C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

MATTIE

45 ans
Femme
Graphiste
Vit à Paris
Devise : Ce qui ne tue pas : rend plus fort
Bio : Mattie : graphiste de profession : sa passion ; créer : Ecole des Beaux Arts et diplômée de l'Ecole du Louvre De son sixième sens : elle en a fait une arme prédictive, après une période dans l'ésotérisme, son besoin de sens et de spiritualité l'avait ramené sur les bancs d'une église.Mattie savait que cela allait finir mal : elle le sentait depuis plus de dix ans, la perte des valeurs morales, du sens de la famille, elle le savait et s'y était toujours préparée.
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Son histoire a elle

Le fond de l'air est frais
0 votes - le 15 Dec 2014 à 22:14

levaut bernard a interagi avec moi :
Les  négociations sont terminées pour aujourd'hui. Ca n'a certainement pas été une journée facile pour les membres des forums citoyens. Faire en deux jours ce qui normalement demande des mois entiers. Et le chantier social risque d'être sanglant. C'est un gros, que dit-je, c'est un très gros dossier. Un truc a y laisser pas mal de plumes. Mais ceux qui en sortiront vivant pourrons dire " j'y était" avec fierté. Mettez une petite laine si vous sortez ce soir. Le fond de l'air est frais.Levaut bernard.@will @Charles Vennec @FranceIndé @Eric Sawal @Erick Foax @Marilou @Lilou @France BN @ALAD @EveillésManifeste @Martin Rochteau @Guy @MATTIE @Adria Helios @Montpellier 

Arthur c'est quoi ?
0 votes - le 14 Dec 2014 à 01:07

Juste quelqu'un de bien...

EN ATTENDANT LA VOIE LACTEE
0 votes - le 13 Dec 2014 à 19:27

Je trace ce soir, j'ai froid, l'humidité arrive à grand pas, je passe devant l'amphi, une odeur de fumée m'attire, Et le doc ça va ?? et le doc ?J'abandonne, il fait trop froid ce soir, pas de réponse je décide de la laisser tranquille. Ma doudoune de fortune ne me protège pas assez, je lève le nez , la nuit est tombée, on commence à voir quelques étoiles.est-ce noël qui me pousse l'introspection, je réfléchis aux années passées, ma famille, les études, mes jobs qui m'ont passionnés. Pourtant je ressens une lourdeur dans ma poitrine, une tristesse, le Père Georges certes sa disparation m'a touché, les dernières nouvelles du front m'ont rendu ma joie pour un temps mais quelque chose a changé en moi Quoi

MATTIE SA DOUBLE VIE
0 votes - le 09 Dec 2014 à 13:46

Dès 6 heures du matin, je file à la cafét : café, tartine et soupe et c'est parti pour une journée, j'enchaîne le ménage dans les chambres, et mon poste d'aide soignante, je travaille en binôme avec une infirmière : il a fallu que je m'y mette vite.La matin, nous avons la triste nouvelle, des décès de la nuit, certains patients se sont suicidés : le crématorium de l'hôpital n'arrête pas, de plus Paris nous apporte aussi certains corps afin d'éviter les épidémies qui pourraient se développer.12 heures je vais à la Messe, un temps de répit, dans cette frénésie et je repars pour l'après midi.Avec Arhtur, nous prenons notre dîner ensemble - besoin de s'isoler et vers 22 heures je prends mes crayons - ma passion pour le dessin ne s'est pas estompée - je croque sur mon carnet noir  les visages que je rencontre et je jette mes idées : le soir j'aime à la lueur de la bougie : peaufiner tel trait, mettre en couleur, écrire ce que je ressens

Père Georges
0 votes - le 09 Dec 2014 à 11:10

Tous les jours, j'aidais le Père Georges, j'officiais en tant que sacristine, la messe était célébrée tous les jours, à 12 heures, ce temps de repos me donnait de la force, je  m'accrochais aux Lectures pour puiser une énergie et pouvoir continuer à avancer et à aider, le Dr House, Arthur.Le Père Georges, jeune séminariste du diocèse de Paris, après son ordination avait demandé à être Aumonier d'un Hôpital, son Evêque l'avait détaché à l'hôpital du Kremlin, il pouvait continuer à concilier sa première vocation de médecin,qu' il avait abandonné pour entrer au séminaire. Un appel, une vocation ! La messe, avait un écho particulier, dans ces temps si troubles et si chaotiques. On pouvait tellement, s'identifier aux personnes, et aux évangiles. Pour beaucoup de patients,  la foi les aidait dans la maladie et dans l'épreuve.Moi, j'avais l'habitude, je priais déjà tous les jours avant le chaos, fervente, j'avais caché ma foi, un peu trop ringarde, je la partageai très rarement !Là , le chaos m'avait apporté cela, pouvoir ne plus la vivre en cachette

MA 2TIE
0 votes - le 03 Dec 2014 à 22:39

Mattie, c'est un physique atypique, frêle à première, sa force n'a pas de mesure. Petite, le béret visé sur la tête, un côté méditérranéen, normande elle n'en a pas l'air. Ses parents étaient contre sa vocation artistique, elle détonnait dans sa famille dans tous les sens - était-ce bien ses parents ? On pouvait se poser la question.Mattie, avait dû batailler dure, pour faire admettre ses choix d'étude, ruser dans ce contexte, sa mère - mère au foyer - l'avait abandonné depuis longtemps. Le père - boulanger était un  pragmatique : la vie c'est travailler. Ne lâchant, rien elle avait réussi après bac d'aller aux Beaux Arts et de parfaire sa formation avec l'Ecole du Louvre. La com, le graphisme étaient une évidence, elle avait contribué à la création de campagne de pub, caster, créer c'était son souffle.Le chaos, ne l'avait pas plus étonné que cela, elle s'était coulée dans les évènements et s'était adapté très vite à l'ambiance de l'hôpital. Dans l'enceinte de ses murailles, elle se sentait protégée malgré ses pauvres hères, ses décès en masse. La difficulté d'obtenir des traitements, avait précipité la fin de certains et beaucoup par le choc psychologique s'était perdu en eux-même, il marchait sans but toute la journée à l'intérieur de l'hôpital incapable de contribuer à quelques tâches que ce soit.Mattie, y avait sa place, elle aidait, son empathie, son sens de l'organisation , d'agir l'avait sauvait : elle s'harrassait de travail, courant dans tous les senset donner un sens à sa survie

Comme un lundi
0 votes - le 01 Dec 2014 à 13:31

La semaine reprend, ça fait quelques jours maintenant, qu'on a décidé de quitter le squat de Villejuif, trop visible en plus avec la RN7 : trop de passage.On a attendu que la nuit tombe, on s'est réfugié à l'Hôpital de Villejuif, il a fallu passé "la tour de contrôle" le guet mais bon avec Arthur - blessé - pas trop compliqué, en voulant ouvrir une boîte de conserves il s'était planté le couteau dans la main : pas finot mais bon on avait pas trouvé d'ouvre-boîte.Et c'est là qu'on a rencontré le Dr House - il était adossé contre un mur - et faisait une pause clope. Avec sa blouse plus très blanche, ses chaussons bleus et sa charlotte sur la tête, franchement il nous a fait éclaté de rire et lui-aussi : en voyant arrivé nos trois lascars et leurs remorques. On avait "piqué" une petite remorque à un camp de roumains, deux caddies : pour pouvoir entasser notre matériel et une guitare. "La musique ça adoucit les moeurs" c'est connu.C''est comme cela que de trois on est passé à quatre, avec quelques frictions c'est vrai que Dr House il est sympa mais un brin autoritaire et avec Jules et Arthur ça se passe pas toujours bien, mais je suis là, l'âge permet d'adoucir les tensions.Je vous laisse, il faut que j'y aille, on a besoin de moi pour un pansement

Déjà une semaine
0 votes - le 29 Nov 2014 à 18:48

J'ai en mémoire, toute cette année passée, et la montée en puissance de cette violence, quasiment toutes les semaines un scandale a éclaté.Manipulations, faux et usage de faux, présents et passés il n'y avait que cela, tous les partis et chaque élu était touché, peu survivait à ce passage à tabac en bon et due forme. Deux décennies de mondialisation avaient laissé le peuple français à genou, aucun secteur n'était touché et l'exaltation de sensationnalisme, l'absence totale de scrupule et de moral avait rendu une nouvelle génération sans répère. Des enfants sauvages - celui de Truffault - et de son cinéma après guerre me semblait si romantique dans sa vision.Déjà une semaine, que devant ma tasse de thé matinale, j'ai appris la nouvelle : l'avion présidentiel s'était écrasé - les flashs se succédaient avec ses informations et ses contre informations - ce jour là pas de rendez-vous !J'ai appelé - tant que cela était possible - tous mes proches : les deux tours - tout le monde se souvient de ce qu'il faisait le 11 septembre, tout le monde se souviendra de ce qu'il faisait ce jour là et le jour précédent : et il a un nom CHAOSLa confusion régnait dans le pays - aucune entreprise ne pouvait se projeter plus de trois mois de commandes - aucun salarié n'était sûr d'être payé en fin de mois, les signes étaient là depuis longtemps - visibles, palpables, c'était dans l'air. Mais cette année, l'explosion a éclaté - un ras le bol général - un cessez les efforts et la bonne volonté. Un an que j'ai rencontré Arthur et que nous nous voyons - en cachette - j'ai investi un appartement libre - l'électricité qui est encore accessible et que nous gardons des contacts - Laurent le SDF - des membres du groupe auquel s'est joint Jules : on parle Art, artiste et on continue à peindre et dessiner avec les moyens du bord - pour garder une humanité.Créer Malgré tout

Pavillon B - Porte 21 Hôtel Dieu
0 votes - le 29 Nov 2014 à 14:34

Merde, heureusement que j'y ai pensé, il y avait eu cette pénurie, en plein mois d'Août plus de Lévo (entendez plus de lévothyrox)Tchernobyl était passé par là il y a vingt ans, un nuage qu'ils avaient dit, juste un nuage qui a contourné la France, bon on avait du bol c'est vrai, les infos n'étaient pas très clairs le Mur existait toujours, et la guerre n'était plus froide mais tiède.Cinq ans après, j'ai commencé à être hyperfatiguée, je me trainais, une vraie petite vieille, j'avais pris dix kilos, perdue mes cheveux et dormais tout le week end, au début le Docteur Queen m'a juste dit : ça doit être le choc affectif, c'est vrai que je venais de perdre mon meilleur ami. SIDA. La lutte avait était longue et âpre : l'agonie tout aussi terrible : cytomégalovirus il avait perdu la vue en premier et cette saloperie s'était logée dans le cerveau pour finir par l'emporter.De ma génération, beaucoup était parti, souvent silencieusement sans rien dire jusqu'au bout : pour ne pas peiner pour ne pas être rejeté : la peur, la peur au ventre.Mais revenons à nos moutons, Docteur Queen avait tord, deux mois après et un check up bein c'est tombé, une prise de sang une écho : prenez rendez vous le plus rapidement possible : cancer de la thyroide : on vous l'enlève.Pas le choix : problème : traitement substitutif à vie : ouais pas le choix non plus, foutues glandes endocrines J'avais senti le vent tourné, cette pénurie... le labo ne fournit plus le médicament : ça peut arriver en France ? Oui, plus d'approvisionnement, j'ai été obligée de courir à la pharmacie de l'hôpital pour qu'il m'en fournisse. Seul labo pharmaceutique à en fabriquer : les rumeurs les plus folles avaient circulé : la France n'est plus rentable sur ce segment de marché Médicament peu cher pour un nombre de malade exponentiel... de quoi en sourire.J'avais fait mes réserves : fausses ordonnances, quelques amis mis à contribution et j'avais un an de traitement d'avance.Le trou de la sécu valait bien ma prudence

Ce qui ne tue pas : rend plus fort
0 votes - le 29 Nov 2014 à 12:16

Mattie : graphiste de profession : sa passion ; créer : Ecole des Beaux Arts et diplômée de l'Ecole du Louvre De son sixième sens : elle en a fait une arme prédictive, après une période dans l'ésotérisme, son besoin de sens et de spiritualité l'avait ramené sur les bancs d'une église.Mattie savait que cela allait finir mal : elle le sentait depuis plus de dix ans, la perte des valeurs morales, du sens de la famille, elle le savait et s'y était toujours préparée.

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