200 cents mètres carré à Boulogne Billancourt. De beaux tableaux, une grande télévision, une immense bibliothèque... Ce bobo ne se refusait visiblement rien. Cependant, mon cœur s’emballait : pour la première fois de ma vie, je m'apprêtais à cambrioler quelqu'un. Oh ! Je n'ai jamais été une sainte ! Mais il s'agissait tout de même d'une étape à franchir. Laurent me proposa un petit verre, j'acceptais un petit Armagnac. Il s'absenta et pendant qu'il cherchait son Armagnac vieilli en fût de chêne, je parcourais la pièce du regard à la recherche d'un quelconque objet de valeur qui pourrait me servir de monnaie d'échange pour me payer à bouffer pour la semaine entière... Le recel de bijoux ou de pierres précieuses me semblait être le plus simple. Abandonnant les tableaux dont je ne pouvais juger la valeur, mes yeux se jetèrent sur son bureau où était déposée une épaisse enveloppe. Seule dans la pièce, j'avançais rapidement mais avec silence vers le bureau, et saisis précautionneusement l'enveloppe. Celle-ci contenait une liasse de billets de 100€. "Ah ! Ça y est ! J'ai retrouvé ma bouteille ! J'arrive de suite !", déclara Laurent. Soudainement, mon cœur battit la chamade, ma respiration s'accéléra, et mes mains tremblèrent. J'étais paralysée sur place, avec son enveloppe. Perdue, je la reposai à sa place, me rapprochai du tableau le plus proche et adoptai une mine intéressée de connaisseur en art pictural. Laurent arriva derrière moi et me tendit le verre d'Armagnac. Il commença à me décrire le tableau tandis que j’engloutissais l'alcool... (à suivre)

L'arrivée au restaurant
0 votes - le 03 Nov 2014 à 20:03

Bientôt 20h, je vais être en retard... Je me presse dans les rues de Paris, mon parapluie déployé. Je n'aime pas marcher sous la pluie avec des talons. Mais bon ! C'est pour la bonne cause. Je vois le restaurant, et accélère le pas pour que l'homme qui s'apprête à y pénétrer me tienne la porte. J'arrive à sa hauteur, et qui vois-je ? Monsieur de Samoy, ce cher Laurent, en personne. Il correspond bien à la photo de son profil : cheveux grisonnant, bien bâti, arborant un sourire agréable. Il me reconnaît également. On se serre la main, et m'aide à ôter ma petite veste d'automne. Un serveur vient à notre rencontre. "Une table pour deux personnes au nom de de Samoy. Préparez-nous une bouteille de champagne s'il vous plaît !" "Bien, monsieur ! Suivez-moi je vous prie."

Miam ! Quel beau gosse !
0 votes - le 03 Nov 2014 à 18:06

18h00, je pars dans trois quarts d'heure environ. Fin prête, maquillée sobrement, mes yeux bleus valorisés, je retourne à mon PC pour zieuter d'autres profils masculins sur le site de rencontre où j'ai été dragué par Monsieur de Samoy. Outre les célibataires endurcis, les "morts-de-faim", et les ados prépubères, je remarque le profile de @Thomas  . Jeune homme élégant, plutôt beau gosse, avec un CV plutôt intéressant. S'il est DRH junior dans une grosse boîte, il doit certainement avoir quelques objets de valeur chez lui... Et puis s'il n'a rien, je ne me refuserai pas un petit plan sans prise de tête avec ce bel éphèbe. Ni une, ni deux, hop ! Je lui envoie un petit "clin d’œil" numérique, en espérant qu'il me le renvoie...

Monsieur de Samoy, je suis à vous
0 votes - le 03 Nov 2014 à 16:47

Je ne pensais pas recevoir autant de messages à mon annonce... On peut dire que j'ai l'embarras du choix ! Ma photo de profil y est sûrement pour quelque chose... Mais l'un d'eux a attiré mon attention. Monsieur Laurent de Samoy, 51 ans, marié, vivant à Boulogne Billancourt, avocat d'affaires. Sa femme serait en voyage professionnel, et il aimerait un peu de compagnie ce soir ! Au programme : un restaurant étoilé (ça tombe bien, je n'ai plus rien à me mettre sous la dent), et si le courant passe entre nous, alors nous pourrons continuer la soirée dans son luxueux appartement. En plus, il a l'air plutôt bien conservé pour son âge mûr ! Ma petite Alicia, tu sais ce qu'il te reste à faire : une bonne douche, un peu de maquillage, une tenue sexy (mais pas trop !), et de la conversation... Cette aventure m'excite beaucoup : j'espère que sa femme aime les surprises ! Allez hop ! Au travail ! Je coupe la radio et leurs histoires de drones pilotés par Yann Arthus-Bertrand et je me mets un bon Green Day pour me faire belle. Monsieur de Samoy, je serai bientôt à vous, chez vous, pour vous (voler) !

Qui sera ma proie
0 votes - le 03 Nov 2014 à 14:40

J'ai lu quelque part que les crises favorisaient l'augmentation de la libido... Je suis sûre qu'il y a un moyen d'exploiter ce phénomène ! Ouverture en quelques clics d'un compte sur un site de rencontres (tiens ! c'est gratuit pour les femmes !), puis recherche de la cible. De préférence un homme dans la quarantaine, ou la cinquantaine, vivant en proche banlieue parisienne. Une ville comme Neuilly ou Boulogne serait idéale : elles sont remplies de bobos bon chic bon genre... Et si en plus, c'est dans le cadre d'un adultère, je pourrai peut-être trouver quelques bijoux... si Monsieur m'invite chez lui bien sûr... Une photo de profil récente (pas besoin de Photoshop, je suis naturellement sexuellement attirante), une phrase aguicheuse ("Pour un plan, ce soir"), et une adresse e-mail suffiront... Messieurs, j'attends vos réponses !

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