C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
0 : 00 : 00 : 00
Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Augustin Journet

32 ans
Homme
Sans emploi
Vit à Toulouse
Devise : Vitam impendere vero.
Bio : Augustin est un homme de la masse des anonymes, de ceux qui vivent telles des feuilles mortes portées par le vent, en attendant la mort. Du moins, ça c'était avant la grave crise qui touche son pays, avant qu'il ne prenne conscience qu'être dans le vent de son époque, n'est qu'une ambition de feuille morte. Ses parents ont divorcés, comme tout le monde. Son temps est celui de l'échec de l'amour. Il a connu la drogue, le sexe et toutes les distractions du monde moderne, mais rien ne lui a apporté le bonheur. Etre heureux, voilà ce qu'il veut. Il est célibataire, a beaucoup de projets, et peu de réalisations. Il n'a pas non plus d'emploi, mais il ne demeure pas inactif pour autant ...
Par
0
54 points 0
0 associé

Son histoire a lui

C'est reparti pour un tour
0 votes - le 31 Oct 2014 à 17:34

Avec Michel Cabestany, au vue de son CV, il est  probable que le système monétaire ne sera pas profondément remis en question. J'ai passé l'après-midi à lire Maurice Allais. Marine Le Pen prétend être la seule à avoir prédit ce qui arriverait. Et bien c'est faux. Lui a vraiment prédit ce qui arriverait tout en prouvant pourquoi. J'ai aussi découvert une théorie économique. Il s'agit du crédit social, mis au point par un certain  Clifford Hugh Douglas. Je me rend compte qu'il existe une troisième voie, une alternative crédible au libéralisme et au marxisme.Demain, mon ami russe, Dimitri Popiévitch, vient passer quelques jours chez moi. J'ai hâte de pouvoir partager avec lui. 

Survivre
0 votes - le 31 Oct 2014 à 08:03

 Hier fut paradoxalement une belle journée. Ce matin, je décide de poursuivre mes réflexions sur les fondements d'une sociétés nouvelle. Avant toutes choses, le plus important est de prendre un café. Je repense à la petite dame rencontrée hier. Je ne saurais exactement dire pourquoi, mais elle paraissait très différentes des gens croisés dans la rue et encore bien plus de ceux qui se précipitaient aux distributeurs. Soudain, un constat m'interpelle. Depuis hier, je me comporte en spectateur de ce monde, et non sans une certaine condescendance à l'égard de mes congénères. C'est une posture que j'observe depuis longtemps. Inconsciemment  je me considère meilleur que les autres.Mon hypothèse est que cela sape mes relations. Ce qui se déroule sous nos yeux en France, n'en est ce pas le fruit insidieux ? Un certain sentiment de supériorité qui fait regarder l'autre de haut ... Ce chaos ambiant risque fort d'aggraver le phénomène : Loi du plus fort, égoïsme, violence ...Survivre, c'est à dire, rester humain, afin de ne pas se transformer en monstre, voilà peut-être le grand défi de notre temps. J'ouvre mon frigo. Bon, il est temps de faire les courses, je n'ai plus grand chose pour survivre. 

Une étonnante rencontre
0 votes - le 30 Oct 2014 à 20:50

Cet après-midi, je me suis décidé à sortir. Les passants que je croise me semblent quelques peu angoissés. Les klaxonnes retentissent plus que de raison. Je me fait bousculer deux ou trois fois. Arrivé au niveau de l'église Saint Jérôme, je décide d'y rentrer. - "Après tout me dis-je, voilà un endroit qui doit être épargné par la frénésie". Effectivement, je ne m'étais pas trompé. C'est le grand silence. Je suis un peu intimidé, je n'ai pas l'habitude de venir dans ce genre d'endroits. Je décide pourtant d'explorer les lieux. Tout au fond à droite, il y a une petite chapelle avec une statue. C'est un grand monsieur barbu. Au pied et en prière, est assise une vieille dame petite et frêle. Sans trop savoir pourquoi, je m'assois à côté d'elle et ouvre mon livre : Le Crépuscule des idoles de F. Nietzsche. Tout est calme, je suis bien. Après quelques minutes, la petite dame engage la conversation :- Que lisez-vous ? Je lui montre la couverture non sans éprouver un certain plaisir provocateur- C'était un homme honnête et intelligentQuelque peu surpris de sa réponse, je rétorque :- Vous le connaissez ?- J'ai été professeur de philosophie et spécialiste de Simone Weil.- Simone Veil, la politicienne ?- Non, la philosophe. - Mais Nietzsche détestait Jésus et la religion non ?- J'ai seulement dit qu'il était honnête et intelligent.- Je suis désoler, je n'ai pas l'habitude d'entendre quelqu'un dire du bien d'une personnes qui ne partage pas son point de vue.Elle sourit.- Qui représente cette statue ?- C'est Saint Joseph- Vous le priez ?- Oui, il est le patron des travailleurs et il aime s'occuper des affaires temporelles entre autres choses. Je pense que c'est d'actualité.- Vous pensez vraiment que cela peut changer quelque chose ?- Est-ce plus irrationnel que de se précipiter au guichet d'une banque pour récupérer tout son argent en pensant ainsi sauver sa vie ? Cela ne nourri pas son homme. La monnaie n'est pas une richesse. Ou est l'essentiel ?L'argent roi nous a mené là, et il continuent de crier "vive le roi".Je ne savais quoi répondre. Ce qu'elle me disait rejoignait les écrits d'un prix Nobel d'économie. Son visage était beau et paisible, contrastant avec ceux que j'avais pu croiser dans les rues.Sur le retour, je suis perdu dans mes pensées ... 

Le spectateur
0 votes - le 30 Oct 2014 à 15:58

Ce matin, j'ai commencé ma journée en regardant les infos. Cette crise m'étonne. Je reconnais que nous pouvons manquer de matières premières, de connaissances ou de main-d'oeuvre. En effet, tout cela ne dépend pas entièrement de nous. Il y a des limites inhérentes à l'homme ainsi qu'à notre univers. Mais en ce qui concerne l'argent, ma raison défaille. La production d'argent est dépendante de la volonté humaine, et c'est d'autant plus vrai aujourd'hui que l'essentiel de la monnaie n'est pas matérielle. Et pourtant, cette même monnaie semble être la véritable richesse. Il suffit de regarder tous ces gens se précipiter vers les distributeurs pour s'en convaincre. Et la dette, savent-il que tout l'argent du monde ne suffirait pas à rembourser la dette mondiale, intérêts compris ? J'ai un livre sur ma table basse. L'auteur ? Un certain Maurice Allais, un français, prix Nobel d'économie. Il y explique que les banques sont des faux monnayeurs, que tout leur système provoque le sur-endettement et l'expansion de la misère. Tout ceci, il l'a dit il y a bien longtemps et il propose des solutions. J'ai longtemps cru qu'il existait globalement deux alternatives économiques : Le libéralisme ou le marxisme. Aujourd'hui, l'histoire me montre que ce sont deux impasses. L'autre jour, j'ai lu un article qui expliquait que les deux idéologies ont les mêmes origines philosophiques. J'aurais voulu découvrir cela plus tôt. Que faire désormais ? Moi je ne suis rien ...  Bon, je vais prendre un autre café.

Suivre le Live

Témoignez dans anarchy

Produit par :
En partenariat avec :
France 4Nouvelles EcrituresTelfrance SérieINA
Le MondeLes InrockuptiblesAlternatives EconomiquesFrance Inter
Avec le soutien du :
Développé par :
France 4Europe Créative MEDIAESPCICEEA
SolicisIRI
Votre navigateur n'est pas à jour

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site correctement. Mettre à jour mon navigateur maintenant

Fermer