C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Nicolas Populis

22 ans
Homme
Agroalimentaire
Vit à Deux-Sèvres Saint Romans lès Melle
Devise : Celui qui te met dans la merde ne te veut pas forcement du mal. Celui qui t'en sort ne te veut pas forcement du bien. Quand tu es dans la merde ferme ta gueule !
Bio : Né trop tard pour avoir un boulot stable et né trop tôt pour faire partit de la cybergénération, Nicolas fait partit de ces nombreux jeunes actifs qui ont du mal à trouver leur place dans la France du chômage de masse. Nicolas Populis, fils de Hervé Populis, Technicien de maintenance industriel et de Valérie Populis Infirmière, à eu une éducation des plus communes. Élevé en milieu semi-rural, il a passé une grande partie de son enfance chez ses grand parents agriculteurs. Titulaire d'un BTS STA et d'une LP en agroalimentaire, Nicolas à suivis les conseils de ses professeurs et c'est mis à chercher un emplois. Optimiste au début et confiant en sa formation, Nicolas ne parvint pourtant qu'a décrocher une série de contrats de courte durée assez précaire, dans des PME ou grand groupe de l'agroalimentaire. Il a fini par développer son sens de l'observation et à profiter de ses jours de chômage pour étoffer ses connaissances dans de nombreux milieux. Aujourd'hui Nicolas est conscient que l'optimisme des politiques n'est surement qu'une façade, et qu'il va falloir surveiller de très près tout risque de dégringolade ...
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Son histoire a lui

histoire
0 votes - le 16 Dec 2014 à 19:12

levaut bernard a interagi avec moi :
Cela fait un effet bizarre d'assister a un moment historique. Tous remettre a plat et reconstruire quelque chose de nouveau.  Quoi de plus beau?  Refaire, non pas le monde, mais une partie. il nous reste si peu de temps et tant de choses a faire encore...  Et si c'était a refaire?  Hé bien on le refera. nous possédons maintenant le mode  d'emploi et les outils : la volonté et l'union. D'ailleurs les monnaies de la première république avait comme devise "union et force". Et dieu sait que nos prédécésseurs en ont bavés pour y arriver. Levaut bernard.@Fantasio @Adria Helios @Erick Foax @France BN @FranceIndé @Eric Sawal @Nicolas Populis @Victor @Guy @Tintin @Thibault Plerel @EveillésManifeste @Occitania Info @Monique @Jacques 

Le premier colis
0 votes - le 15 Nov 2014 à 16:23

Noé a interagi avec moi :
« Mon cher @Nicolas Populis Le lundi 17 de ce doux mois de novembre, vous allez recevoir un colis.Ce sera le plus précieux des cadeaux que vous ne puissiez jamais recevoir, votre survie.Il contiendra un flacon rempli d’un liquide translucide, et un comprimé bleu.La substance contenue dans le flacon est une arme efficace contre tout individu qui en voudrait à vos biens, ou à votre personne.Ce merveilleux produit s’utilise de différentes manières : Quelques gouttes disséminées autour de votre demeure feront fuir les rôdeurs et autres personnes mal intentionnées ; Pulvérisé sur votre potager ou dans votre verger, il dissuadera les voleurs de denrées de revenir une seconde fois ; Enfin, en cas de danger imminent, une cuillère à café de cette substance versée dans une préparation culinaire, ou dans une quelconque boisson, rendra inoffensif tout invité indésirable.Mais avant même d’avoir posé votre main sur ce flacon, il vous faudra IMPERATIVEMENT absorber le comprimé bleu, c’est l’antidote.Ce jour sera Le jour du recommencement. Le jour du premier pas des Elus vers un monde meilleur.Et rappelez-vous, le chaos approche, il faut s’en prévenir.Votre fidèle et dévoué serviteur, Noé »

"Jusqu'ici tout va bien "
0 votes - le 15 Nov 2014 à 13:13

Philipp Merz a interagi avec moi :
"Jusqu'ici tout va bien, les Français n'ont pas besoin de porter d'arme pour se défendre Monsieur Merz". C'est la même rengaine depuis lundi avec la DGA (direction générale de l'armement).Mais ce matin la France s'est réveillée au son des JT qui rappelle la fusillade de Valencienne. 5 morts dans un hôpital avec une dispute, sans que le personnel puisse se défendre.Les Français ont peurs ! Les commerçants, comme @Olivier Dubois  grognent contre les casseurs aux marges des manifestations des @EveillésManifeste . Les agriculteurs s'insurgent contre les voleurs qui pululent @Nicolas Populis . Et des citoyens lambda prennent conscience du besoin de s'armer @David Durel .C'est avec un groupe de 10 citoyens représentatifs de la société que je vais me rendre au nom de ma société Heckler & Koch au siège de la DGA où le directeur technique François Coté m'a donné rendez-vous.

Panade
0 votes - le 14 Nov 2014 à 12:16

Samedi 15 Novembre :                                                                                La matinée à commencer en beauté quand j’ai appris que notre éleveur de gallinacés était en garde à vue. Il aurait blessé un voleur qui essayait de lui dérober de la volaille. On a réussi à récupérer 120 kilos de châtaignes. Les fermiers gardent leurs récoltes pour leur consommation personnelle. L’individualisme à l’air de devenir monnaie courante. L’approvisionnement devient de plus en plus difficile …

Journal de Bord de la fondation Déméter
0 votes - le 14 Nov 2014 à 12:02

Semaine du 10 au 14 Novembre :                                                         Lundi fut une journée très chargée. On a réussis à  récupérer 500 kg de légumes dans une camionnette appartenant à l’un des bénévoles. L’installation au lycée technique fut longue mais aisée. Le matériel a été paramétré et nettoyé. Les tests furent concluants. Le pasteurisateur fut pousser au maximum, en effectuant deux cycles en circuit fermé, on obtenait quelque chose entre une pasteurisation et une stérilisation. C’était le mieux que l’on pouvait faire. Les premiers 50L de soupes test furent un demi succès. Technologiquement il n’y a eu aucun problème mais la recette était encore à améliorer. Les problèmes furent corrigés mardi. 400 Litres de soupe produits en une journée. On avait fait fort ! Les futs scellés en inox furent envoyé à Niort. Ce mercredi on a reçus des nouvelles du maire de Niort, très satisfait de notre action. On a aussi reçus 100 œufs de la part de notre éleveur de poules pondeuses. La réquisition des denrées agricoles rend de plus en plus dur la collecte de matière première. On a encore produit 400 L de soupe. Les futs furent dispatchés dans les environs. Jeudi fut une sale journée. Il a été impossible de se ravitailler en matière première. Pas d’œufs non plus, les gendarmes sont passés tout réquisitionner. Seulement 100 L de soupe produit. Impossible de planter quoi que ce soit en novembre mis à part de la salade et des épinards. Il faudrait que j’installe un dialogue entre les forces de l’ordre et l’association. Nous avons reçus plusieurs demandes d’adhésion ce Vendredi. Il est clair que l’on devient de plus en plus visible. Le ravitaillement en matière première fut assez mince. Des fermiers nous ont appris qu’il y avait de plus en plus de vol sur les exploitations agricoles. Pas de nouvelles de notre éleveur de volaille. Les forces de l’ordre ont transmis un rapport sur notre activité. En espérant qu’une partie des réquisitions puissent nous être accordé pour transformation. J’ai entendus parler de la fondation Léopold II. Peut-être que je pourrais les contacter pour leur demander de l’aide ?

Déméter
0 votes - le 10 Nov 2014 à 21:27

Vendredi 07 Novembre 16H :                                                                       Le préfet a entièrement soutenus l’association de Nicolas. Il a même validé le document, l’association apparaitra Lundi au journal officiel. Le préfet à pus avoir la direction de la Direction des services départementaux de l'éducation nationale des Deux-Sèvres qui lui octroyât l’utilisation temporaire de 6 mois des locaux des lycées techniques de la région. Les seules conditions étaient de maintenir les locaux propres et de ne pas déranger les activités scolaires des élèves utilisant les locaux. L’association d’aide Déméter venait de naitre ! Mais pas question de souffler pour Nicolas ! Il fallait dès à présent commencer la collecte de matériel et établir un premier QG. Le choix du Campus des Sicaudières à BRESSUIRE s’imposa comme le choix le plus pratique. Il lui fallait à présent rassembler son armée, trouver des futs de bières vides et une camionnette. Tout allait se jouer Lundi !

(Con)Vaincre !
0 votes - le 10 Nov 2014 à 20:52

Jeudi 06 Novembre (Après Midi) :                                                            Ils les avaient convaincus ! Nicolas était en Direction vers la mairie de Niort et avait à présent le soutient de 6 agriculteurs locaux et d’un brasseur. Plus que suffisant pour faire ce qu’il pensait. Les autres allaient venir, car ils y trouveraient leurs comptes. Il avait aussi dans une pochette posée sur le siège passager tous les documents nécessaires à la création de son projet, ainsi qu’une rapide présentation de celui-ci. L’assistante du maire fut très aimable et conduisit Nicolas  au bureau où il put commencer son speech. L’objectif était simple : Nourrir les gens en transformant des denrées alimentaires invendables que les agriculteurs stockent. La purée et la soupe paraissait être la forme la plus pratique. Les agriculteurs partenaires allaient fournir à Nicolas les matières premières pour la fabrication. Les locaux et matériels proviendrons des lycées techniques. Avec l’appui du maire et du préfet Nicolas pense obtenir l’autorisation de la Direction des services départementaux de l'éducation nationale des Deux-Sèvres pour les utiliser. Les bénévoles provenant de la « génération de la crise » la plupart sans-emplois assurerons la main d’œuvre.  Les élèves et professeurs pourrons se servir des denrées pour faire des TP. D’anciens de la promo de Nicolas assurerons la formation en hygiène et process des non-initiés. Le stockage se fera dans les futs de bières vides préalablement lavés et désinfectés. Les produits fabriqués seront stérilisés. Les gros volumes de nourritures faciliteront la distribution dans les salles des fêtes par exemple. Les déchets végétaux serviront à nourrir les éleveurs de poules pondeuses en échange d’une partie de leur production. L’augmentation du volume et nombre de partenaire pourras être gérée par l’utilisation des locaux de la Brasserie des Deux-Sèvres en échange d’un peu de pub. Le maire fût emballé par l’idée et donna l’aval à Nicolas. Il donna même le dossier de création à une de ces secrétaires pour le vérifier afin de la présenter directement au préfet demain à 15h !

Démarrer la machine !
0 votes - le 08 Nov 2014 à 17:04

Jeudi 06 Novembre (matin) :                                                                      Il n’était que 9H mais Nicolas allait devoir faire en deux jours ce qui est fait habituellement en 30 … Etape 1 : Créer une association 1901 en moins de deux jours. Etape 2 : Trouver des locaux utilisables et gratuits. Etape 3 : Trouver des fournisseurs. Etape 4 : Trouver de la main d’œuvre Etape 4 : Etre visible Nicolas attrapât son téléphone et contacta son ami Jérémy l’employé communal à Niort :_ « Salut, c’est Nico, pas le temps de t’expliquer mais j’ai besoin d’infos. Comment s’appelle ton chef ? Est-ce qu’il connait le maire ?_ Heuu, Oui il le connait bien, C’est Mr DUPONT, je te le passe il est à côté._ Oui Allo ? Mr Dupont à l’appareil, Jérémy a beaucoup insisté, qu’y a-t-il ?_ Bonjour Mr Dupont, Nicolas Populis à l’appareil. J’ai une solution qui pourrait permettre de mettre fin au chaos généré par la pénurie de nourriture. J’ai cependant absolument besoins de parler au maire de Niort pour arriver à mes fins. Comme on m’a dit que vous étiez proche de lui j’ai pensé que vous pourriez m’aider. Je vous explique … »Nicolas lui exposa son plan, après 15 minutes de négociations, il avait réussis à avoir un rendez-vous avec le maire de Niort à 17H. En quelques clics, il créât un groupe Facebook composé d’anciens de ses promos et d’amis locaux. Nicolas grimpas ensuite dans sa voiture et fila en directions de quelques maraicher et agriculteurs locaux. Il lui restait 7 heures pour convaincre ses futurs fournisseurs et remplir les formulaires CERFA …

La naissance d’un sauveur
0 votes - le 08 Nov 2014 à 16:22

Jeudi 06 Novembre :                                                                             Tout était alarmant, son père venait d’être mis au chômage technique. Les fournisseurs ne voulaient plus rien donner. Les magasins étaient fermés, la nourriture distribuée limitée et les vols se multipliaient. Les écoles se vidaient, les cantines peinaient à refaire leurs stocks, les parents devenaient fous et les hôpitaux ne désemplissaient pas ! Plus personne ne pouvait vendre quoi que ce soit. Les agriculteurs se faisait piller leurs stocks quasiment invendables par des voyous et ne pouvaient plus continuer à faire leur travail à cause du manque d’essence. Les lycées, le modèle Cubain, le chômage, les vols, commerce HS, stocks invendable, le troc de plus en plus utilisé … Nicolas venait d’avoir une sacrée idée qui pourrait sauver le Peuple !

Sueurs froides …
0 votes - le 06 Nov 2014 à 17:51

Mercredi 05 Novembre :
                                                                                                    Nicolas regarda son téléphone portable 10h20. Sa fait presque trois heures que Nicolas attendait patiemment, assis sur son tabouret, l’arrivé d’un vol de palombe. Le temps était grisâtre, il faisait froid et la pluie menaçait à tout instant. Les quelques sketch et imposture sur Rire et Chansons suffisait à lui remontait le moral. Cependant, rien n’arrivait à lui enlever de la tête son pragmatisme sur la situation actuelle. Sa mère lui rapportait une recrudescence des victimes de violences à l’hôpital. Les gens devenaient de plus en plus agressifs. Les prix flambaient et les rayons se vidaient malgré tout. Nicolas repensait au funeste destin de l’épicier Maigrat dans Germinal. Combien de temps les stocks limités des citadins allaient-il pouvoir tenir ? Plongé dans ses pensées, Nicolas remarqua avec retard, un petit vol de palombe. Il se leva d’un trait tout en fermant son fusil, épaulas, et tira. Les deux tirs manquèrent leur cible. Nicolas grommelas, cassa son fusil pour retirer les cartouches encore chaudes, la fumée de la poudre s’élevais lentement, Nicolas souffla dans les canons. Des résidus de poudre étaient restés collé à cause de l’humidité ambiante. « Saloperie de temps » dit Nicolas tout haut, avant de recharger et de replonger dans ces pensées. Cette pauvre femme de Limoges, victime d’un malheureux concours de circonstances illustrait parfaitement la décadence dans laquelle la France s’enfonçait. La marche blanche et les protestations étaient vides de sens. C’était prendre les conséquences pour les causes. Un tel accident n’avait pas à se reproduire, si le chaos se poursuivrait il allait falloir que quelqu’un, une organisation ou l’état prenne les commandes pour gérer la distribution de nourriture. José Bové avait demandé aux agriculteurs de jouer leur rôle social. Mais allaient-ils le faire ? Que gagnerait-il à donner leur production ? Depuis la nuit des temps, celui qui avait les terres, l’eau et la nourriture avait le pouvoir. Tout s’est inversé avec la finance et l’agriculture moderne. D’ailleurs comment les éleveurs allaient pouvoir nourri leur bétail sans approvisionnement ? Nicolas venait de toucher un point sensible. Le modèle d’agriculture intensive allait se casser la figure en France. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que les éleveurs de porcs et de volailles manquent de fourrage et de rations. Cuba avait déjà connus une situation similaire. Sans pétrole, sans vivre et avec une population affamée, cette île avait réussie à s’en sortir ! Et si le modèle Cubain était la solution ? Cultiver partout où il est possible de cultiver ? Nicolas fut interrompu par l’arrivée d’une voiture, deux individus venaient de sortir. Merde c’était le proprio ? Ils ont passé le champ en réserve ? Ils ne vont quand même pas me demander leur part ? De toute manière je n’ai rien … Ils semblaient méfiants, regardaient autours d’eux._ « Monsieur ? S’il vous plait ? Lui dit le conducteur._ Oui ? Qu’est-ce qu’il y a ? Dit Nicolas en se levant et en commençant à décharger._ On a besoin de cartouches, vous vendez des cartouches ?Nicolas se figeât._ Non je n’ai pas de cartouches à vendre !_ Aller, juste une dizaine, on vous a entendus tirer, vous en avez forcement en rab non ?Nicolas fronça les sourcils et pris inconsciemment une meilleure position d’équilibre et annonça syllabes par syllabes :_ PAS-DE-CARTOUCHES-A-VENDRE ! »Nicolas regardait son interlocuteur dans les yeux, la situation était tendue, sa puait. La discussion se poursuivait yeux dans les yeux avec un silence glacial. Ils comptaient sérieusement en venir aux mains ? Je ne vais quand même pas devoir charger ?! Les deux types firent demi-tour et remontèrent dans leurs voitures en silence, puis partirent. Nicolas prit une grande inspiration. Il est temps de partir vite fait ! se disait-il.

Les vrais héros …
0 votes - le 06 Nov 2014 à 16:45

Mardi 04 Novembre :                                                                       Les vols en augmentation, des morts, des trafics en tout genre. Tout s’accélère ! Sans le dieu argent, les gens deviennent fous. Les rayons sont presque vide, une chance qu’on ait fait un stock à temps !
J’ai reçus un drôle de courrier ainsi que sa copie numérique d’un certain @Noé  …
Bizarre cette histoire, je n’aime pas vraiment recevoir des courriers d’inconnus. Surement un mec qui veut profiter du chaos pour vendre ses « super kit de survie » made in china clef en main à 1000€ pièce. Les occasions de faire du business dans ce chaos ne manquaient pas, le prix toutes choses risquaient d’augmenter …Depuis sa petite campagne Nicolas avait remarqué une nette augmentation de trafic de services de secours. Police, Pompier, Samu, tous avaient l’air d’être déborder. Heureusement ils continuaient à faire leur boulot à merveille. Ce sont eux les vrais héros, ce sont eux qui soutiennent ce pays et pas de quelconques hommes politiques, se disait Nicolas intérieurement. Ils ont toujours été présents, ne demandant aucune reconnaissance superflue, juste de quoi vivre décemment. Oui, juste de quoi vivre décemment. J’espère que personne n’oublieras que derrière les secours, les agents d’EDF, les militaires, le service des eaux, il y a des gens ordinaires. De simple père ou mère de familles, qui n’hésiteront pas à quitter leurs fonctions si tout va mal.

Je végète …
0 votes - le 06 Nov 2014 à 16:12

Dimanche 02 et Lundi 03 Novembre :                                                      La journée du Dimanche fut une journée canapé. Séries, films, infos continus. Tout bougeait si vite. Nouveau gouvernement, les mesures de Matignon pour relever la France. L’indignation grandissante. La naissance des éveillés, manifestations dans tout le pays, Paris occupé par les manifestants. Tout continuait à partir en couille. Tout le monde rallait, s’indignait, mais personne n’oser vraiment bouger. La maison est pleine de matériaux de construction. Il va y avoir pas mal de rénovation cette semaine … Lundi : J’ai déposé ma demande d’ARE à pôle emploi. Il y avait une queue monstrueuse ! Toutes venaient demander des aides. Les industries avaient dû prendre un sacré coup ! Les conseillers étaient déjà déborder en temps normal, sa risquait de devenir bien pire ! Les informations relataient des faits toujours plus sombres …

On casse la tirelire !
0 votes - le 03 Nov 2014 à 21:00

Samedi 01 Novembre :                                                                       Enfin arrivé à Saint-Romans-lès-Melle. Tout est calme, rien ne semble altérer l’atmosphère si paisible des petits villages de la campagne … Nicolas pus enfin débarrasser sa Clio surchargée. Son père fut ravi de l’arrivée de son fils et de sa caisse de charcuterie. La mère de Nicolas dormait encore, elle avait enchainé les nuits de gardes, c’était la folie à l’hôpital. L’usine de son père Hervé avait aussi subis une grosse baisse de chiffre d’affaire du à la rétractation des clients habituels. Ces requins attendaient l’ouverture du cour du Franc Lundi et avaient parier sur sa dévaluation. 20 % du personnel ont été mis en chômage technique, son père n’en faisait pas partit. Le modèle de gestion en flux hyper tendu permettait certes aux entreprises de minimiser les couts, mais les rendaient en contrepartie peu résilientes. La pause fut de courte durée, son père lui tendit la caisse à outils et une paire de gants : _«Va aider tes grand parents, ils ont profité du mouvement pour acheter une cuisinière à bois toute neuve ! Elle doit arriver dans quelques heures.  _ Un samedi après-midi ?! _ C’est un modèle haut de gamme à 4000€ … _ C’est sûr que ça donne tout de suite une meilleure raison pour venir bosser !  _ Je pars faire des grosses courses, les gens dévalisent l’électroménager pour le revendre, mais quand sa sera le tour de l’alimentaire, ils se rendront compte que les billets ne se mangent pas … Je vais aussi en profiter pour aller voir les magasins de bricolages. Je vais enfin avoir une excuse pour acheter la perceuse de mes rêves, des nouveaux convecteurs et peut être même des rouleaux de laine roche, depuis le temps que j’ai promis à ta mère de m’occuper du grenier ! _ En effet, pense à prendre de l’eau, des gros sacs de sucre, de farine, pâtes, semoules et Riz si tu en trouve. On les stockera dans les bidons bleus ! »   Nicolas avait entendu parler de la ruée sur l’électroménager. Il trouvait sa stupide … Comme si acheter une nouvelle TV permettrait aux gens de surmonter cette crise … Les vieux n’était pas fous eux ! Une cuisinière à bois, un investissement pour 15 ans au moins. Ça chauffe, permet de faire de la cuisine et fonctionne avec tout ce qui peut bruler, et ce n’est pas ce qu’il manque dans le coin ! Les grands-parents maternels de Nicolas étaient des agriculteurs à la retraite. Ils possédaient une maison-ferme, une vieille stabulation et une grange. L’exploitation agricole a été cédée à leur fils, l’oncle à Nicolas qu’il voyait très souvent. Il ne reste aujourd’hui qu’un énorme jardin cultivé et quelques animaux de basse-cour. L’installation de la nouvelle cuisinière fut longue et laborieuse. Le design faisait penser à une vieille locomotive à vapeur. On sentait qu’elle n’était pas prête de lâcher de sitôt ! Grand-mère nous invitât à « l’inauguration » de la bête, un bon samedis soir en perspective !

Les masques tombent le soir d’halloween
0 votes - le 02 Nov 2014 à 16:05

Jeudi 31 Octobre soirée :                                                                    Nicolas était sur le cul. Devant son écran il venait d’apprendre tout ce qu’il avait loupé en une matinée. L’Europe en plein doute sur la survie de l’Euro, Valls quitte le navire, les distributeurs sont vides, Michel Cabestany un économiste nommé 1er ministre qui limite les retraits à 40€ par semaines ! Nicolas se sentait rassuré d’avoir passé l’après-midi à faire ses cartons. Il sentait que tout risquait de partir en sucette si rien ne bougeait. Tout était prêt, il ne manquait plus qu’à charger les derniers cartons, sa TV et deux trois provisions qui trainaient. Dire que Lundi tout allait bien. Le gouvernement était confiant, la France une grande puissance économique, fière de son système, fière de son Euro et de son Europe. Il a suffi d’un refus pour tout remettre en cause. Tout c’est effondrer comme un vulgaire château de carte. Notre pays n’était qu’un décor de théâtre cachant misère et ruine. Cette simple pichenette a suffi à faire tomber les masques. « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire le temps que tout se calme ? » se demandait-il intérieurement.

Tant de haine …
0 votes - le 02 Nov 2014 à 14:42

Vendredi 31 Octobre journée :                                                        Nicolas s’en allait pour de bon. Il avait rendu sa tenue de travail et récupérée sa fiche de paie avec une jolie prime. Il ne repartait pas non plus les mains vides. Patou et les autres collègues lui avait donné une petite caisse remplie de boite de pâtés, confit et jambon sec. On s’en servait pour le casse-croute à l’usine, ce n’était pas des produits vendables, les boites était surement sous calibrés, et le jambon mal découpé ou trop gras, mais parfaitement comestibles. C’était déjà sa … Il fallait maintenant faire un courrier recommandé au propriétaire pour mettre fin au bail, demander son ARE avant un possible grand rush et retourner au bercail. 13H06 : Nicolas s’arrêta devant le bureau de poste Local. Un petit groupe attendait devant la porte. Des éclats de voix s’entendaient derrière la porte._ « C’est quoi le problème ici ? demanda Nicolas à un membre du groupe._ On attend. Un type hystérique est entré en gueulant, il réclamait son argent. La guichetière a dit que seuls les services postaux étaient ouverts, les services concernant la banque ont été désactivés. Le gars a été rejoint par 3 autres personnes, sa arrête pas depuis au moins 15 minutes … »Nicolas poussa la porte. Une scène quasi théâtrale était en train de se jouer devant lui. 3 hommes et 1 femme devant le comptoir et la guichetière complètement dépassée en retrait. Nicolas se saisit d’un prêt à recommander, vus le bordel il aurait pu repartir avec sans que personne ne le remarque. Nicolas était opportuniste mais pas voleur, il sortit de son portefeuille le juste nécessaire et se dirigeât vers le comptoir, posa l’enveloppe et s’adressa à la guichetière en lui tendant son argent:_« Juste sa s’il vous plait »Le groupe de râleur le regarda d’un air condescendant. La guichetière arracha son argent, le recompta et lui fit signe que tout était réglé._ « Et les fond de caisse conasse, tu peux bien nous donner l’argent des fond de caisse ?!_ Je regrette allez aux distributeurs, je n’ai plus accès à rien !_ Te fous pas de nous sale … »Nicolas repris la direction de sa voiture, attrapa son téléphone et composa le 17. Ce n’était plus un groupe de client qui râlait, c’était le début d’un braquage ! « On est déjà au courant, merci de votre appel Monsieur », voilà ce qu’on lui avait répondu. Les banquiers incompétents, 1 personne qui met le bordel, 3 qui gueulent, le reste qui attend pour rafler une éventuelle mise et les secours tant attendus qui n’arrivent pas. Plutôt marrant, c’est presque le reflet de la France actuelle …

 
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