C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Mikaël Le Gall

26 ans
Homme
Infirmier en psychiatrie
Vit à Rennes, 35
Devise : "La vie est si triste, dis-moi que tu m'aimes" - Lio
Bio : Fils unique, j'ai peu de contact avec mes parents. J'ai pas mal milité à la fac, dans un syndicat étudiant d'extrême-gauche. L'antifascisme, l'anticapitalisme, le féminisme. Et puis avec le travail je m'en suis un peu détaché. Enfin je n'ai plus eu le temps. J'aime mon travail, même si c'est loin d'être facile tous les jours. J'ai personne dans ma vie, mais j'ai pas mal de potes. Je cherche l'amour dans le lit de mes amants.
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Son histoire a lui

Message du Colonel du Peyroux
0 votes - le 11 Dec 2014 à 19:00

Colonel du Peyroux a interagi avec moi :
Bonsoir @Charles Vennec , Je viens de lire un article de @France BN et je comprend la réaction que vous avez envers la Coalition de l'Armée Française, mais comme son nom l'indique, la Coalition est un ensemble de forces qui s'unisse pour rétablir la défense du pays et la protection des intérêts nationaux. Un ensemble de Forces qui partage un objectif commun mais pas forcément les mêmes idées. Me concernant, je me suis chargé de la sécurité du Poitou-Charentes où j'ai privilégié le maintien d'un Gouvernement Local, représenté par le Conseil Régional de l'avant crise, en attendant la nouvelle structure politique choisie par le Peuple dans son ensemble. Il me semble que la population pourra vous confirmer qu'elle jouissait de toutes ses libertés fondamentales. Jamais nous nous sommes ingérés dans la Politique de la Région car nous étions simplement sous les ordres de celle-ci. Puis le Capitaine Valois a traversé notre Région, en attaquant Poitiers et Châtellerault, à ce moment là, vous comprenez bien que nous, Coalition de l'Armée Française, avions l'obligation d'agir pour rétablir l'ordre dans l'ensemble du Pays afin d'éviter plus de victimes. Je vous prie de bien vouloir agréer, Mr Vennec, l'assurance de mes respectueux et reconnaissants sentiments. Col E. du Peyroux  C.C. :@Mikaël Le Gall @François Le Gall @FranceIndé @justin tresor @Yann de Kerrot @Maurice Upian @EveillésManifeste @Marilou @Georgette Le Guen @Hervé Le Bras @Martin Rochteau @achille  @Général Atlas @ALAD @Chancellerie @Laurent Lerouge @Walter 

Indépendance... énergétique
0 votes - le 16 Nov 2014 à 19:07

Hugues Corbin a interagi avec moi :
@Mikaël Le Gall m'a envoyé un e-mail. Un miracle que j'ai pu le recevoir malgré toutes ces coupures de courant. 

Nous avons branché notre système alternatif, solaire et éolien, pour faire tourner le Labfab. Une centrale gère les besoins en énergie: lorsqu'on branche un appareil à une prise, le courant est émis durant une heure, pas plus. cela évite les veilleuses ou les écrans allumés pour rien. Si nous consommons trop d'un coup, la centrale fait des arbitrages sur les machines prioritaires. Nous économisons 30% d'énergie pr rapport à un système courant. Et du coup nous nous en sortons avec nos panneaux solaires et notre éolienne.

J'ai connu @Mikaël Le Gall lors de mon passage à Guillaume Régnier. J'étais dans ma vie en 3D. Divorce, Dette, Dépression. Il m'a beaucoup aidé à l'époque à relever la tête.

Il a pris la route pour le centre-Bretagne, où la vie dans "l'indépendance" s'organise. Mais pour l'énergie? Bien sûr il y a les énergies marines, mais elles sont encore à l'état de prototype, comme cette turbine au large d'Ouessant. ET le parc éolien en baie de Saint-Brieuc n'existe encore que sur le papier.

Il faudra trouver des systèmes pour dépenser moins d'énergie dans chaque maison: prises électriques "intelligentes" qui envoient en direct la consommation d'énergie, pour repérer les pics de consommation à éviter. Marche/arrêt à distance. Bref, aider tout un chacun à se bricoler sa maison en "domotique" pour dépenser moins.

La Bretagne peut bien décider de son indépendance, mais pas énergétique. Il faudra trouver un moyen de ce côté là.

J'ai bien envie de rejoindre @Mikaël Le Gall , et de brancher , c'est le cas de le dire, nos amis Makers de Brest et Quimper. 

Je vais lui faire ma proposition par mail, si tant est qu'il puisse les consulter quelque part...

Le premier colis
0 votes - le 16 Nov 2014 à 15:14

Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @Mikaël Le Gall Le lundi 17 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendrait un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

Retour en pays breton
0 votes - le 13 Nov 2014 à 09:23

Heureusement que la vieille 206 est immatriculée dans le 29 : quel parcours du combattant de traverser la Bretagne ! On a eu le droit à deux contrôles. Le premier à la sortie de Rennes, juste à l’entrée de la rocade après le stade de la route de Lorient pour « limiter les trafics ». En fait, si j’ai bien compris, la police prélève une part de ce que les contrebandiers ou simple habitants précautionneux font venir en Bretagne. Je n’ai pas bien suivi car je discutais avec l’autre agent pour en savoir plus, mais je crois bien que M. Prigent a donné un petit pourcentage de son pactole. Le flic m’a appris que demain, ils seront en grève. Je me suis d’abord marré, mais j’ai compris qu’il était sérieux et que les choses le devenaient.Le deuxième contrôle a eu lieu à Carhaix. Et là ça ne rigolait pas. Les touristes devaient faire demi-tour, on a eu le droit à un interrogatoire en règle. Commune d’habitation, nom des parents, raison du retour, métier, nature de la relation, et je crois que là aussi M. Prigent a graissé la patte du gendarme. Non seulement ici les gendarmes seront en grève demain, mais une bonne partie d’entre eux semble vouloir rejoindre le mouvement. Je tombais des nues, pendant que j’étais à Rennes, cette partie de la Bretagne s’organisait. Les gens luttent pour l’indépendance. Il était définitivement temps de rentrer.Je n’avais pas pensé une seconde que ma mère avait cru que je faisais sortir un patient de l’hôpital parce que c’était mon amant. Elle m’épatera toujours. En attendant, il va nous falloir dormir dans la même chambre, avec M. Prigent.

Les secrets de la rue du Chapitre
0 votes - le 10 Nov 2014 à 16:37

On est d’abord passés chez sa mère. Je croyais avoir visité tout type d’appartement à Rennes, quelle grossière erreur. Je n’avais encore jamais mis les pieds dans l’un de la rue du Chapitre. Quel luxe ! Et pourtant la mère de M. Prigent n’a pas l’air bourgeois, n’a pas des façons de dame du monde. À dire vrai, une fois passée l’impression d’ensemble de richesse (sans doute davantage liée à la hauteur du plafond, au parquet et aux vieilles moulures), des signes de décadence apparaissent. Surtout dans la cuisine. Non seulement Mme Prigent a fait de sacrées réserves de paniers citoyens apparemment, il y a de la farine, de l’huile et du savon dans tous les coins de la pièce, mais on s’aperçoit que rien n’a changé depuis la fin des années 70 : la tapisserie passée, la peinture écaillée, et cette odeur des vieilles maisons rennaises (le bois humide sans cesse réchauffé ou le vernis).Mme Prigent n’est pas le genre de femme qui fait confiance au premier venu que son fils fou amène dans son appartement, et ce même s’il s’agit d’un de ses infirmiers. Pendant que M. Prigent s’affairait dans une autre pièce, elle me regardait de haut en bas, je l’entendais presque penser : il est maigre comme un coucou, il a des manières, je ne lui fais pas confiance. J’ai été surpris par sa question :« Vous êtes breton Monsieur l’infirmier ?-         Oui je viens du Faou, dans le Finistère.-         Je connais bien le Faou merci. Je peux savoir votre nom ?-         Mikaël Le Gall, madame.-         Vous devez être le fils de Victor alors ? Il a fini par l’épouser la Marie Le Houezec ?-         Vous connaissez mes parents Mme Prigent ? »Alors j’ai compris pourquoi M. Prigent m’avait fait venir ici. Il avait bien une idée derrière la tête, mais ce n’était pas celle que je m’étais imaginée un instant, avant de rire de mes fantasmes. Il savait que sa mère allait me raconter leur histoire. Le pourquoi du comment de leur venue à Rennes. Je n’étais pas né en 83, je ne pouvais pas savoir que M. Prigent avait été enfant le témoin d’un meurtre. Cette information ne faisait pas partie de son dossier. Je venais de comprendre pourquoi M. Vennec voulait à tout prix que je le lui amène.Il est revenu dans la cuisine avec un gros sac qui semblait plein. Il nous a dit :« Je t’ai laissé suffisamment d’argent Maman pour que tu t’en sortes si je ne reviens pas. Mikaël, j’espère que ma mère ne vous a pas ennuyé avec ses histoires ? »

Départ repoussé
0 votes - le 08 Nov 2014 à 20:05

Je n'étais pas vraiment malade. Je croyais avoir rencontré le grand amour. Le prince charmant s'est changé en crapaud, je suis retourné au boulot.

M. Prigent était impatient. Il m'a révélé avoir de l'argent, apparemment une certaine quantité, en liquide, chez sa mère. Pas si parano, il n'a jamais cru les banques et n'a fait confiance qu'à sa mère. J'espère qu'il a eu raison. J'ai appelé @Charles Vennec, si tout se passe bien on part demain pour le Finistère. Le petit des Prigent veut sa revanche. M. Vennec veut enfin que toute cette histoire trouve un fin. Et moi, qu'est-ce que j'attends au juste ?

Matin chagrin, journée gâchée
0 votes - le 03 Nov 2014 à 13:15

Je crois que je m’imaginais sérieusement que j’allais pouvoir profiter de ma journée de repos, soulagé de me tenir éloigné de M. Prigent. Ce n’était pas encore la folie à Rennes, et vu le temps je comprenais, tout le monde restait chez soi. Ils s’indignaient chez eux, se plaignaient à la télé et s’engueulaient entre eux. Très vite, je me suis senti désœuvré, je n’avais personne pour parler politique, personne pour me payer un ciné, ou pour toute autre activité. Julien ne m’a pas rappelé et Simon a ignoré mon texto. Pourquoi les jours de blues, c’est que pendant les RTT ? À la télé on ne parlait que de la crise et de ses « conséquences désastreuses sur tout le pays », un troisième ado avait été retrouvé assassiné à Paris, quand Le Pen a été interviewée, j’ai éteint. Je ne sais pas si c’est une des « conséquences désastreuses » directes de leur crise, mais y’avait personne sur Grindr. J’ai ouvert un livre, mais je n’arrivais pas à me concentrer. J’ai presque eu envie d’aller à Guillaume Régnier. Pas pour travailler, pour aller voir M. Prigent.Je savais dans quoi je m’engageais, qu’il allait mordre à l’hameçon, on m’avait prévenu. Mais le M. Prigent que j’avais eu en face de moi hier était si différent du patient dont je m’occupe depuis trois ans. Et ce sourire. Qu’on ne s’y méprenne, je serais heureux qu’il aille mieux, qu’il puisse vivre dehors un jour. Mais je ne sais pas dans quoi je l’embarque, où je nous mène. En tout cas, il avait réagi exactement comme attendu : cette sortie soudaine, après plusieurs mois enfermé, dont tout cet été plus ou moins ensoleillé, quand il refusait toutes mes propositions de prendre l’air. Même si ce long trajet en voiture avec lui à mes côtés me faisait un peu peur, après tout, on est jamais allés plus loin que le centre-ville, j’étais content de retourner au Faou, et passer voir mes parents. On part demain, je l’emmène à la fin de ma journée, on voyagera de nuit, je conduis mieux de nuit, je suis plus attentif. Même si il est prévu qu’on revienne dès mercredi, j’ai posé deux jours à la fin de la semaine. Nicole a exagéré, je la remplace toujours quand elle a besoin, et cette fois il a fallu batailler. Elle est devenue complètement paranoïaque, je veux passer tout mon temps avec mes enfants et mon mari, je sens que quelque chose de pas net se profile, je ne retournerai pas au boulot. Il a fallu que j’échange avec Nadine qui n’a pas d’enfant et pas de mari, elle a répondu à la première sonnerie. J’ai rallumé et rééteint la télé dès que j’ai vu Sarkozy. Le plus chiant avec leurs histoires, c’est pas tant le retour au Franc, j’imagine que ce ne sera pas plus compliqué que le passage inverse, mais plutôt qu’en attendant ils ont bloqué mon abonnement Netflix.J’ai appelé M. Vennec. Je lui amène M. Prigent comme prévu.

Le jour où j'ai eu peur de M. Prigent
0 votes - le 31 Oct 2014 à 19:30

Heureusement qu'ici ils n'ont pas conscience de se qu'il se passe au dehors : ils sauraient que c'est Halloween ! Ils se feraient une joie de se faire une nouvelle beauté, auraient l'air sans doute un peu moins fou... ce serait beaucoup trop fatigant pour moi."Alors comme ça, on ne peut plus payer en euro Mikaël ?- Où avez-vous entendu ça M. Prigent ?- Oh vous savez, moi j'entends des choses, mais je ne peux pas vous dire d'où ça vient."Il avait l'air très calme. Très calme et heureux. Comme si le fait de savoir quelque chose, de me montrer qu'il savait, ou plutôt le fait de me surprendre (parce qu'il avait bien vu que je ne m'attendais pas à sa question en entrant dans la chambre) était exactement ce qu'il attendait. J'avoue que j'ai instantanément voulu lui retirer ce sourire tranquille."Vous êtes en retard d'un wagon M. Prigent. Y'a plus d'euro, impossible de retirer de l'argent. Mais qu'est-ce que ça change pour vous de toute façon ?"Pour ma défense, son visage avait tellement changé que ça m'a fait peur, je ne l'avais jamais vu ainsi, souriant. Il s'est alors un peu tendu, et je m'en suis aussitôt voulu quand les rides du lion sont réapparues. Mais je m'attendais presque à le voir grimé, affublé d'une vieille perruque ébouriffée. J'aurais préféré en tout cas. J'ai été pris de cours. Et maintenant j'avais l'impression que mon imagination me jouait des tours : sa voix n'était est-elle pas différente ce soir ?"Vous avez bien raison Mikaël, je suis coincé ici "de toute façon". Il était de nouveau serein, s'est redressé sur sa chaise. Il me fixait. Rien de ce qui peut arriver dehors ne me concerne vraiment."J'ai eu peur d'avoir l'air idiot, de ne pas répondre assez vite, de rester immobile, mais je bougeais au contraire, je m'activais autour de lui, vérifiant les préparations que je lui tendais. Il m'a dit merci et a pris ses médicaments."Qu'y a-t-il au menu ce soir ? Il faut en profiter, c'est peut-être le dernier repas chaud à l'hôpital.- Ne vous inquiétez pas pour ça M. Prigent, il y a des réserves. Soupe de potiron. Et vous allez être content, il y a de la viande ensuite. Vous ne savez pas encore mais on a changé de premier ministre aujourd'hui."Je ne me suis pas rendu compte sur le moment qu'il avait grand ouvert les oreilles. C'est plus tard en y réfléchissant (je n'ai pas pu cesser de penser au sourire de M. Prigent en visitant les autres patients) que j'ai revu ses yeux s'écarquiller et ses lèvres frémir. Aurais-je dû être plus méfiant ?"C'était une journée bien chargée dehors. Vous avez échappé à pas mal de tracas si vous voulez mon avis. Ce matin Valls a démissionné. C'est seulement à 17h qu'on a appris que...- M. Jospin ?- Ah non M. Prigent, M. Jospin ça fait un petit moment qu'il a renoncé à la politique vous savez bien."Je riais, il a compris qu'il avait fait une blague assez fine. J'ai cru qu'il avait ri aussi, rien qu'un petit peu."Non, c'est Cabestany, un économiste."Il a dit "je vois" en fixant sa cuillère à soupe dans sa main droite. On a tous les deux regardé la fenêtre ; il faisait beaucoup trop sombre pour espérer voir au-delà du verre. Puis j'ai repris son bol vide et déposé l'assiette tiède devant lui. Je voulais partir au plus vite."Soyez gentil Mikaël et tenez-moi au courant. Vous êtes de nuit aujourd'hui, n'est-ce pas ? Avant de partir demain matin, revenez donc me voir avec des nouvelles fraîches. Il se pourrait bien que pour la première fois depuis bien longtemps, quelque chose m'intéresse."Je ne suis pas sûr d'avoir pris le temps de hocher la tête avant de fuir.

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