C'EST LE CHAOS. ENTREZ DANS LA FICTION
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Vos textes sur Anarchy : un roman de 200 pages chaque jour

Sabrina

29 ans
Femme
Journaliste chez MEDIAPART
Vit à Paris 11ème
Devise : La vérité comme l’huile vient au-dessus
Bio : Depuis qu’elle est entrée chez Mediapart il y a deux ans, Sabrina n’a toujours pas sorti LE papier qui lui apporterait la renommée aux yeux du grand public et surtout la gratitude d’Edwy Plenel. Souvent reléguée à faire des photocopies et à corriger les fautes d’orthographe de ses collègues plus chevronnées, elle tente tant bien que mal d’user de ses atouts charnels pour séduire son patron dans l’espoir qu’on lui confie enfin l’enquête qu’elle mérite. Pourtant le journalisme d’investigation est pour elle une véritable vocation, et faire sortir la vérité quitte à remuer la merde, un véritable besoin. Lorsqu’elle découvre à la télé l’ouverture de la fondation Léopold II, son flaire de journaliste pressant immédiatement que tout n’est pas clair dans cette organisation et s’attèle entre deux livraisons de café à découvrir le pot au rose. Comme tout bon investigateur, Sabrina commence par se renseigner sur l’histoire de la fondation et contacte la chambre de commerce Belge pour demander un rendez-vous. Sa première difficulté sera ensuite de trouver la bonne personne au SPF (le service public des finances Belges) qui saura la rencarder (quitte à user de ses charmes) sur le patrimoine fiscal de la fondation afin de repérer d’éventuelles failles. La tactique est déjà toute trouvée. Se faire un faux badge d’accès ou le subtiliser, et trouver la machine à café. Dans ce périmètre de chasse elle trouvera alors le pigeon qui l’orientera dans le service approprié. Ce n’est qu’après de longues négociations avec son patron, que celui-ci accepte de l’envoyer à Bruxelles, plus pour s’en débarrasser quelques jours que par conviction que cette enquête ne lui apporte un prochain coup d’éclat. Il ne s’attendait pas à ce que les documents rapportés par la jeune journaliste sentiraient autant le fumier ! Sabrina est alors envoyée à la fondation pour mener l’enquête de l’intérieur…
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Son histoire a elle

QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ??!
0 votes - le 06 Dec 2014 à 14:58

Saint-Sauveur a interagi avec moi :
@Baratribord @Dr Lavigne Mathieu @José Manu Borraso @David @Super Dupont @Tintin @Lola Fritz @Alex lefort  @Antoll MA @Marilou @Hervé Le Bras @Zenone @Dr Bamoul @Francis Lou-Migal @justin tresor @La source @levaut bernard @Pierre Kiroul @Le sniper @Jean-Louis Le Braz @Auguste @Louisette Le Coz @SEM, fils de Noé @Sabrina @Sarah @Thérèse @Armel RÉVOLTEZ VOUS ! LA FRANCE NOUS ATTEND ! LE POUVOIR AU PEUPLE ! PAS AUX GÉNÉRAUX ! PRÉPAREZ VOUS POUR LA DERNIÈRE PHASE ! LE DESTIN NOUS TEND LES BRAS ! ENLACEZ LE ! TELLE LA BASTILLE IL Y A QUELQUES SIÈCLES, REPRENONS LES RÊNES ! ON Y ARRIVERA ! TOUS ENSEMBLE !

Pour une poignée de dollars
0 votes - le 04 Dec 2014 à 21:00

Le lendemain matin, Sabrina parti de bonne heure. Elle avait eu la gentillesse de se lever un peu plus tôt pour passer prendre des viennoiseries pour son amie et les avait laissées sur la table basse à côté des médicaments que Sarah devait prendre à son réveil. Elle n’avait pas chômé pendant ces quelques jours de calme et avait réussi à trouver une taupe à la fondation Léopold II. La jeune femme qu’elle avait eue plusieurs fois au téléphone s’était dite prête à lui fournir des éléments incriminant la fondation et lui avait donné rendez-vous dans la journée.Sabrina laissa un mot, prépara ses affaires et sorti sans faire de bruit dans la brume hivernale.Lorsqu’elle se réveillerait, Sarah lirait ce papier : « Salut ma chérie, J’ai trouvé quelqu’un qui a des preuves de ce que nous avancions. Je pars la retrouver. Je serai de retour pour treize heures. Penses à prendre tes médicaments. Je t’embrasse. » Sabrina avait trouvé comment passait l’argent au nez et à la barbe des douaniers et de l’armée. Elle savait également que les faux monnayeurs travaillaient dans cet ancien château. Ce qui lui manquait c’était des preuves. Trouver les presses, des échantillons, ramener un dossier complet à son patron et se mettre à écrire.Ensuite les politiciens (si jamais ils en existaient encore dignes de ce nom) s’occuperaient de riposter et de stopper l’hécatombe économique.Avec un papier comme celui-ci, non seulement elle pourrait prétendre à recevoir le prix Pulitzer, mais surtout elle contribuerait à sauver son pays. Enfin elle arriva à proximité du château, et alla se garer au même endroit que la dernière fois. De toute façon son informateur lui avait demandé de la retrouver à l’entrée du personnel. La porte n’était pas gardée en journée et suffisamment éloignée du bâtiment principal pour ne pas se faire remarquer.Son contact était à l’heure. Une jeune femme qui se faisait appeler Fiona la fit entrer et l’emmena sans perdre de temps dans une aile du château. Fiona ouvrit une trappe et les deux femmes s’engouffrèrent. Du fond des couloirs humides de la cave le bruit machinal de ce qui semblait bien être une presse leur parvenait. Elles firent encore quelques mètres dans la pénombre puis Fiona poussa une lourde porte en bois et fit passer Sabrina. La lourde porte donnait sur une gigantesque cave qui avait probablement servie de bunker ou d’abris anti-aérien pendant la guerre à en juger par les restes d’un immense svastika peinte sur un mur et dont le rouge avait plutôt bien tenu.Au centre de ce bunker étaient installés en ligne une dizaine de presses tandis que tout autour des préfabriqués avaient été disposés pour faire office de bureaux à des ingénieurs et des faussaires très occupés par leur travail. Seule une sentinelle armée faisait les cent pas manifestement abrutie par le vacarme des machines. Sabrina qui s’était cachée dans un renfoncement de mur sorti son appareil photo et commença à mitrailler.« Ne restons pas là » exigea Fiona. De toute façon vous avez tout dans cette chemise. »« Encore un peu » demanda Sabrina excitée par sa découverte. J’ai besoin de ces photos ! »Sur une deuxième injonction elle fini par reposer son appareil et à fermer son sac.« Ok je vous suis ! »Les deux femmes remontèrent les escaliers métalliques et refirent le parcours en sens inverse.Dehors, rien n’avait bougé. Toujours le même silence dans les jardins de l’immense propriété et la même brume épaisse.Fiona lui donna la pochette et lui souhaita bonne chance. Sabrina mit les documents dans son sac et rejoint la porte de service.Elle se tourna pour prendre un dernier cliché du château et c’est à ce moment qu’elle vit le Sturmbannführer Lustyk sur la terrasse. Il la fixait silencieusement, en recrachant calmement la fumée de sa cigarette. Le vieil homme ne semblait pas étonné de voir une étrangère sur sa propriété. Il restait simplement là, à la fixer.Après quelques secondes d’hésitation, Sabrina redressa son appareil photo et fit la mise au point sur Lustyk qui lui fit alors un petit geste de main.Dans son dos, quelqu’un lui ordonna de se retourner. Elle baissa son appareil en retenant sa respiration, transie de peur, et obtempéra.Elle se retourna lentement et mourut avant d’entendre la détonation.

Soirée chouchen ... Grosse soirée !
0 votes - le 04 Dec 2014 à 07:59

Capucine Cher a interagi avec moi :
"Ah dieu que ça fait du bien de se changer les idées ! C'est franchement sympa de la part de @Jean-Marc Ayrault d'avoir organisé cette petite sauterie hier soir ... J'imaginais pas qu'on puisse faire rentrer autant de monde dans un camping car ! ... J'aurai du penser à boire de l'eau avant de me coucher ... aïe ... mes cheveux poussent à l'intérieur de mon crâne ... Tu le sais pourtant Capu que tu tiens moyennement l'alcool ..."
Sur ces pensées, Capu se replongea sous la mince barrière de duvet qui lui conservait une température confortable et se rendormit à nouveau en repensant à hier soir ... ça avait été une chouette soirée, avec entre autres @Monique , @Liza Brody @Marilou @Laura @salomé @Sabrina @Sarah @Thérèse et plein d'autres encore ... Un homme à femmes ce @Jean-Marc Ayrault , aucun doute possible !

Soirée Chouchen Arrangé
0 votes - le 03 Dec 2014 à 22:52

Jean-Marc Ayrault a interagi avec moi :
@Pépette @Monique @Celia Perez @Renée-Guillemette @Lola Fritz @Liv@Belle-Forte @Marguerite Mesnard@Mia @Sarah @Sabrina @Thérèse @salomé @cleo @Marie @Georgette @Alexia @Lise Vaugier @Jeanne (Juanita) @Mamie Rose @Camélia Narchie @Capucine Cher @Jane C @Ellie @Liza Brody @Marilou @Amandine @Laura @Georgette Ce soir soirée Chouchen Arrangé dans mon camping car, je vous attends toutes, surtout toi divine @Lilou 

A l'orée de la forêt
0 votes - le 28 Nov 2014 à 17:30

Michel Arlot a interagi avec moi :
Depuis plusieurs jours, j'étais en train de m'enfuir à travers champs. Fuir la ville, fuir la violence...

Les émeutes à Paris m'ont traumatisées. J'ai vu des personnes tabassées sous mes yeux. Des personnes blessées à mort par des policiers, ou pire, par des casseurs rêvant d'en découdre. Dimanche dernier, François, un de mes meilleurs amis a été tué. C'en était trop. Je suis parti.
C'était sur un coup de tête, et au début j'étais content de sortir de Paris à pied. Mais rapidement, la réalité m'a rattrapée: marcher à pied, c'est lent. 

En même temps, cela me permet de rencontrer des gens. Je ne suis pas le seul à quitter la capitale. Sur la route, j'ai croisé de nombreuses personnes fuyant les violences urbaines. Elles espèrent trouver une vie meilleure à la campagne. Mais ici non plus, la vie n'est pas facile. Il faut se nourrir, trouver des endroits où dormir. On manque de tout.

----------

Il est 17h, et je suis fatigué. J'ai à peine dormi la nuit dernière, et je n'ai rien mangé depuis plusieurs jours. Alors que je traverse un bois, j'aperçois tout à coup dans le lointain ce qui ressemble à un château.

Soudain, alors que je m'approche de ce qui ressemblait à un château, j'aperçois un corps. Dans la pénombre, cela ressemble à un nombre de femme? Je n'ai pas envie d'avoir de souci, mais cela m'intrigue.

En me rapprochant, je me rends compte qu'il s'agit en réalité d'une femme. Je vois une flaque de sang par terre. Je m'approche près d'elle. Elle ne bouge plus. Elle est morte.

Derrière, près du château, je ne vois personne. Pourtant, je garde l'impression que des gens m'observent, et je n'aime pas cette impression. De manière inexplicable, je sens que je ne dois pas approcher cet endroit.

Soudain, le vent s'arrête et j'entends une respiration. Cela dure un instant, mais depuis que j'ai vu mourir François devant moi, je pourrais reconnaître une respiration humaine entre mille. Cette femme est vivante.

Oubliant tout le reste, je me mets alors frénétiquement à l'aider. Elle a une vilaine blessure sur le front. Une blessure par balle? Je ne saurais pas le dire. Elle a visiblement perdu beaucoup de sang. Je la fouille, et trouve son portefeuille. Sur ce qui ressemble à une carte de presse, je trouve un nom: @Sabrina 

Que faire? La bouger? Ce serait trop risqué pour elle. J'essaie de me rappeler de mes vagues notions de secouriste. Tout en faisant attention à chacun de mes mouvements, je la déplace jusqu'à l'orée de la forêt. Avec ma chemise, j'arrête le saignement. Il semble effectivement qu'une balle de fusil lui ai vilainement amoché la tête.

Après une bonne heure, la nuit tombe. Je dois trouver un abri. Par chance je croise une caravane qui passe le long de la route, tirée par deux chevaux. Je me mets en travers de la route, et les appelle de loin: 

-"arrêtez-vous!!"

Si j'étais eux, je passerais mon chemin. Mais ils s'arrêtent. Une femme d'une cinquantaine d'année sort du véhicule, et me demande de loin, prudemment, ce que je veux.

"J'ai une blessée sur les bras. Par pitié, pouvez-vous nous aider?"

Coup d'état
0 votes - le 27 Nov 2014 à 15:04

La situation de la France empirait… Hadrien, Sarah et Sabrina assistaient en direct à la télévision à la prise de l’assemblée nationale par le collectif bleu marine. Dans l’hémicycle, les députés furent contraints sous la menace des armes de se coucher les mains sur la tête. Les uniformes de couleur marine avaient envahi l’assemblée et bloqué les sorties. Quelques coups de feu furent tirés en l’air pour effrayer les récalcitrants. Le cameraman zoomait sur les différents protagonistes du coup d’état mais la peur se lisait dans le tremblement de son cadrage. Enfin figea la caméra et tourna la vis de fixation du pied sur Marine Le Pen qui s’adressa depuis la tribune. « Mesdames, messieurs, Il ne vous sera fait aucun mal si vous suivez les instructions de mes miliciens. Pendant des années le système démocratique et les alliances de l’UMPS nous ont empêchés feu mon père, et moi-même, de répondre à l’attente des Français en nous permettant d’arriver aux plus hautes sphères de l’état. Aujourd’hui, je décide de prendre moi-même ce pouvoir appuyé par la ferveur nationale et la conviction qui est la mienne, que la France ne peut être redressée que par des mesures dures, lourdes et sévères dans l’intérêt même de la nation. La première mesure que je prends ce jour, devant les Français est la décision d’arrêter sur le champ. Les sieurs Mélenchon, Larcher et Debré pour complot et haute trahison envers leur pays. Qu’ils soient mis aux arrêts immédiatement ! » Sur ces mots, Jean-Louis Debré, le seul homme présent et noté sur cette liste funeste se dégagea du milicien censé le surveiller et se jeta sur l’arme qu’il portait à la ceinture. « Sale fasciste, tu ne l’emporteras pas » hurla t-il avant d’appuyer le canon sur sa tempe et de presser la détente. La scène terrible avait eu lieu en direct à la télévision devant des milliers de téléspectateurs. La caméra qui cadrait maintenant sur le corps inerte s’était figée de traviole quand l’image se coupa. Dans leur salon, les trois amis restèrent une bonne minute sans pouvoir dire un mot. Les cendres de la cigarette de Sabrina tombèrent à proximité du cendrier.

Convalescence
0 votes - le 26 Nov 2014 à 17:38

Hadrien rentra chez lui vers six heures du matin en récupérant les clés sous le paillasson que Sabrina avait eu la présence d’esprit de cacher. Dans le salon les deux femmes dormaient profondément. En faisant le moins de bruit possible il entreprit de ranger ce qui pouvait l’être à commencer par les bandages ensanglantés qui reposaient sur son écran plat puis entra dans sa chambre pour se coucher. En début d’après midi Sabrina se réveilla avant tout le monde et se mit en cuisine pour préparer le petit déjeuner. Dans cet appartement d’homme célibataire elle ne trouva que du café et de quoi faire une omelette assez basique. L’odeur des œufs parvint aux narines d’Hadrien qui ne tarda pas à se réveiller à son tour. Il se dirigea vers la cuisine et salua Sabrina d’un geste de la main. « Comment est-ce qu’elle se sent ? » demanda t-il « Ton oncle dit qu’elle s’en remettra. Mais elle a toujours de la fièvre. » « Je peux faire quelque chose ? » « Tu en fais déjà beaucoup, merci Hadrien, répondit elle en versant un grand verre d’eau. Je vais lui donner son cachet. » Dans le canapé lit, Sarah dormait encore. Sabrina essuya les gouttes qui perlaient sur le front de son amie et la réveilla de baisers. « Bonjour » lui dit-elle lorsqu’elle ouvrit enfin un œil. « Hey, salut Sab. Comment ça va ? » Demanda t- elle d’une voix faible en clignant les yeux. « Ca va moi, c’est plutôt à toi qu’on doit demander ça !?? » « Ca va. Je me sens crevée, mais l’épaule ne me fait pas mal si je ne la bouge pas » répondit elle. « Tiens avale ça ma grande » demanda Sabrina en lui tendant verre d’eau et cacheton. Le repas est presque prêt. » « Qu’est-ce qu’on va faire ensuite Sabrina ? » « Toi rien, le médecin a dit de te reposer. Tu as perdu beaucoup de sang. Alors tu restes ici bien au chaud et tu te nourris. Moi je vais commencer par aller récupérer des affaires. On va devoir rester ici quelques temps. » Se disant, elle avait fixé du regard Hadrien d’un air  interrogatif. Celui-ci acquiesça en hochant le menton. « Je devrais peut être y aller moi-même demanda Hadrien. Au moins si la maison est surveillée je passerai devant inaperçu ! »   Sabrina accepta et dressa une liste de ce qu’il devait trouver. « Si tu peux me prendre des JPS noires ce serait chouette, et la presse du jour. » « Moi j’aimerais bien que tu nourrisses mon perroquet, demanda Sarah. » Lorsque la liste des emplettes fut dressée les trois amis mangèrent. Après le repas Hadrien se mit en route. Le pavillon de Sarah n’avait pas semblé être surveillé. Il entra facilement et commença à récupérer des affaires. Le cacatoès fut nourri et il ferma la maison à peine un quart d’heure après y avoir pénétrer.   Lorsqu’il entra chez lui, les jeunes femmes s’amusaient sur une console de jeu. Ravi par cette bonne humeur il déposa les journaux et se joint à elles. « Qui dit bière ? demanda –il » Les deux femmes levèrent le bras et Sarah grinça des dents en levant le mauvais. « Toi tu ne devrais pas t’es sous antibio ! informa Sabrina ». « Ca va j’ai pris une balle, j’ai bien mérité une bière !!! »L’après-midi fut beau ce jour-là.

Morphine
0 votes - le 25 Nov 2014 à 22:09

Sabrina posa une couverture sur le corps grelottant de son amie.Malgré tout Sarah semblait tenir le coup et était consciente. Elle demanda un peu de musique et Sabrina obtempéra. Elle alluma une vieille chaine stéréo et s’appliqua à trouver une radio musicale.Peine perdue, la musique semblait avoir disparu des ondes et seuls des flashs info énumérant les manifestations monstres et les émeutes antinationalistes qui suivirent le coup d’état de Marine Le Pen étaient diffusés.« C’est bien ! maugréa Sarah, foutez la dehors cette grosse pute ! » Sur cette phrase d’humeur, Sabrina ne put s’empêcher de sourire. Alors que les nationalismes s’enflammaient et que le protectionnisme s’était généralisé en Europe, il restait quand même des gens, comme Sarah pour qui l’amitié et l’amour n’avaient pas de frontières.« Tu es belle lui dit-elle en la regardant dans les yeux »Enfin on frappa à la porte, Sabrina se leva et ouvrit non sans vérifier au judas optique de qui il s’agissait. Mais le vieil homme à la sacoche en cuir n’avait rien d’inquiétant.« Je m’appelle Jules De Muynck, l’oncle d’Hadrien ! il m’a prévenu pour votre amie. Vous permettez ? demanda-il sans attendre de réponse et en s’approchant du canapé.« Montrez-moi ça mademoiselle, commença t-il en ouvrant le bandage. Ouuh !!! C’est une bien jolie plaie que vous avez là. Que diriez-vous si nous commencions par vous administrer un antalgique ? » Le visage de Sarah s’éclaira un instant devant cette promesse et accepta volontiers.« Voulez-vous bien baisser la musique chère demoiselle demanda poliment le médecin à Sabrina qui avait trouvé un CD de Paloma Faith et qui entonnait la partie la plus agressive de « Only love can hurt like this. » Sabrina s’exécuta en s’excusant. Après quelques soins le médecin refit le bandage et s’approcha d’elle.« Bon voila. Ca va aller ne vous en faites pas. La balle a traversé l’épaule de part en part ce qui est une chance. Je lui ai administré des antibiotiques pour éviter l’infection. Vous devrez lui en redonner toutes les six heures. Par contre elle a perdu beaucoup de sang, et là sans hospitalisation je ne peux rien faire. Mettez-la au repos pendant plusieurs jours et rappelez moi si urgence. Je vous laisse également trois doses de Morphine et des seringues. Ne dépassez pas les doses prescrites même si elle vous en réclame. »« Merci docteur répondit Sabrina en attrapant les drogues. »« Ne vous inquiétez pas pour la note je l’ajouterai à celle d’Hadrien dit le médecin en adressant un clin d’œil amical à Sabrina. Et vous reposez-vous dit-il en s’adressant à Sarah. »Lorsqu’il ferma la porte derrière lui Sabrina fut soulagée et souffla un long moment en s’avachissant dans un fauteuil.Elle prit la main de son amie et ne tarda pas à s’endormir.

Sortie de secours
0 votes - le 25 Nov 2014 à 13:49

L’aiguille du capteur de pression oscillait entre 120 et 150 BAR ce qui représentait selon le calcul de Sabrina des pointes à cinquante kilomètre par heure. L’engin de par son poids ne pouvait aller plus vite. D’ailleurs il n’aurait pas été prudent de pousser encore, le « coton-tige », ou plutôt le « Tampax » au vu des trainées de sang qui s’écoulaient, parce que les vibrations rendaient régulièrement l’engin incontrôlable dans un tuyau si étroit. Mais au bout de quinze minutes Sabrina vit le bout du tunnel. Elle dégagea son amie du siège passager et l’aida à regagner la sortie. Lorsqu’elle ouvra la trappe Hadrien les attendait et se précipita pour aider Sabrina à la porter en voyant dans quel piteux état elle se trouvait. « qu’est-ce qui s’est passé demanda-il ? » « Elle s’est pris une balle, dans l’épaule… aide moi on doit dégager d’ici en vitesse ! » Ils traversèrent le hangar et regagnèrent la porte de service par laquelle ils étaient rentrés. « Vous êtes garées où ? demanda Hadrien » « Aux Trois Coqs répondit Sabrina mais on ne peut pas y aller je pense que la police est sur place et la bagnole déjà à la fourrière. » « Alors suivez-moi on va prendre la mienne, je suis garé par là. » « Merci Hadrien mais aide moi à l’installer et laisse-moi tes clés. C’est pas la peine que tu te fasses griller pour nous. Retourne à ton poste. On ne peut pas aller à l’hôpital je peux l’emmener chez toi ? » « Bien sûr ! Par contre tu trouveras pas grand-chose pour la soigner chez moi mais il y a une pharmacie de garde à l’angle de ma rue. » « Merci répondit Sabrina, c’est quoi ton adresse ? » « 26 Rue du Calvaire à Tournai » « Tu plaisantes ? » « Bin non désolé, répondit Hadrien. Tu verras c’est au premier étage gauche. Je me nomme Hadrien De Muynck, faites pas attention au bordel !  Sabrina claqua la portière et démarra en trombe. Dix minutes plus tard elles étaient déjà arrivées. Elle allongea Sarah sur un canapé lit plutôt inconfortable et chercha dans la cuisine et la salle de bain tout ce qui pouvait servir à nettoyer la plaie. Sarah était consciente mais groggy. Elle commença par découper avec des petits ciseaux de cuisine son haut sur toute la hauteur et déplia la zone de l’épaule meurtrie. Le trou était net mais le sang semblait couler un peu moins fort. Tout en épongeant le front de son amie, Sabrina commença par verser de l’alcool sur la blessure pour nettoyer le trou ce qui la fit hurler de douleur. Elle l’obligea alors à se taire en mettant fermement ses mains sur sa bouche de crainte que les voisins n’entendent. « Je sais ma chérie, chuchota Sabrina en reniflant et en déposant un baiser sur ses lèvres. Ca doit faire atrocement mal, mais croit moi la blessure n’est pas aussi sérieuse qu’elle en à l’air. Tu seras bonne pour une jolie cicatrice et voilà tout, dit-elle avec tendresse. » Sabrina chercha ensuite un bandage, qu’elle trouva en renversant la chambre, dans le sac de sport d’Hadrien entre deux paires de chaussettes sales. Après l’avoir pansée, elle se passa de l’eau sur la tête, refit sa queue de cheval et tenta de se remaquiller un minimum puis vêtue d’un long manteau noire emprunté à son hôte pour cacher l’état déplorable de ses vêtements, entreprit d’aller à la pharmacie du coin. La pharmacienne de garde ne prêta aucune attention particulière envers sa cliente malgré l’heure tardive et Sabrina ne chercha même pas d’excuses pour demander les produits de premiers secours dont elle avait besoin. Elle paya avec du cash trouvé dans une boite fourre-tout située dans l’entrée d’Hadrien et remonta les escaliers. Elle posa sa main sur le front de son amie et constata qu’elle avait de la fièvre. Elle vida le sac plastique de ses médicaments quand le téléphone de Sarah se mit à vibrer dans sa poche. Sabrina le récupéra et répondit à l’appel d’Hadrien. « Comment elle se sent demanda-il ? » « Pas fort, elle a perdu beaucoup de sang ! chuchota-t-elle en se tournant légèrement pour ne pas que son amie entende » « Ecoute, je viens d’appeler mon oncle, il est médecin urgentiste il va passer la voir. T’inquiète pas il est cool. » Sabrina lâcha un soupir de soulagement. Elle avait beau faire la forte, elle n’était pas infirmière et encore moins médecin et l’état de santé de son amie était préoccupant. « Par contre, continua Hadrien, il faut que vous teniez encore un peu, il n’habite pas vraiment à coté. Il devrait être là dans heure je pense ! »Elle le remercia avec chaleur et raccrocha.

Manifeste des capables
0 votes - le 25 Nov 2014 à 10:37

Ernest Chomski a interagi avec moi :
Lettre ouverte à MM Bartolone et Larcher. Manifeste des capables.


Merci de signer ( en fin de docuement) et de relayer le présent appel, je pense notamment @Baratribord @Pierre Rabhi @Obama @Conseiller bac+15 @Juan @Camélia Narchie @Diego @La source @Gilles de Salm @Sabrina mais aussi à tous les citoyens de bonne volonté
 

                               Messieurs,

Vous êtes sur le point de prendre, ou non, une grande décision. En ces temps hautement troublés une opportunité unique de refaire surface se présente à la France. Un président sera prochainement élu. Nous souhaitons tous qu'il insuffle un souffle nouveau à notre pays.

Mais vous êtes aujourd'hui en charge de la transition, de l'intérim. Nous, les capables, voulons vous apporter notre soutien pour faire de ces quelques semaines à venir plus qu'une période de gestion chaotique ou de naufrage irréversible. Nous pensons que ce laps de temps est une chance pour notre pays. 

C'est pourquoi nous vous appelons à la constitution d'un GOUVERNEMENT DE CAPABLES : universitaires, patrons, personnalité et technocrates. Des personnes hors du jeu politique qui s'engageront à ne pas briguer ensuite d'autres fonctions politiques, des citoyens presque ordinaires qui se lèvent pour mettre leur savoir-faire au service de leur pays en cette période particulière. Durant ces quelques jours, en mettant un temps le jeu politique de côté, nous pouvons redonner une dynamique à la France.



                                        SIGNATAIRES:

1. Ernest CHOMSKI, candidat à un ministère de l'économie dont la mission principale serait de mettre le nouveau Franc en circulation.
...

La main dans le sac
0 votes - le 24 Nov 2014 à 21:29


Sarah entra la première dans le préfabriqué et laissa glisser la bretelle de son sac par terre dans un murmure d’excitation.
« Je crois qu’on va trouver ce qu’on est venu chercher » dit Sarah en regardant son amie.
Sabrina sorti son appareil photo et commença à mitrailler.
Sur les murs étaient naïvement affichés le programme des livraisons et son contenu.
« Trois millions cinq cent cinquante mille euros mercredi 24 à 18h00 ! C’était tout à l’heure ça !!! » Sarah remonta les lignes avec son doigt pour trouver les plus jolies livraisons et l’arrêta sur le 12 novembre où la bagatelle de sept millions d’euros avait transités.
Au final, calcula-elle, ils ont déjà livré pour…un bon demi-milliard Sabrina ! Je commence à comprendre pourquoi ça ne va pas fort chez vous. »
« On ramasse tout ce qu’on peut Sarah et on se casse, il nous reste peu de temps… » Dit-elle avec autorité.
Les jeunes femmes entreprirent un braquage en bonne et due forme.
« Aide-moi. On va prendre l’unité centrale du PC là ! Les DVD aussi ! On prend tout ! »
 
La pièce fut vidée en moins d’une minute et Sabrina sorti faire le guet sur la passerelle. La chance était encore de son côté car personne n’était en vue et elle fit signe à Sarah de sortir.
 
Elles descendirent les marches et rejoignirent leur porte de sortie. Il fallait répéter la manipulation et atteindre le tableau de distribution. La console électrique était identique à celle côté Belge et Sabrina retrouva facilement les boutons à enclencher parmi les dizaines de bitoniaux bleus, rouges ou verts qui clignotaient.
Elle enclencha une poignée et modifia le variateur jusqu’à atteindre la puissance d’éjection souhaitée.
Une fois la machine programmée Sabrina se retourna vers son amie avec un sourire de satisfaction.
« Et voila le travail ! »
Le regard de Sabrina plongea alors vers son épaule. Un rond rouge de la taille d’un pois se baladait près de sa nuque.
 
A quatre-vingt dix mètres de là, une lunette infrarouge posée sur un fusil de précision les tenait en joug.
« Sarah couche toi ! hurla Sabrina en la poussant violemment au sol. »
Lorsque la détonation claqua, une vitre vola en éclat tandis que Sabrina maintenait plaquée au sol son amie.
« Ca va Sarah ? Il t’a touché ? »
« Putain oui, j’ai super mal à mon épaule ! »
En effet la balle l’avait traversée de part en part et sa blessure saignait abondamment. Le petit pois était maintenant remplacé par un trou de la taille d’une noix.
 
« Je ne peux rien faire couchée ici Sarah, je vais te tirer par les jambes pour nous mettre à l’abri derrière le pipeline. Ensuite je te bande et on se tire d’ici d’accord ? Ca va aller t’inquiète pas ! »
 
Dehors l’alerte avait été donnée, et des hommes en arme accouraient dans leur direction. Il ne leur restait plus beaucoup de temps avant le lancement du « coton-tige » et encore moins avant que les gardes n’arrivent.
 
Sabrina attrapa les pieds de son amie et la traina comme elle pu vers le tunnel. A quatre-vingt dix mètres de là, le sniper, toujours perché sur son mirador n’avait pas sourcillé et restait concentré sur sa cible et sa respiration. Il éjecta la cartouche de 7.62 et en logea une nouvelle dans le canon.
​Sarah gémissait laissant derrière elle une trainée de sang, probablement en état de choc.
Enfin elles arrivèrent dans le gazoduc de retour où le bobsleigh les attendait. Sabrina plaça Sarah avec difficulté dans la « civière » arrière puis retourna fermer la lourde trappe. Elle eut juste le temps de voir le furtif flash d’un coup de feu qui illumina la nuit, qu’une balle s’était déjà logée dans une canalisation derrière elle.
Le tuyau sectionné crachait maintenant du gaz, et une alarme s’était activée sur la console électrique.
Elle ne chercha pas à comprendre plus loin, ferma la trappe et sauta dans l’engin.
Lorsqu’elles furent finalement éjectées Sabrina ne toucha au variateur que pour pousser encore la vitesse. Dans sa position il lui était impossible d’aider son amie. Elle lui répéta quand même de rester consciente et de ne pas s’endormir. De bien presser sa plaie avec le tissu qu’elle lui avait donné. Elle était inquiète et ivre de rage et les larmes coulèrent dans son masque à gaz gênant considérablement sa vue. Elle se sentait coupable et idiote de l’avoir entrainée dans cette aventure.

Coup de poker
0 votes - le 24 Nov 2014 à 15:34


Quelques instants plus tard Hadrien revint avec deux masques à gaz orange. Sarah plaça le sien et prit de grandes inspirations pour tester l’appareil. L’apparence de Sarah fit rire Sabrina surtout lorsqu’elle entreprit d’imiter Dark Vador. « Je suis ton père shhhhh » dit-elle en inclinant la tête. Même Hadrien rigola de bon cœur… « On y va demanda Sabrina ? » Dark Vador acquiesça. « Attendez les filles ! Si vous voulez rejoindre la France à pied prenez deux bouteilles d’oxygène par personne, parce que votre masque dans deux heures il sera HS ! Et vous serez foutues. » « C’est encourageant déclara Sarah. Et alors on fait quoi ? » Hadrien montra du doigt une sorte de missile qui se terminait par un gros embout de caoutchouc mou. Les deux amies l’examinèrent et découvrirent que l’intérieur était creux et qu’il ressemblait finalement plutôt à une sorte de bobsleigh. Il y avait dedans une sorte de civière mais qui maintenait le dos du passager légèrement dressé.  « C’est quoi ce truc demanda Sabrina ? » « Une sorte de percolateur de gaz répondit Hadrien. Projeté à grande vitesse, l’espèce de sourdine au bout presse le gaz qui s’accumule et l’éjecte de l’autre côté dans le même type de cuve que vous avez vu tout à l’heure. On s’en sert pour la maintenance des canalisations quoi » « Une sorte de coton tige géant en fait ! répondit Sarah.  Et ça va vite ? » « Tu peux atteindre les nonante kilomètres heure assez rapidement oui. Sur la droite du siège conducteur il y a un petit variomètre c’est avec ça que vous décidez de ralentir ou d’accélérer. Il est connecté à ça dit Hadrien en pointant une grosse machine bardée de boutons et d’écrans. Pour ne pas que vous tombiez dans les pommes je vais vous propulser à faible pression. » « C’est trop gentil répondit Sabrina. »  Après quelques minutes d’explications plus techniques les deux femmes montèrent à bord et réajustèrent leur masque. La trappe se referma. Le trajet allait durer vingt minutes au moins avait averti Hadrien. « Soyez de retour dans une heure mesdames sinon je passerai un mauvais moment, et vous aussi j’en ai bien peur. »  
Les deux femmes se retrouvèrent dans le silence pesant du tunnel avant que celui-ci ne fut brisé par les sifflements de la tuyauterie qu’Hadrien actionna. Sur le « coton tige » Sarah serra ses mains de toutes ses forces. Elle ne souffrait pas particulièrement de claustrophobie mais l’étroitesse du tunnel et surtout sa longueur noire qui paraissait sans fin était effrayante. Sabrina de son côté semblait plus décontractée mais tenait tout de même le variomètre fermement sous sa paume. Un indicateur passa au vert et le bobsleigh s’élança. Contrairement à ce qu’elle pensait, le tunnel n’était pas droit. Il montait puis descendait ce qui demandait à Sabrina une grande concentration pour jouer sur le variateur. Elle cherchait à conserver une vitesse identique indiquée en BAR sur son appareil mais la moindre descente les faisait considérablement accélérer. Enfin des marqueurs blancs indiquèrent leur arrivée prochaine. Suivant les consignes d’Hadrien, Sabrina commença à faire tourner le variomètre de droite à gauche provoquant naturellement le ralentissement de l’obus. Malgré un dernier soubresaut sec, Sabrina réussit à arrêter l’engin à quelques dizaines de mètres de la trappe de sortie ce qui ne manqua pas d’être remarqué par son amie. « Dis donc, t’as fait ça toute ta vie on dirait ! » « Merci ma chérie. C’est pas si dur en fait… ! Allez viens prenons nos sacs. » Les deux femmes avancèrent jusqu’à la trappe en faisant attention à ne pas se cogner. Il faut dire que le mètre soixante-quinze de Sabrina était assez handicapant dans un tunnel aussi bas de plafond. D’ailleurs Sarah qui était guère moins grande déambulait également avec difficulté. Elles actionnèrent le lourd volant métallique de la trappe qui s’ouvrit sans protestation. Dans le central gazier de Taisnières-sur-Hon l’immense hangar semblait désert. Les deux femmes s’accroupirent derrière un chariot élévateur pour faire le guet. Seul le faisceau d’une lampe de poche qui traversait parfois les vitres du bâtiment indiquait la présence d’un gardien. Sabrina fit signe à son amie de se taire tandis que l’homme se dirigea vers leur emplacement pour effectuer sa ronde. L’homme entra par la porte coulissante du hangar faisant raisonner les talons de ses rangers. Il s’arrêta à quelques mètres à peine des deux femmes et Sabrina pu distinguer l’arme automatique qu’il portait en bandoulière. Il n’était pas militaire à en juger par son uniforme non règlementaire et ressemblait plutôt à un agent du GIPN. Il s’approcha encore. Sabrina pouvait entendre son souffle à travers sa cagoule. Sarah avait mis les deux mains sur sa bouche et tentait de se contrôler. Enfin un autre homme entra dans le hangar et appela son collègue. « Hé toi ! cria t-il. » Sabrina sursauta croyant qu’on s’adressait à elle. « Ramène toi on a besoin d’un cinquième ! » L’homme redressa la bandoulière de son arme sur son épaule et fit demi-tour. Cette partie de poker tombait à pic sans mauvais jeu de mots pensa Sarah. Elle leur laisserait le temps de chercher des preuves de la circulation des faux billets. Elles attendirent encore quelques instants le temps de s’assurer qu’il n’y avait plus de bruit, puis entreprirent de monter dans un algeco situé au premier étage et qui semblait accueillir l’administration.  En montant les larges escaliers métalliques, les deux femmes virent par les fenêtres le ciel rougi par les incendies qui ravageaient la ville de Maubeuge toute proche. La France était en proie à de violentes manifestations et la situation était devenue hors de contrôle. Des détonations sourdes parvenaient jusqu’à elles quand elles entrèrent dans le préfabriqué et entreprirent les fouilles. 

Le complot
0 votes - le 23 Nov 2014 à 22:56

Amandine a interagi avec moi :
Il faut que je dise tout à Guy, lui seul pourra me conseiller. Est-ce que je suis hors la loi parce que j'ai soigné @La Crête  ? Est-ce que je dois aller voir la police? Est-ce que La Crête est si mauvais qu'on le dit?Quand j'arrive il s'apprête à partir au Sénat, il emballe son pc, il me dit qu'il doit taper tous les textes des intervention des Eveillé-e-s parce qu'il faut qu ele monde soit au courant de leur projet de 6eme république et qu'on doit tous se tenir prêt pour les futures élections. "on peut enfin changer les choses!", me sourit-il. Guy sourit peu, je comprends alors qu'il est plus que déterminé à mener ce combat au bout."Guy, je ... je dois te parler, mais tu dois me promettre le secret." Il me regarde étonné. - Le secret? sur quoi? -Guy, j'ai rien dit pour l'avion présidentiel, mais si tu me soutiens pas, je dirai tout. Guy dis moi toute la vérité et moi je dis toute la vérité sur La Crête. - c'est trop dangereux pour toi de savoir tout, me dit-il. Mais c'est pas ce que tu crois, je n'ai tué personne, au contraire j'ai sauvé des vies. " Là je m'énerve: me prends pas pour une gamine, moi aussi je suis une Eveillée, moi aussi je peux agir. Tu m'as dit que pour toi seule la vérité compte alors dis moi tout. J'ai pas peur de mourir, j'ai peur de mourir pour rien tu comprends!!" Il s'assoit et soupire "ca va, ça va. Je vais te dire la vérité, mais ça ne dois pas sortir de cette tente." j'acquiesse."Sais-tu pourquoi Jérémie est mort?, il demande. je fais non de la tête. Eh bien , Jérémie est mort parce qu'il en savait trop sur une tentative de prise de pouvoir.- Quoi? genre un complot?- oui c'est ça. il se trouve que la DGSI devait exécuter certains ordre de meurtre pour déstabilisé la France. C'est Hollande qui était visé. Il y avait quelqu'un proche du président, qui dirigeait la DGSI et qui a demandé sa tête. Comme les milieux politiques sont pleins de taupes, le service de Hollande s'est adressé au seul groupe qui pouvait l'aider sans prendre partie pour découvrir qui était derrière cette demande meurtre.- Tu veux dire que Hollande a demandé aux Eveillés de l'aider?- oui, vois-tu on a l'air complètement inoffensifs, mais nous avons actuellement des ramifications partout et aussi des filières pour passer certaines frontières bloquées à l'étranger. Il se toruve que c'ets Jérémie qui cherchait à savoir qui tirait les ficelles pour tuer Hollande. Et quand il l'a découvert, on l'a tué.- Non, pas possible... Mais Guy, comment tu es au courant? - @Charlito et moi, on est au courant depuis le début. C'est pour ça qu'il est parti en Espagne quand Jérémie est mort. il fallait le mettre à l'abri. Et il fallait qu'il ai les mains libres pour faire échapper Hollande si on n'arrivait pas à trouver qui avait commanditer le meurtre. le lendemain du jour où Jérémie a été tué, il a eu une news comme quoi une tentative d'assassinat avait été déjouée, tu t'en souviens? - Oui, le mec avait un nom japonais Kenichi  Mishazuki je crois. Mais il a jamais avoué qui avait commandité le meurtre de Hollande.- eh, bien , dit Guy, cette personne était la même que celle qui a commandité le meurtre de Jérémie.- C'est Michel Cabestany?- non, rit Guy, ça c'est le pauvre mec qui a porté le chapeau... Non, il n'y a qu'une seule personne capable de vouloir le pouvoir et de commander directement à la DGSI ses actions.- je ne comprends pas!- amandine, la seule personne qui veut le pouvoir et qui vient de dire qu'elle était candidate à la présidence, la seule qui commandite la DGSI c'est le ministre de l'intérieur.- QUOI? Tu parles de Ségolène Royale?- Oui, Jérémie avait découvert ce qu'elle tramait, elle l'a donc éliminé.- mais et toi, pourquoi tu trinquais à la mémoire de Jérémie quand l'avion présidentiel a disparu? je croyais que tu les avais tués? même @Victor l'a cru, il t' a mis un coup de poing et t'as rien dit Guy!- C'est mieux que personne ne soit au courant. j'ai brouillé les capteurs de la tour de contrôle avec l'aide des @Anonymous , un autre avion a décollé en même temps avec Hollande et Sarko à son bord, on les exfiltrés vers l'Espagne. @Charlito a fait le passeur une fois à la frontière. Les deux hommes d'Etat sont sains et saufs, ils attendent juste de faire la lumière sur le commanditaire de leur assassinat.- Et comment on va faire ça?- Si elle veut le pouvoir à tout pris, elle détruira les autres qui lui barreront la route. On la piégera à ce moment là. - Et les autres ? C'est nous, c'est les Eveillés?- Oui, je serai en première ligne, parce que je ne veux pas que les autres soient encore plus en danger. Victor m'a demandé d'être à la tête des Eveillé-e-s, je serai la proie idéale. Mais aussi le meilleur appât. - Mais si tu meurs Guy?- Je mourrais pour la vérité au moins!- Il faut prévenir les journalistes, comme @Un Petit Rien @France BN @Sabrina  et FranceIndé. dis-je.- Non, tu diras rien. Si ça se sait, le plan tombe à l'eau."A ce moment là Victor et @Un Petit Rien rentrent dans la tente, est-ce qu'ils ont tout entendu? En tout cas, il ne disent rien sur le sujet et parle de partir immédiatement pour la constituante au Sénat. Mon problème avec @Lilou et la Crête, je lui en parlerai une autre fois, là je suis trop sonnée pour tout encaisser...

LES USA SONT INQUIETS
0 votes - le 23 Nov 2014 à 21:45

Obama a interagi avec moi :
Je sens que la France est perdue sans une intervention forte des USA. Nous avons besoin de l'aide de quelques hommes politiques du cru détermines, comme @Dominik devilepin ou des vrais journalistes d'influence comme @Miquelis Frank ou @Sabrina . Je crains que ce pays ne bascule dans le chaos et le communisme, ou l'islamisme radical. Je vais décréter que 1/ tous nos ressortissants quittent dès qu'ils le peuvent la France ; 2/ poursuite et amplification du plan Marshall pour la France ; 3/ déploiement de navires de guerre US au large des côtes bretonnes et basques, à titre préventif.

Le père Mounier et le Pape François
0 votes - le 23 Nov 2014 à 21:33

Père Mounier a interagi avec moi :
- "ce sont des fascistes qui nous tirent dessus !" crie Miguel, notre passeur espagnol. Je fais allonger tout le monde, et les parents sur les enfants. On attend. J'entends les souffles courts qui percent le silence de la nuit. Cinq minutes. Pas un bruit. On se relève, doucement. Nos agresseurs ont dû poursuivre leurs recherches, mais il faut être vigilants !On reprend la route, et bientôt, Miguel nous informe que nous venons de franchir la frontière: nous sommes en Espagne !Je suis soulagé, j'ai encore sauvé 40 personnes, les pères du monastère de Guarra les prendront en charge. Je souffle. Je vois Miguel au téléphone, qui semble agité. je sais qu'il est en contact avec @Sabrina et @FranceIndé .A ce moment, Miguel me tend un portable, et me dit:- mon père, le Pape François voudrait vous parler.

 
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